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Editorial de l’apologie de la violence…

280px-Osama bin Laden portraitComme nous l’avons déjà vu, Mouammar Kadhafi est mort et sa dictature avec lui. Ce que je souhaite examiner ici, c’est la violence qui apparait comme « légale » chez les occidentaux dès lors qu’ils l’ont décidé par le truchement du discours humanitaire ou de défense des droits de l’homme. La manipulation des outils nécessaires à une bonne couverture médiatique et à une bonne conscience judéo-chrétienne et charitable est bien au point. L’ONU, à genoux, attend les ordres de ses Maîtres pour appuyer le conseil de sécurité dans ses « bonnes résolutions ».

 

Nous avons donc eu cette année, décidément riche en évènements politiques majeurs, les crimes de Ben Laden et maintenant de Kadhafi. Ils furent décidés respectivement d’une part par les américains tout seuls, comme des grands, et pour le second sous la couverture de l’ONU via l’OTAN par l’entremise de Sarkozy, Cameron et des missiles tomahawks US sans lesquels les avions de l’OTAN n’auraient pas pu voler.

Comment peut-on s’arroger le droit de décider de la mort d’un homme, fût-il un terroriste, lorsque on est un état de droit, démocrate et défenseur des Droits de l’Homme ? Les USA sont un modèle de démocratie ? Etes-vous bien sur ? Il suffit de se faire arrêter pour excès de vitesse sur une route américaine pour comprendre que la démocratie peut avoir des définitions différentes des 2 côtés de l’Atlantique.

La superpuissance américaine s’arroge ce droit parce que personne ne peut la contrarier, personne ne peut s’y opposer. Enfin oui et non… La Chine pourrait utiliser soit la force soit la finance pour mettre au pas ces arrogants Américains, mais… Leur violence chez eux, sous le regard bienveillant de ces mêmes Américains, est telle qu’ils préfèrent ne rien dire sur ce que font les autres riches de la planète contre leur silence protecteur sur leurs avanies.

Donc, les Américains ont un compte à régler avec Ben Laden et choisissent de le faire, sur le territoire étranger d’un de leurs alliés et partenaires sans même l’en aviser. Quelle jolie façon de traiter ses amis ne trouvez-vous pas ? Et le monde dans son entier accepte sans broncher, sans discuter, sans même en parler. Le monde regarde ailleurs pendant que les USA font leurs manigances en toute impunité. Leur président passant même à la télé pour dire ces mots maudits « Nous avons tué Ben Laden ». Retour au Far West…

 

Pour la Libye, comme on vient de le voir, il a fallu l’assentiment de l’ONU, notre puissance commune aux Anglais et nous ne peut rivaliser avec celle des USA. Donc il vaut mieux faire les choses plus correctement, en essayant de montrer notre humanisme et notre amour de nos prochains.

 

Mais cette violence est-elle nécessaire ? N’avons-nous pas d’autres moyens de coercition ? Nous en avons et de nombreux dans ce tout petit monde dans lequel le rhume des uns fait monter la fièvre des autres, notre terre est très petite, très petite.

 

Si un pays comme la Libye devait être mis au pas, le simple fait de ne plus rien leur vendre ni leur acheter suffirait à le Kadhafi.jpgdéstabiliser et le mettre à bas. Mais là les luttes intestines des Etats entre eux viennent contrarier cette possibilité ô combien moins meurtrière et dévastatrice. Et pourquoi ? Pour vendre… Soit des armes, soit des avions, soit tout ce qui fait fonctionner notre civilisation consommatrice. Voilà comment la consommation tue les velléités de paix ou les bons sentiments. On fabrique des produits que l’on vend, cela fait fonctionner notre consommation locale via les salaires payés aux personnels de production. Ceux qui les achètent produisent eux-mêmes d’autres produits ou ressources naturelles qui génèrent aussi leur pouvoir d’achat, tout est lié et tout fonctionne si nous continuons tous de consommer. Donc, on ferme les yeux un peu plus sur les écarts de nos clients que sur ceux qui ne le sont pas voire même qui sont nos compétiteurs. Ah ! Argent quand tu nous tiens…

 

Un espoir est permis…

En effet, vous avez remarqué sans doute que malgré leur puissance presque sans limite, les cinq états du conseil de sécurité recherchent néanmoins le soutien populaire d’où les campagnes de communication faites sur tous les médias pour faire connaître les bonnes intentions qui justifient ces attaques en règle. On fait le mal mais on ne l’assume pas, on veut l’assentiment populaire et ses conséquences, notamment en cas d’élections prochaines.

 

Ce fait prouve que nos politiciens possèdent encore un reste de conscience, quand bien même est-elle la conséquence de la défense de leurs intérêts personnels. Peut-être redeviendront-ils humains un jour ?

 

Haroun.

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