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Editôt ou éditard ? (13)

Il y avait longtemps que je n’avais pas eu de stimuli aussi intense pour ce qui concerne ma libido… C’est ma femme qui va être contente… Enfin… J’espère… Eh oui, DSK est de retour, rien que d’entendre ses histoires scabreuses il m’excite comme un fou… Enfin… J’exagère… Je vomis plus que je ne suis excité… Je vais même plus loin… Non, non, ne partez pas… Je reste mais je vais plus loin… Quel peuple mérite des représentants de cet acabit ? Le nôtre ? Bonjour tristesse…

 

batir-nouvelle-societe.gifLa campagne électorale aurait bien été embarrassée de ce personnage de plus, elle est déjà tellement vide de sens, de qualité, de vrais enjeux. Les Français auront bien du mal à choisir le moins pire de ces 10 candidats où les idéaux sont aussi rares que dans la tête de nos jeunes, plus épris de consommation égocentrée que préoccupés de leur avenir de terrien. C’est en fait ce qui est le plus frappant dans notre société consumériste à outrance. Les hommes politiques n’ont plus d’idéaux, ils ont des points de vue mais à géométrie variable, ils ont des méthodes dans tous les domaines, de la communication à la gestion, mais ils n’ont rien à défendre et rien pour quoi donner sa vie. Je sais ce que vous pensez, vous croyez que les idéalistes sont des gens dangereux, des inconscients prêts à tout pour atteindre leur définition du monde… Peut-être, mais ce sont eux qui ont généré les plus belles inventions, ces rêveurs nous ont procuré les outils de notre bonheur matériel qui avant d’être réalisés n’étaient que de doux rêves qui faisaient rire leurs amis, voisins et tout leurs contemporains. L’idéal a aussi permis de connaître les plus grands mouvements philosophiques, les plus talentueux écrivains, les plus extravagants, mais ô combien utiles à nos sens, artistes. La politique avant d’être devenue de la gestion était alimentée par la philosophie et n’est intrinsèquement que de la philosophie. Nos politiciens en ont fait un montage savant de management, de manipulation d’idées et de raccourcis oligarchiques qui ressemblent à de la démocratie tout en ne sachant pas ce que ce mot signifie vraiment.


Oui DSQ est à l’image du politicien d’aujourd’hui, abuseur de son pouvoir, de son entregent, de ses prérogatives auto proclamées, autogérées et auto-satisfaites, de ses prébendes et de ses compromissions inacceptables. Ne croyez pas que je mette tous les politiciens dans le même panier, non, ce n’est pas le cas. Les seuls politiciens qui échappent à mon raisonnement sont justement ceux que nous ne verrons jamais à la télévision, ce sont ceux qui se battent pour des idéaux anachroniques qui déplaisent aux consommateurs que nous sommes. Les vrais, les purs, il y en a et même beaucoup, je dirai même qu’ils l’ont tous été… Jadis… Le seul problème que je vois poindre est que si le politicien débutant, plein d’espoir et de volonté pour faire aboutir ses idées, veut vraiment réussir à donner vie à celles-ci, il doit faire face à une alternative. Soit il piétinera toute sa vie devant des parterres de gens, peu nombreux, qui lui ressembleront, soit il devra entrer dans un parti qui, par ses structures et ceux qui les dirigent, le corrompront à leurs méthodes, le forceront aux compromissions qui les enrichissent et les protègent et auxquelles il s’habituera vite ou repartira vers d’autres cieux en abandonnant la politique.

Le point de vue des persuadés du « tous pourris » est malheureusement appuyé par les multiples exemples que nous donnent nos gouvernants comme ceux qui veulent leur ravir la politesse.


Quelle différence entre un Hollande et un Sarkozy, aucune, si ce n’est que le plus petit des deux nous a beaucoup fatigué par ses gesticulations incessantes et inappropriées. Mélenchon préconise un changement que Hollande ne souhaite pas faire et c’est cela qui nous lasse. Comment des gens de gauche peuvent vivre avec la bourse et ses marchés, avec des multinationales qui ne payent pas ou peu d’impôts pour ne pas les freiner dans leur développement, qui, de toute façon, est réservé aux pays qui leur assurent la meilleure marge de profit sans aucune solidarité envers les gens et le pays d’où ils tirent leur survie. Il est vrai que pour trouver des idéaux en politique de nos jours, il faut aller vers les groupes qui n’auront jamais la possibilité d’être entendus. Ceux-ci sont des partis extrémistes de droite ou de gauche ou des écologistes. C’est à croire que les idéaux n’attirent que les gens voués aux causes perdues et aux méthodes douteuses et violentes.

 

Contrairement à cela, je crois qu’il est possible de retrouver des idéaux qui ne soient pas de ces genres maudits  et qui ne souhaitent pas forcer quiconque par la violence ou la menace. Il existe maintenant une nécessité absolue de créer une nouvelle société, respectueuse de tous et de la terre qui nous nourrit. Une société qui n’a jamais été proposée par qui que ce soit mais cela ne signifie pas qu’elle ne puisse naître, comme issue d’une génération spontanée inattendue et imprévisible. Il faut que nous nous y mettions en faisant table rase, comme Descartes, de tout ce que nous savons pour connaître la joie de redécouvrir le monde et de le protéger. Si, moi, petit franchouillat partiellement lobotomisé, je peux avoir des idées sur ce sujet, tout le monde peut en avoir… Il faut simplement le vouloir et se battre pour lui donner naissance, à cette société, qui ne sera surement pas parfaite mais qui prendra en compte que nous ne sommes que de passage et que nos successeurs n’ont pas à pâtir de nos erreurs, volontaires ou non.

 

Allez… Au boulot… Moi, j’ai fait le mien, je vous en ai trouvé… A vous de jouer…

 

Haroun.

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