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Editôt ou éditard (39)

En Russie, on se met en rang Deux par dieu !

Vous avez sans doute remarqué que je ne me suis pas spécialement appesanti sur le cas de notre Obélix national, le gros de notre troupe cinématographique, Gérard Depardieu. Plusieurs raisons justifient l’absence de commentaire à son propos, la principale étant l’écœurement profond que ce monsieur génère dans mon métabolisme, victime des spasmes de l’horreur à la fois physique et morale, qu’il m’inspire… Mais, à la demande générale de mes amis les plus chers comme de mon public chéri, je cède…

 

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Reprenons l’histoire à son véritable début… Un garçon, issu d’un milieu modeste, naquit du côté de Châteauroux, connaît ensuite un succès retentissant dans sa carrière de comédien. Cela lui permet de sortir de son statut de « modeste » pour atteindre celui de « riche ». Fort de cet argent gagné à la sueur de nos fronts, ce monstre du cinéma français investit dans des restaurants, des vignes et d’autres sociétés lui permettant non seulement de conserver mais d’augmenter sa fortune professionnelle. J’en profite pour féliciter cet acteur pour son intelligence en gestion patrimoniale, comme quoi on peut être artiste et bon gestionnaire ou bien conseillé, ce qui est encore une compétence car la qualité d’un homme peut se mesurer aussi aux choix qu’il fait pour sélectionner son entourage, professionnel ou privé. Ses volontés patrimoniales aidant, ses choix politiques sont relativement simples à comprendre. La bande à Sarko défendant mieux les riches que les pauvres, il lui fut aussi simple, au rond Depardieu, de préférer le nain voleur des sans grades à tout autre individu ou bête de spectacle du panorama de la déliquescente politique française. C’est comme cela que la baudruche cinématographique se rua sur une estrade, à la crainte de tous les spectateurs de haut rang présents dans une salle comble financée par nos impôts, pour dire tout le bien que l’élection du petit voyou ferait à une France désespérée et mourante. Sur cet événement, ô combien riche d’enseignement sur la proportionnalité entre la bêtise et le poids de graisse de ce triste sire, rien à dire d’autre que le ridicule de ce gros lard se mouvant avec beaucoup de mal jusqu’à une scène où il bafouilla sa ire à l’encontre de gens qui, jadis, défendaient la caste inférieure à laquelle il fut arraché par la réussite. Il est sarkoziste le Depardieu et cela le rend encore plus visqueux, plus triste, plus dangereux aussi pour l’exemplarité qu’il pourrait entraîner chez d’autres, ses admirateurs et flagorneurs de tout poil. Mais, la défaite du petit rendit encore plus pathétiques les efforts dépensés pour rien de ce généreux bouffon des écrans. Culbuto 1er fut élu au grand dam de l’hippopotame du cinéma français et avec ce nouveau clown, au gouvernail de notre navire en déroute, furent élus aussi les grands principes et les symboles qui sont omniprésents chez la gauche caviar tout en n’étant jamais exploités.

 

La corruption à laquelle est assujettie la gauche social-démocrate française vis-à-vis de la finance fit ensuite que, la seule idée vraiment de gauche de Culbuto, proposée et très bien accueillie par ses électeurs durant sa campagne, fit une brève apparition dans le paysage législatif pour être ensuite remise là d’où elle n’aurait jamais dû sortir, à la poubelle de la gauche traîtresse de ses supporteurs. C’est là que l’adipeux Depardieu sortit de ses gonds, comment osait-on, lui prendre 75 % de ses revenus au-dessus de 1 million d’euros par an ? Bien sur, bibendum ne savait pas que Hollande faisait mine de taxer les nantis, que ce n’était que pour calmer des troupes démobilisées que cette proposition était mise sur le devant de la scène tout en sachant le peu de chance de réussite de l’entreprise. C’était du cinéma façon Hollande et le pachidermique acteur n’y a vu que du feu, il n’avait pas compris le scénario imposé par notre roi des bouffons et bouffon lui-même. Hollande jouait tellement bien son rôle que des comédiens s’y sont laissés prendre. Comme quoi, le poids général d’un animal ne présume pas de la taille et du poids de son cerveau, regardez le diplodocus par exemple, une taille de plus de 15 mètres, un poids de plusieurs tonnes, comme notre acteur, et un petit pois dans la tête, toujours comme notre acteur. La décision que prit le Gargamelle de nos écrans fut immédiate et sans appel, il partait pour la Belgique. Joie et allégresse générale au royaume voisin et surtout à Néchin, devenir une destination fiscale réjouissait un maire qui poussa le ridicule à son paroxysme en se déguisant en Astérix pour présenter ses vœux à sa population de réfugiés fiscaux et de pauvres hères qui les applaudissent. Mais c’était sans connaître la perfidie dont pouvait faire preuve le Moby Dick des salles obscures. Fort de son réseau, fait de gens aussi rompus que lui aux coups fourrés et aux mafieuseries en tout genre, il trahit, une fois de plus, ses nouveaux compagnons de route fiscale belges pour se jeter dans les bras si chaleureux de (Ras) Poutine… Que ce soit en Tchétchénie, en Ouzbékistan ou en Russie, seuls les bandits de grand chemin ont des chances de s’acoquiner avec les gangsters en place. Il fut donc le bienvenu dans le pays de la corruption, obtint un passeport tout neuf au drapeau russe chatoyant et embrassa sur la bouche un président élu par la triche dans un état délabré. Acteur un jour, acteur toujours, notre… pardon… leur Depardieu se rompit l’échine, qu’il a bien grasse, à faire toutes sortes de compliments sur la démocratie pervertie de ses nouveaux frères en citoyenneté.

 

En France, durant ce périple fait de promesses aussitôt faites aussitôt trahies par le géant bas de poitrine, tout le monde prit partie, les uns défendant la liberté de choix du partant, les autres son peu de solidarité vis-à-vis de ceux qui lui permirent à la fois son succès mais aussi ses cachets, par l’entremise de leurs impôts et des subventions qui font vivre le septième art dans notre pays sous perfusion. Les hommes politiques de droite qui n’avaient rien à dire, après le rocambolesque drame électoral de leur parti pourri par sa tête éprise de pouvoir personnel, se jetèrent dans la mêlée et crièrent au charron pour rien comme d’habitude. Un premier sinistre qui insulte la montgolfière du cinéma et les surenchères habituelles de ces gens qui sont payés par nous et qui ne s’occupent que d’eux.

 

Résultat

  • Depardieu fait preuve d’ignominie en oubliant d’où il vient et à qui il doit la fortune qu’il veut tant protéger.

  • Depardieu fait preuve d’ignominie en se désolidarisant du peuple français en reniant sa citoyenneté pour des questions matérielles sans intérêt.

  • Depardieu est cependant, comme tout un chacun dans notre république bananière, libre de choisir sa nationalité, son pays de résidence et ses conditions de vie, et, en fait, on s’en moque complètement.

  • Tous les hommes politiques de droite comme de gauche qui ont des comptes en Suisse ou ailleurs feraient mieux de fermer les pièges à vipères qui leur servent de bouches. De Copé, aux amitiés particulières avec un Ziad Takieddine, à Sarkozy aux liens affectifs développés avec une Bettencourt, à Cahuzac qui ne manque jamais une occasion de polluer de son haleine helvétique… Qui peut vraiment donner des leçons à quiconque ?

  • Le cinéma français qui crie misère, tout en se gavant des subventions de l’état, tout en payant des salaires mirobolants à des gens qui travaillent dans des conditions que tous les employés rêveraient d’avoir.

  • Etc…

 

Vous comprenez maintenant pourquoi je ne voulais pas parler de ce faux problème, tout le monde est concerné et tout le monde est consternant aussi. Personne n’est innocent et tout ceux qui ouvrent leurs becs ne le font que pour défendre leurs castes ou leurs prébendes.

Tous ceci ne fait que prouver ma théorie habituelle qui consiste à affirmer que cette société uniquement basée sur l’argent, la consommation, l’évaluation des uns et des autres sur des critères sans cesse financiers, est une société vouée à la disparition et la mesure de son avenir est désormais comptée.

 

Laissons Depardieu et ses acolytes, nos dirigeants corrompus et vénaux, occupons-nous de nos vrais soucis dont le premier est de se débarrasser de, justement, tous ces gens là !

 

A bon entendeur, devenez sourd…

 

Haroun.

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