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Editôt ou éditard (48). Tous pourris ? Je n’ose pas répondre…

Encore un grand moment de télévision hier soir sur France 2… Dans « Mots Croisés », Yves Calvi recevait Najat Vallaud-Belkacem, Laurent Wauquiez, Marielle de Sarnez, Pascal Durand, Louis Aliot et François Delapierre, de grandes figures de la politique française qui nous habituent plus au caniveau que nos chiens, à tel point que nos quadrupèdes en sont jaloux. Et cela n’a pas manqué d’arriver une fois de plus devant les yeux vides de téléspectateurs lobotomisés.

 

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Alors que le premier d’entre ces invités prenait la parole, on aurait pu s’attendre à un peu d’humilité, à un peu de décence de sa part comme de celles de ses interrupteurs professionnels. Point du tout, au lieu d’un profil bas commun, chacun y allait de sa probité et « balançait » sur le plateau, devant des millions d’yeux les affaires sales de ceux d’en face en oubliant les siennes. Quel vue peu reluisante de la politique française, tous les partis politiques sont mouillés, de l’UMP et du PS, qui sont les champions toutes catégories, au FN ou au Front de Gauche, aux écolos comme au centre, tout le monde a ses casseroles et elles sont toutes sales au possible pour ne pas dire répugnantes. Alors oui, eux-mêmes ont dit qu’il ne fallait pas annoncer sur toutes les antennes qu’ils étaient tous pourris, mais ils se sont appliqués à nous démontrer le contraire tout au long de l’émission  à un niveau tel qu’au bout du compte, j’en ai éteint ma télé à minuit tellement j’en avais marre de leur bêtise, de leur connivence, voire de leur complicité. Malheureusement, le FN et le Front de Gauche qui ont moins de casseroles que les autres ont eu beau jeu de se moquer de l’enfer de la corruption dont le PS et l’UMP sont les chantres et les vedettes sans contestation possible.  Il faut bien que quelqu’un y gagne à ce jeu de massacre. Bien entendu, rien ne va changer, puisque ceux qui peuvent modifier les règles du jeu sont justement les bénéficiaires des anciennes lois qui le régissent. La loi de moralisation sera bafouée et l’est déjà avant même d’avoir été votée. Au lieu de serrer les rangs, comme à l’accoutumée, nos hommes politiques ont mené leur guéguerre inutile et lassante, stupide et stérile, infantile et anachronique, pour protéger leurs prébendes et leurs acquis. Rien ne va au fond, mise à part leur médiocrité qui elle le touche en permanence, on survole les problèmes pour faire mine de les traiter, en fait, ils se moquent de nous comme ils le font sans cesse.

 

La sixième République, réclamée à corps et à cris par le Front de Gauche, n’est pas à l’aube d’exister, nos escrocs de l’UMP et du PS ne la souhaitent pas et préfèrent continuer à usurper le pouvoir qu’on leur a confié, bien naïvement il faut le dire, à leur simple et unique profit. Il fallait voir comment la Najat et le Laurent se passaient le bébé avec leurs « ne nous lançons pas nos affaires à la figure, soyons solidaires pour sortir de ce mauvais pas » et dans la même phrase ils ne pouvaient s’empêcher de se bananer à qui mieux mieux. Le problème n’est pas d’ordre constitutionnel seulement, il est humain. Des hommes ne peuvent garder le pouvoir trop longtemps sans se croire investis d’une possession de celui-ci, pour le bien-être de l’humanité en apparence, mais, très vite, surtout le leur. Sans même changer la Constitution nous pouvons décider et voter cette fameuse loi anti-cumul dans le nombre de fonctions comme dans le temps. Une simple loi qui dé-professionnaliserait la politique. Bien sûr, les malins trouveront la manière de transgresser cette loi mais il suffira de prévoir des garde-fous et des contrôles pertinents sans créer pour autant une nouvelle commission ou de nouveaux postes de fonctionnaires dont nous avons cure. Bien entendu, je souhaite de tout mon cœur une nouvelle République, je souhaite aussi qu’elle soit démocratique mais pas dans le sens que nous donnons aujourd’hui de la démocratie, ni dans le sens, très élitiste, des pères de celle-ci dans l’ancienne Grèce. Il nous faut réinventer la démocratie, voire l’appeler différemment pour ne pas mélanger les genres. Pour vous donner un exemple, je préférais vivre sous la dictature d’un Moubarak plutôt que sous la démocratie d’un Bush ou d’un Sarkozy ou encore d’un Culbuto. C’était le cas aussi d’une grande majorité d’Egyptiens maintenant qu’ils connaissent les affres d’une révolte captée par les théocrates.

 

La démocratie est morte, elle n’existe que dans les esprits embrumés de nos politiciens qui savent que ce mot est un laisser-passer pour faire tout et n’importe quoi à nos nez et à nos barbes sans que nous trouvions rien à redire. La démocratie n’est pas le laisser faire dans lequel nous vivons, où nous confondons les pseudo-libertés qu’on nous donne en pâture avec les vraies libertés fondamentales qui sont bafouées tous les jours tout aussi bien que la fraternité et l’égalité, en particulier devant la loi. Vous avez le droit de téléphoner, de vous déplacer, même de dire n’importe quoi mais surtout ne pensez pas, ne vous attaquez pas à cette administration liberticide et lourde et encore moins à ceux qui la manipule dans leur intérêt personnel, vous n’aurez aucune chance d’être entendu et encore moins d’être compris. Notre avis n’intéresse personne, nous ne sommes que des portemonnaies qui, de temps à autre, ont à choisir ceux qui vont nous vider.

 

Belle vie que la nôtre, êtes-vous heureux comme cela, riche de votre irresponsabilité totale devant les évènements qui parsèment votre existence ? Pas moi, alors je me bats…

 

A bon entendeur, devenez sourd…

 

Haroun.

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