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Editôt ou éditard (31)

Pendant que Culbuto 1er prépare ses réponses toutes faites aux questions sirupeuses du politiquement correct de nos journalistes corrompus par leur amour effréné des biens matériels fournis par les annonceurs de leurs supports, les thérapeutes se rebellent et entendent faire valoir leurs droits par le truchement d’une grève dont personne ne connaît la durée probable… la semaine commence bien !

 

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Mes deux seins s’enflamment… Pardon… Les médecins s’enflamment !

Avant de réfléchir à ce que nous dira le grossissant Hollande, notre préoccupation va plutôt vers ces blouses blanches qui deviennent rouges de colère. Ils ne sont pas contents les toubibs, libéraux et de l’assistance publique, les internes, les externes, les ternes tout court… Enfin personne n’est vraiment heureux des accords signés, pourtant il y a quelques jours, sur les dépassements d’honoraires, appelés pudiquement par leurs bénéficiaires « compléments d’honoraires », depuis le grand chef jusqu’à l’interne le plus banal. C’est drôle, ne trouvez-vous pas, ce culte du « toujours plus », du « je ne suis jamais satisfait », du « mais mon voisin a eu plus que moi »… Typiquement français, peut-être ! Franchement pénible, certainement ! Ridiculement pitoyable, absolument ! Nous ne regardons jamais vers l’avenir sans avoir d’arrière-pensée négative sur notre passé, tout en ayant une nostalgie permanente du « c’était mieux avant », allez y comprendre quelque chose. Les médecins se plaignent de leur situation, de leurs honoraires qui n’ont pas évolués depuis trente ans, de leur répartition géographique sur le territoire qui crée une surpopulation médicale dans le 16ème arrondissement de Paris comme dans toutes les métropoles françaises et un désert sans soins dans la Creuse.

La signature du serment d’hypocrite… pardon, d’Hippocrate, par des personnes qui ont acquis des connaissances pour diminuer les souffrances de leurs semblables, est-il encore d’actualité ? A entendre ces braves thérapeutes, ils sont tellement malheureux. Quand j’entendais ce matin le président du syndicat des médecins libéraux, j’en avais les larmes aux yeux, tant de misère touche ce monde de notables qui plastronnent dans les Lions et Rotary Clubs de nos belles provinces comme de nos grandes villes. Comme les instituteurs jadis, les praticiens avaient le respect de leurs patients comme de tous les habitants de nos quartiers ou de nos villages. Beaucoup devenaient maires de leurs communes et cumulaient, non sans une fierté incompréhensible, les gloires d’être à la fois ceux qui soignent et ceux qui savent tout ou presque. Mais dites-moi, messieurs et mesdames les savants, pourquoi donc avez-vous attendu si longtemps avant de vous rebiffer ? Faut-il se faire torturer pendant vingt ou trente ans avant de connaître une réaction ? Pourquoi n’avez-vous pas fait la même chose avec le bouffon qui précédait celui qui tient l’Elysée aujourd’hui ? Vous faites partie des nantis, que vous en ayez conscience ou non, vous l’êtes. En ces temps où les salariés de toutes les entreprises françaises font dans leurs culottes au point d’accepter potentiellement gel ou baisse de leurs salaires, chômage technique, et plus encore pour éviter les plans sociaux, croyez-vous que votre moment est bien choisi ?


Je pense que toutes les corporations se sont aperçues des faiblesses de la gestion socialiste de Hollande, et, des avantages qu’ils pourront en tirer si ils agissent maintenant, avant qu’il ne soit trop tard. Vous avez laissé une administration stupide et qui ne voit pas plus loin que son nez faire de la médecine un champ de ruines, mais maintenant, il est trop tard pour réclamer. Les gens ne comprennent pas une chose pourtant parmi les plus simples, on ne fait pas d’économies quand on n’a plus d’argent, on en fait quand on en gagne et encore mieux quand on en gagne beaucoup. Quand le temps des vaches maigres est là, il ne faut faire d’économies mais gérer avec intelligence et parcimonie. Vous êtes en retard mesdames et messieurs les médecins. Vous pourrez demander après, quand les plus pauvres qui dorment sous la pluie et dans le froid, quand les employés de nos fabriques dont le nombre s’amoindrit à grande vitesse, etc, quand tous ces vrais malheureux auront le minimum décent qui leur permettra de survivre dans une dignité qu’ils méritent autant que vous.

 

Le corporatisme, qui nous englue dans une société qui n’est qu’un agrégat d’égoïstes au lieu d’être un joyeux mélange de gens qui partagent leurs vies tous ensembles, ce triste corporatisme est la caractéristique majeure d’un monde qui tourne autour de l’avoir au lieu de l’être. Les différences que l’on crée entre les êtres ne reposent sur rien de naturel, sur rien de logique, mais uniquement sur la volonté de séparer pour mieux régner. Et cela est très simple, il suffit de motiver les lobotomisés que nous sommes à toujours plus avoir, que ce soit des biens matériels ou des informations, à toujours évaluer et chiffrer les personnes, les choses, les actions. On ne peut plus vivre sans classer tout l’univers qui nous entoure, mais est-il vraiment utile de savoir que tel a plus de génie qu’un autre, que sa voiture est plus grande ou plus grosse, que tel footballeur a fait plus de bonnes passes que son collègue. Est-il vraiment utile d’avoir un compteur à la place du cœur, à la place du cerveau ?

 

Pour Culbuto, je ne vois pas l’intérêt de parler de ce dont il va discuter devant quatre cents journalistes béats, on verra cela bien assez tôt, n’est-ce pas ?

 

A bon entendeur, devenez sourd…

 

Haroun.

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