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Editôt ou éditard ? (18)

La cinquième République est en train de se remettre à fonctionner après cette période, ô combien longue, d’élection présidentielle. Mais c’était sans compter avec les élections législatives, qui ne revêtent, comme chacun le sait, aucune importance, la preuve ? Plus de quarante deux pour cent des inscrits n’y ont pas participé. C’est dire que la démocratie a du souci à se faire…

 

Manu.jpgSuite à la lecture, intéressante et motivante politiquement, de l’article d’un de mes blogueurs favoris, le 6 juin dernier, juste après avoir vomi, je me suis félicité de n’avoir pas voté pour les pestilentielles et encore moins pour les législatives avant-hier.

De quoi s’agit-il ? Toujours la même chose, des promesses, des promesses, toujours des promesses… Mais la réalité est toute autre, comme d’habitude. Comment peut-on être aussi peu intelligent et tellement près des sous des électeurs, qu’on accapare et qu’on ne veut pas partager. Le cumul des mandats est un non-sens, comment peut-on réaliser tant de choses à faire dans autant de fonctions différentes et d’importances parfois diamétralement opposées. On ne peut avoir qu’un seul mandat et il ne s’agit pas de position exécutive ou pas, on ne peut faire bien qu’une seule chose à la fois dans l’intérêt des électeurs qui nous ont accordé leur confiance.

Non seulement Manuel Valls, qui est à gauche parce que toutes les places à droite étaient prises, est un ministre mais il est aussi un peu canaille comme on dit de ces enfants qui pourrissent la vie de leurs parents par leurs caprices. Il est vrai que le vendredi 8 juin, ce cher Valls, qui ferait mieux d’apprendre à la danser plutôt que de nous raconter des sornettes, a renoncé à ces émoluments d’élu local. Quel talent, quelle probité, quel exemple… à ne pas suivre. Si le Canard Enchainé n’avait pas montré sa double face, en aurait-il été autrement ? Je n’en doute pas car les preuves sont là.

Par délibération du Conseil Municipal, Manu (on est intime) est devenu Conseiller Municipal délégué. On ne sait pas quel type de délégation il a mais il est délégué. Or la rémunération d’un tel conseiller, délégué à rien, est comprise entre 7 et 23.5 % de « l’indice 1015 ». Comment se fait-il que notre Manu national se retrouve, alors qu’il est dument nommé Conseiller Municipal délégué, rémunéré à hauteur de 57 % du même indice, ce qui donne un salaire à rien faire de l’ordre de 1700 € ? Tout ceci sachant que le Maire bénéficie d’un coefficient de 59 % et que son premier adjoint de 58 %. Comment un conseiller municipal délégué à rien peut-il être payé presque autant que son maire ou son premier adjoint dans le profond irrespect des salaires octroyés aux autres conseillers délégués ? Comment peut-on nous faire croire que le nouveau maire ait pu faire cette proposition en conseil municipal « extraordinaire » sans que notre Manu ne soit informé, alors même que ce fameux conseil était réuni pour statuer sur la nouvelle donne après la nomination de Manu à l’intérieur ? Ou alors c’est vraiment le bazar chez les socialos et donc chez nous, notre belle France toute rose ?

Flagrant délit de mensonge ? Je le crois, parce que nous le valons bien. Pas plus d’un mois de pouvoir et ça commence à taper dans toutes les caisses, ils sont aussi pourris qu’à droite, quel dommage. Quel gâchis !

Un mandat et c’est tout, voilà ce qu’il faut. Quand on sait que le mandat présidentiel produit ce qu’il a de meilleur dans les six premiers mois du quinquennat, je crois que Hollande a perdu l’occasion de rentrer dans l’histoire par la grande porte, il lui reste l’entrée des artistes, la même porte par laquelle le petit est parti le 6 mai. On attendait de vous que vous changiez tout cela et vous ne faites que faire perdurer. Dalida le disait déjà : paroles, paroles, paroles… Elle était de gauche non ?

Evidemment, me direz-vous, ce brave Hollande ne peut pas tout faire en un mois ! C’est vrai, mais de là à ce que ses ministres fassent de telles stupidités, quel ridicule, quel manque de vue, quelle petitesse. Je crois que c’est cela qui caractérise le mieux le monde politique français et mondial : la petitesse.

Les journalistes, d’autres petits qui se prennent pour des grands, se posaient la question dimanche soir, aidés en cela par un aréopage de spécialistes et d’experts qui ne connaissent rien à rien et qui le prouvent à chaque fois qu’ils ouvrent l’égout qui leur sert de bouche. Ces docteurs es bavardage se posaient la question donc : pourquoi les Français ne sont-ils pas aller voter ? La réponse est dans la question, comme souvent… Quel intérêt pour eux d’aller choisir celui qui va les spolier, les endormir d’une berceuse qui ne vise qu’à anesthésier leur capacité à comprendre. Alors, évidemment, la proximité des élections présidentielles et législatives est la raison majeure invoquée par ces imbéciles. Que nenni, c’est d’abord la totale incompréhension de ce qu’est le pouvoir législatif qui n’est plus que l’ombre de lui-même. C’est ensuite l’immatérialité de ces élus que nous connaissons mais dont on ne sait quel pouvoir ils vont pouvoir exercer pour changer notre vraie vie et solutionner nos vrais problèmes. Un Président a un visage et il est nimbé d’un pouvoir total, un député est un monsieur qui peut rendre service.

 

La réelle raison, pour laquelle tous ces crétins de la télévision disent que c’est de la faute de la répétition des élections et à la durée des campagnes, repose sur la volonté des politiciens de passer d’un régime « on va dire semi présidentiel » à un régime à l’américaine « présidentiel tout court ». En faisant voter les Français en une seule fois, ce sera ça et puis c’est tout. Ah ! Ces Américains, ils ne font que des sottises et nous, encore plus sots qu’eux, nous passons notre temps à les imiter, quelle tristesse !

 

Le mal est plus profond que la concomitance des élections. Mais personne ne s’intéresse à cela, pourquoi y réfléchir, alors qu’il suffit de ne pas compter les abstentionnistes et les votes nuls et le tour est joué. On est élu avec 50 % des votants qui ne représentent que 30 % des inscrits, quelle légitimité ? Les Français ne votent pas parce qu’ils n’ont pas de raison de voter.

 

Je crois que les vraies raisons pour lesquelles les Français ne votent pas ne sont connues que d’eux-mêmes et que les gueux qui parlent pour eux, ont manqué une occasion de fermer leurs gueu…

 

Haroun.

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