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Editôt ou éditard (30)

Démon… cratie quand tu nous tiens…

Aurore Martin, est-ce un nom qui vous dit quelque chose ? Il y a peu de chance, nos journaleux n’ont pas jugé utile de s’étaler sur ce dossier qui, en lui-même, ne revêt pas d’intérêt apparent particulier, mais… Mais, à y regarder de plus près…

 

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Comme à l’accoutumée, derrière un fait anodin peut se cacher un réel problème de société que l’on ne souhaite pas monter en épingle. Qui pourrait souhaiter cacher quelque chose au bon peuple des lobotomisés franchouillats ? Je vous le donne en millions… Nos hommes politiques de droite, de gauche, du centre, de l’est, de l’ouest… enfin tous ! Pourquoi cette Aurore nous a-t-elle fait don d’un peu de sa vie pour nous occuper l’esprit, et, au point de générer, chez moi, l’envie irrépressible d’en parler ou plutôt d’en écrire ? Elle ne l’a pas fait volontairement mais, cette brave dame s’est fait arrêter par la maréchaussée la semaine passée pour être envoyée par chronopost à nos amis espagnols. Quand je dis amis, j’exagère, car, en fait, il s’agit bien d’un envoi en recommandé avec suivi d’une citoyenne française à la police et à la justice espagnole. Tout a été bouclé en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, 48 heures.

 

Mais qu’a-t-elle donc fait, cette bougresse, pour qu’on la plie en huit et qu’on l’expédie sans coup férir et sans en faire état d’une quelconque façon à l’opinion ? Cette personne a commis une faute grave ; elle s’est associée à un mouvement séparatiste basque, Batasuna, où elle a agit avec détermination et engagement. Ce qui est plus qu’intéressant repose sur le fait que son engagement n’est devenu politique qu’après avoir été arrêtée, incarcérée plus d’un mois, avant d’être relâchée avec un non-lieu établi par un juge à son encontre après avoir été soupçonnée d’association de malfaiteurs. C’est en 2003 que sa sœur, d’autres jeunes gens et elle-même se sont fait arrêter. Il est vrai que les jeunes sont impatients, irascibles, mais n’est-ce pas usuel, n’avons-nous pas été de la même manière soucieux du respect d’un esprit de justice, sans compromission et sans retrait de quoi que ce soit, la justice avec un grand J quand nous étions nous-mêmes de jeunes écervelés sans expérience ? Oui, nous l’avons été et c’est la force de la jeunesse et la richesse de leur inexpérience qui leur fait croire que tout est possible et que ce qui est mal ne peut se négocier. Ce comportement manichéen touche plus particulièrement la jeunesse, non pas à cause mais grâce à justement son inexpérience, qui lui fait tout essayer. Enfin, ceci était vrai pour la jeunesse d’avant, celle qui avait encore des idéaux, quels qu’ils soient et qui s’investissaient pour eux, la jeunesse actuelle est majoritairement anesthésiée et ne se préoccupe plus que de Iphone 5 et de Facebook… Pauvres jeunes lobotomisés, mais certains commencent à réagir et je fais confiance aux jeunes, ils ne pourront pas accepter aussi facilement de se faire gruger toute leur vie, ils sentent bien que quelque chose ne va plus, et, l’inquiétude commence à les gagner. Il leur faudra beaucoup de courage pour sortir de l’ornière où nous les avons précipités. C’est un an après cette « galère » judiciaire qu’elle s’encarte chez les séparatistes de Batasuna, comme quoi la justice française a été utile dans sa création d’engagement chez une jeune femme. Malheureusement ce n’était pas un engagement acceptable pour notre société.

 

Batasuna est un groupement de personnes, devenu un parti politique, souhaitant l’indépendance du pays basque de part et d’autre de la frontière franco-espagnole, son système de gestion souhaité est plutôt très à gauche. A la même époque, ce mouvement était autorisé en France mais interdit en Espagne. En 2009, devenue un des cadres de son parti, le gouvernement espagnol lui tombe dessus en l’accusant d’avoir participé à des réunions publiques interdites. En 2010, l’Espagne dépose un mandat d’arrêt européen et malgré les recours devant les juridictions françaises et la Cour Européenne des Droits de l’Homme, le mandat d’arrêt perdure. Elle s’est présentée aux élections cantonales dans son canton français et menait une vie tout à fait normale tout en militant pour ses idées toujours séparatistes.

Mais l’Europe a des intérêts qui ne sont pas toujours respectueux des peuples qui la composent. Les pays membres, devenus les esclaves résignés de cette « supra nation » lorsque cela les arrange, font mine de se cacher derrière les réglementations et les lois européennes pour manigancer et réaliser toutes leurs exactions. Bien sur cela intéresse la France de faire disparaître une citoyenne qui a des idées différentes des siennes, qui souhaite une politique différente, l’Espagne aussi bien entendu. Alors, au mépris de toutes les règles usuelles en matière d’extradition d’un citoyen français, notre flic d’opérette, Manuel Valls, arrête et livre à la justice espagnole un de ses propres citoyens. Il faut savoir que l’extradition de Français est interdite chez nous et qu’en cas de poursuites internationales, le citoyen touché par ces poursuites judiciaires d’origine étrangères doit être jugé par les tribunaux français. Sauf pour les pays d’Europe, qui bénéficient d’un traitement particulier. Cette exception européenne satisfait tout le monde sauf les peuples de ce pot pourri de pays aux mains de voyous.

 

La France, pays des droits de l’homme et de la liberté de penser, vient de renier ses attaches à la démocratie et au pluralisme devant les yeux clos de ses 65 millions de lobotomisés. La gauche, qui n’est pas plus de gauche que ma main droite est au-dessous de tout et nous montre, une fois de plus, son attachement à une démocratie chrétienne et sociale qui n’est pas ce qu’on lui demande. Manuel Valls se défend en disant qu’il n’a fait que remettre la sus-nommée Aurore Martin à la justice française qui n’a jamais été aussi rapide pour réaliser une extradition depuis qu’elle existe.

 

Nous avons au moins une raison d’être heureux, la justice française vient de nous montrer qu’elle savait être rapide pour tout ce qui touche à la lutte contre la liberté. Quand je vous disais que le seul désir d’un gouvernement, même ceux qui se disent démocratiques, est d’avoir un comportement liberticide afin de sceller le pouvoir entre les mains de ceux qui le détiennent en nous ayant trompés durant des élections truquées.

 

Vous voulez vraiment que je vote ? Je crois que vous rêvez, lobotomisés que vous êtes, que je suis, que nous sommes…

 

Au fait, est-ce que cela ne relègue pas la France au rang des pays totalitaires ?

 

A bon entendeur, devenez sourd…

 

Haroun.

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