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Editôt ou éditard (22)…

La transparence ? C’est pour demain !

 

Je me suis souvent posé la question, moi qui ne suis ni de droite ni de gauche mais du dessus, comment faire que nos élus, de part et d’autre de la politique franchouillat, soient unanimes ? Un député centriste, mais oui il y en a, élu dans la Marne, Charles-Amédée de Courson, a enfin réussi ce tour de force. Quel talent, quel courage, quel travail… quel échec !

 

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87 % des membres de la commission des finances de l’assemblée nationale étaient en effet d’accord sur un point, ceci grâce à Courson, alors que seulement 13 % s’y étaient opposés, ces chiffres sont plus ceux de république bananière que ceux d’une démocratie. Le 11 juillet dernier, 23 membres de cette commission devaient plancher sur une proposition du député en question. Le problème évoqué, dans le texte préparé par ce quidam, était-il d’une importance capitale pour la France ? Etait-il d’une importance capitale pour les Français ? Ou pour une partie d’entre eux ? Non ! Il était question de fiscaliser la partie non utilisée des indemnités représentatives de frais de mandat (IRFM comme on dit chez les pros) de nos députés. On est vraiment loin de la nuit du 4 août, l’abolition des privilèges n’est pas pour maintenant, elle est pour plus tard sinon jamais.

 

Le résultat est flagrant, 20 voix contre et 3 voix pour. Nos députés refusent de donner l’exemple qu’ils sont en charge de nous prodiguer. Même si les réelles intentions du chevalier blanc de Courson ne nous sont pas connues, il est cependant intéressant de voir que la droite et la gauche se rejoignent au moins sur le point des intérêts privés des gens qui les représentent. Car, en effet, ces fainéants ne représentent qu’eux-mêmes. Loin de les voir se donner, corps et âmes, pour les Français qui les ont élus, parce qu’ils leur faisaient plus ou moins confiance, nous les voyons plutôt prendre et défendre becs et ongles les prises qu’ils ont réalisées au détriment de la République et des citoyens. Non contents des salaires immérités qu’ils volent au pays, ils bénéficient d’avantages que mon article n’arriverait pas à lister tellement ils sont nombreux et immoraux au regard des Français qui travaillent vraiment pour nourrir leurs familles. Bien sur, vous allez dire que je suis excessif, négatif, agressif à leur encontre. Mais, renseignez-vous par vous-même, regardez ce que ces gens produisent comme résultats avec le peu d’heures de présence qu’ils donnent si précautionneusement à la République. Leur participation aux séances plénières, aux commissions, ne totalisent pas la moitié des heures travaillées par n’importe lequel des salariés « normaux » comme se plait à dire le président chamallow. Et quand bien même seraient-ils présents à toutes leurs réunions, ils leur est parfaitement interdit de réfléchir, ils doivent voter comme un seul homme selon les directives du parti, à tel point qu’on se croirait dans l’ancienne URSS.

 

Le problème est là, nous avons des professionnels de la politique en France comme ailleurs, mais ailleurs je m’en moque, j’ai déjà trop à faire avec nos profiteurs locaux. Ces gens font carrière à défendre des idées auxquelles bien souvent ils ne croient même plus ou qu’ils ont prises parce que c’était ce qui restait de disponible au sortir de leurs études brillantes à l’ENA ou Sciences Po. De plus, regardez aussi combien la politique est héréditaire et familiale. Qui donne du travail à ses enfants, à sa femme, à sa famille de façon générale, à ses amis (politiques ou économiques ou de régiment) ? Ce ne sont pas les ouvriers de Aulnay qui mettent leurs enfants à l’abri dans l’usine qui va fermer, non, eux ils rêvent de pouvoir payer des études à leurs enfants afin d’éviter justement à leur progéniture d’avoir à aller dans cette même usine ou plutôt une autre puisque celle-ci va disparaître.

 

Nos édiles se croient tout permis et au-dessus des lois qu’ils nous obligent à respecter. Ils s’enrichissent par la sueur qui coulent sur le front des autres et ils nous narguent de leurs avantages et prébendes, tout à fait anachroniques et dignes de régimes dont on ne veut pas citer le nom. La politique, mesdames et messieurs (vous avez noté le peu d’estime que j’ai pour eux, ils n’ont même pas de majuscules), commence par l’exemplarité, le « fais ce que je te dis mais ne fais pas ce que je fais » n’a que trop duré. Il est parfaitement inacceptable que ces gens, qui serrent nos ceintures, oublient que ce sont eux et les leurs qui sont et étaient aux commandes au moment où il fallait être sérieux et qu’ils ne l’étaient pas.

 

Les sacrifices sont toujours plus faciles à demander aux autres qu’à partager. En ces temps d’économies, il serait peut-être bon de serrer les ceintures de ceux qui tiennent les nôtres. Supprimer ces indemnités rapporteraient près de 45 millions d’euros par an seulement pour les députés sans parler des autres salaires et avantages, juste ces indemnités là. Il est vrai que c’est une petite somme au regard de nos dettes, mais n’est-ce pas avec de petites rivières… Combien de familles nourriraient ces 45 millions, vous savez ces familles de chômeurs qui existent déjà et qui seront bientôt rejoints par les élus des plans sociaux que le petit avait fait retarder avant son départ pour des vacances que nous souhaitons définitives. 45 millions d’euros, c’est beaucoup d’argent, c’est énormément d’argent… pour les gens normaux. Il n’y a que pour les politiciens que ce n’est que peccadille. Ils nous étourdissent de milliards pour mieux nous voler 6412 euros chacun tous les mois, c’est pitoyable.

 

Mais donner l’exemple est plus difficile que donner des leçons, n’est-ce pas, mesdames et messieurs ? Je vais vomir et je reviens…

 

Haroun.

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