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Editôt ou éditard ? (20)

Au fait, je ne sais pas si vous le savez, mais la campagne électorale est terminée, non seulement achevée mais aussi victorieuse pour Hollande et son gang. Confortablement installé aux commandes du sous-marin France qui va bientôt commencer sa plongée en eaux profondes, notre nouveau président fait comme tous les autres de ses prédécesseurs, ce en quoi nous ne le remercions pas tout en n’étant pas surpris de son attitude.

 

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Dans un de mes précédents articles je disais que les candidats et élus aiment à se montrer tels de grands capitaines au long cours, je ne comprends pas la symbolique si ce n’est le risque de couler, mais elle doit exister. Pourquoi m’assuré-je de savoir si l’information de la fin de campagne électorale vous était parvenue ? Uniquement parce que si vous ne le saviez pas, vous devriez être au courant depuis quelques jours. La ribambelle de promesses faites par Hollande commence à se réduire à peau de chagrin et quotidiennement nous avons la preuve qu’un candidat reste avant tout un menteur. Certes avec des accents de sincérité, des trémolos bien sentis lorsqu’un futur président de gauche parle du malheur qui touche les pauvres, les oubliés du néocapitalisme voulu et réalisé par l’équipe de gangsters qui précédait l’équipe de falsificateurs des idéaux de gauche que nous avons maintenant sur le dos pour cinq ans. Oh oui, il était éloquent notre Hollande national, il a su faire rêver ces démunis dont il a même oublié l’existence aujourd’hui que les jeux sont faits.

 

Ce qui me dégoûte le plus avec les hommes politiques ? C’est qu’ils existent, grâce et à cause de nous ! Quel drame, s’il est vrai que nous avons le président et le gouvernement que nous méritons, permettez-moi de demander aux Dieux disponibles ce que nous avons vraiment manqué pour mériter cette punition terrible. Pourquoi mon amertume ressurgit-elle après la joie, que dis-je la joie, l’extraordinaire bonheur de voir le petit partir, avec ses malles et sa Carla, d’un palais de l’Elysée comme d’une fonction qu’il n’a jamais valu. Nous étions volés sur la marchandise lorsqu’il gagna les élections de 2007, en qualité et en quantité, on n’a obtenu qu’un minable petit échantillon au lieu d’un vrai président. Et maintenant on a droit à un fabulateur, un exploiteur de misère, un assassin des idées révolutionnaires, un prometteur (petit néologisme de mon invention) professionnel. Presque deux mois après son élection, il a déjà tout oublié, Alzheimer a encore frappé, sa bécassine fait plus d’effet que lui lorsqu’elle twitte à tour de bras. Toutes les belles promesses qu’il avait faites sont déjà remises à des lendemains qui ne chanteront plus, tellement ils sont éloignés. Evidemment, entre faire plaisir aux banquiers, à la générale Angela, aux pétroliers et plus si affinité, et être agréable à ses électeurs qui ont eu la naïveté de le croire… Pas d’hésitation, on embrasse la cause des premiers et on jette aux orties les seconds. Bien sur, il le fait à contrecœur, sans joie et même avec des sanglots retenus et des larmes au bord des yeux, on le voit bien qu’il souffre, on compatit mais notre compassion la plus émue et la plus concrète va à ceux qui pointent au chômage et qui n’auront pas autre chose que leurs yeux pour pleurer de concert avec celui qui se moque d’eux après les avoir trompés. Ses larmes de crocodile n’auront de cesse que le jour où il verra de façon certaine que nous ne lui en voulons pas, que nous le pardonnons pour sa traitrise dont on a l’habitude mais à laquelle on ne peut vraiment s’accoutumer ni croire.

 

Shell va pouvoir continuer à polluer, à salir y compris en Guyanne, avec un peu de chance ils devraient aussi être autorisés à fouiller les sols métropolitains à la recherche de schistes bitumineux pour vraiment pourrir notre environnement et nos vies.

Les banquiers, après avoir fait le siège de certains ministres et certainement après les avoir corrompus d’une façon ou d’une autre, n’ont-ils pas réussi à repousser le doublement des livrets A, dits livrets populaires. A argent quand tu nous tiens. Je vous le disais avant les élections pestilentielles, la gauche ne vaut pas mieux que la droite mais elle nous permet juste d’espérer un peu plus de justice. Cela sera très peu de justice en plus mais c’est mieux que rien diront les plus audacieux des socialistes.

 

Ce qui est étonnant, c’est que les crétins de journalistes et faux experts en économie, en politique, en tout ce qui n’est que fadaise, pensent que les Français ne votent pas parce que les élections présidentielles et législatives sont trop proches. Mais non, bande d’ignares, vous méprisez les Français et vous insultez leur intelligence. Les Français savent que l’assemblée n’est qu’un dortoir d’enregistrement de lois proposées par ceux qui sont richement payés pour, normalement, les faire appliquer. Nous marchons sur la tête et nos hommes politiques veulent nous obliger à croire que c’est la meilleure façon de marcher.

 

Moi, il me semble qu’on nous prend pour ce qu’ils sont, je vous laisse choisir les qualificatifs que vous souhaitez.

 

A bon entendeur devenez sourd.

 

Haroun.

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