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Edito ou éditard ? (6)

Vous aviez tous lu (enfin je parle surtout de ma maman qui me suit par devoir filial) mon projet de nouvelle Constitution l’an passé, qui, pour être rapide, n’en changerait pas moins les bases de notre état… Après cette longue trêve des confiseurs, qui nous ont régalé une fois de plus durant les fêtes… Je vais continuer à vous saouler de mes propositions… Cette semaine, vous aurez une réforme institutionnelle à vous mettre sous les yeux (enfin surtout toi maman)… Entre autres choses…

 

2812914037.jpgDans la mesure où votre particularisme se démontrerait par le peu d’intérêt que vous avez à lire mon projet de Constitution, je vous conseille de le lire sinon une lourde punition s’abattra sur vous, un abonnement gratuit à mon blog… Alors, lisez-le : http://point-de-vue-incorrect.over-blog.com/pages/Proposition_de_Constitution_pour_la_VIeme_Republique-6097489.html

 

Si j’étais plus jeune et si mon passé avait été différent, j’aurais sans aucun doute fait de la politique. Une candidature au mandat le plus élevé de notre pays n’étant possible qu’à travers un parti puissant et organisé, j’aurais certainement fait l’impasse sur cette possibilité mais des mandats locaux m’auraient pleinement satisfait et c’est là le vrai moyen de changer les choses, sur le terrain, avec les gens, les êtres, les seuls qui valent la peine de se battre pour eux et avec eux. La position de franc-tireur a toujours été celle que j’ai choisie et qui me convient, je n’accepte pas qu’on me dise quoi penser ou quoi faire. Cette liberté a un prix qui fût élevé parfois mais que j’ai payé sans cesse comptant. C’est cette liberté que nos dirigeants sont en train de nous retirer petit à petit, dans la discrétion absolue de leur hypocrisie et de leur fausseté.

 

La Constitution que j’ai rédigée très succinctement a le mérite d’exister et établit des nouvelles règles de base qui changent notre paysage politique considérablement, ne serait-ce que par la modification du mode de scrutin. Mais sans réforme institutionnelle, cette nouvelle Constitution n’aurait pas autant d’impact et ne transmettrait pas toute l’ampleur de ses « améliorations » à tous les citoyens. Parmi nos institutions, certaines ont changé d’objet, non par la volonté populaire mais par le truchement unique et appuyé des gens qui y travaillent et dans l’intérêt de l’institution elle-même et de son personnel. Or une institution quelle qu’elle soit ne doit viser que l’intérêt du plus grand nombre et certainement du peuple dont elle a la responsabilité. Napoléon fonda la Cour des Comptes, par exemple, cette Institution devait être la garante de la bonne gestion des affaires de l’Etat et des finances publiques. Il était même prévu des sanctions pour les mauvais gestionnaires, c’est vous dire… Maintenant, elle n’est que l’ombre d’elle-même, elle remet des rapports qui passent aux oubliettes aussi vite que les emballages de cigares de nos élus, mauvais gestionnaires s’il en est. Quant aux sanctions… vous voyez ce que je veux dire… Comment peut-on imaginer un budget déficitaire ? Rien que le fait d’en avoir l’idée devrait faire enfermer celui qui l’émet.

 

Pendant que vous lirez tout ça, nos politichiens continueront à nous faire « rire alors qu’on devrait en pleurer »… La campagne démarre en fanfare avec son lot de « sale mec », de commémoration et recueillement à Domrémy comme à Jarnac, déjà avec un nom comme ça on aurait dû se méfier…

Il faut vraiment n’avoir pas grand chose à dire pour se jeter de cette manière sur la moindre Jarnac.jpgbroutille dans l’espoir de décrédibiliser son adversaire ou de le prendre de vitesse. Vous voyez quelle opinion nos élus ont de nous et à quel niveau ils établissent notre niveau de réflexion, ils nous prennent vraiment pour des crétins… Mais peut-être ont-ils raison ? Nous le sommes peut-être pour supporter tout ce cirque… Surement…Je ne perdrai pas une seconde à parler des jeux de mots de nos édiles mais en revanche nous avons beaucoup à apprendre en réfléchissant sur les motivations d’un Sarkozy à Domrémy ou d’un Hollande à Jarnac. Le premier veut couper l’herbe sous les pieds de Le Pen, l’autre veut assurer à la vieille garde socialiste qu’elle pourra renouer avec les prébendes passées et que le gâteau sera à partager tous ensembles, les vieux et les… moins vieux. Entre une UMP amorale, tirant à droite de plus en plus, et, un PS amoral qui fait réapparaître les fantômes du passé, difficile de voir une issue favorable à nos problèmes… Quand au clown du centre, Bayrou, tenté par un resserrement à droite aussi avec son « achetons français », ses idées faites d’un savant mélange du programme des socialistes et des recettes éculées du petit de l’Elysée, il ne trompe personne, il fera comme Hollande et Sarkozy, rien de moins rien de plus, il serrera nos ceintures et c’est tout. Car tous ces gens n’imaginent pas d’autres solutions que celles déjà connues et déjà mauvaises et à courte vue, ils ne sont pas là pour sauver une situation mais pour la gérer, la pérenniser et nous faire croire qu’ils sont indispensables, ce qui est faux.

Les autres petits candidats n’ont pas d’autre intérêt que de gêner les « majors » des grands partis adverses et de se présenter pour mieux négocier leur futur personnel dans le cadre d’une distribution de leur électorat au plus offrant, comme si les électeurs leur appartenait. Et on appelle ça de la politique, quelle honte…

 

Je profite de ces lignes vides pour répondre à certains lecteurs m’ayant reproché de ré-instituer le scrutin proportionnel (de façon constitutionnelle dans mon projet) qui permettra au FN de pénétrer à l’assemblée et ailleurs. La démocratie n’existe que si elle permet à tous et donc à chacun d’exprimer son opinion et de la présenter au peuple qui décide de son intérêt pour lui comme pour la nation dans son entier. Quelle démocratie permettrait de mettre 20% des électeurs sur la touche alors que notre président est représentatif « potentiellement au dernier sondage » de 26 % de suffrages ? On est démocrate ou on ne l’est pas, la démocratie est comme la confiance, manichéiste. Le régime français s’apparentant plus à une dictature souple réservée à deux grands partis qui se partagent le pouvoir en fonction des évènements mais qui font exactement ce qu’ils veulent dans tous les domaines, justice, législatif, exécutif.

J’appelle ce régime spécifique à l’occident, depuis les USA jusqu’aux pays de la communauté, une dictature démocratique.

Si nous prenons l’exemple de la Hongrie qui « inquiète » tout le monde… Ce sont les Hongrois qui ont voté majoritairement pour ceux qui les gouvernent, Hitler lui-même avait été légalement élu par les Allemands en son temps sans faire de comparaison hasardeuse. Que faut-il faire, ne pas suivre la volonté du peuple et l’obliger à une démocratie dont il ne veut pas et auquel cas nous revoyons poindre la dictature…

Pourquoi ne disons-nous pas que la démocratie n’est pas possible alors ? Triste fin ne croyez-vous pas ? La seule façon de changer cela est de faire que tous les électeurs réfléchissent vraiment avant de voter et pour cela il leur faut un minimum de culture et d’instruction. Vous comprenez pourquoi tous les gouvernements du monde formatent les jeunes dans les écoles au lieu de leur apprendre à réfléchir par eux-mêmes dans la plus grande des indépendances et des autonomies.

 

La boucle est bouclée. Pour sortir de ce cercle pernicieux, un seul moyen… Le casser… Mais sans violence… Ne dites pas c’est impossible avant d’avoir essayé… Seul le peuple peut le faire, sans les partis ni ceux qui les dirigent. Juste comme le dit Alain Souchon « en allant s’assoir sur le trottoir d’à côté »…

 

Haroun.

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