Log In

Editôt ou éditard (51)

Entre nationalisation et privatisation, mon coeur balance

 

Il est difficile de prendre des décisions, c’est certain. C’est encore plus compliqué lorsque nous n’avons pas vraiment d’avis ou d’opinion sur le sujet concerné, qui nous demande de faire un choix entre telle et telle solution qui n’ont aucune, ou presque, signification pour nous. Il en va ainsi de nos gouvernants actuels qui doivent initier des actions mais ne savent pas ni comment ni surtout pour quoi. Le chef de file de ces indécis chroniques, du fait de leur absence d’idée voire même d’idéal, avec tous les avantages et les inconvénients si nombreux que cela représente, Arnaud Montebourg.

 

Yahoo-Dailymotion.jpg

 

Ce sinistre de l’enfoncement sous-productif fait partie de ce clan de gens qui se disent de gauche et qui ne sont finalement que des opportunistes qui se retrouvèrent à gauche par défaut, simplement parce qu’il n’y avait plus de bonnes places à prendre à droite. Preuve en est, si nécessaire et ce ne l’est pas, son attitude vis-à-vis de la cession potentielle entre les propriétaires de Daily Motion et Yahoo qui souhaiterait développer son positionnement concurrentiel au regard de Google qui est en train de prendre de belles distances par rapport à tous ses concurrents. Dans ce gouvernement de gauche qui ne veut pas nationaliser, qui ne veut pas s’opposer au patronat, qui refuse d’imaginer d’autres solutions économiques que celles, éculées, du libéralisme outrancier ou du collectivisme stérile, toutes deux privatives de liberté réelle pour les peuples qui se les font administrer telle une punition ou un clystère par leurs dirigeants sans cervelle. Pour respecter des engagements aussi stupides que ceux qui les ont pris sans réfléchir et surtout sans en mesurer les putatives conséquences, que ce soit pour l’Europe, ou pour tout autre participation à des organismes tels que l’OTAN par exemple, où nous avons souhaité augmenter notre participation et partager les prises de décision sans avoir aucune influence pour les détourner du point de vue américain sans cesse appliqué sans concertation ni discussion concrète et ouverte. Cette gauche caviar qui se remplit la bouche des mets que nous lui offrons de nos deniers propres sans jamais se poser la question de ce que voulaient ceux qui les ont mandatés aux places, si bonnes, qu’ils occupent si mal.

 

Alors Montebourg avait le choix, soit il se taisait et laissait faire une opération financière spéculative et monopolistique comme cela se passe depuis Mitterrand, sous le règne duquel la bourse et la spéculation n’ont jamais autant procuré de profits et de nouveaux produits financiers s’apparentant plus au casino qu’à tout autre chose. Soit il nationalisait Daily Motion pour la même raison qu’il a refusé cette vente, en affirmant que c’est une compagnie stratégique. Dans un cas comme dans l’autre il fallait avoir quelque chose dans le pantalon pour l’envisager. Malgré un arrosage quotidien de son entrejambe, rien ne pousse chez notre sinistre de l’enfoncement sous-productif. Il y a bien un espoir, avec toutes les fois où il se fait plus ou moins prendre par surprise et par derrière par son premier sinistre et ses collègues du gouvernement, il pourra peut-être trouver à se marier avec un des salariés de Florange qui voudra lui faire payer ad vitam aeternam ses interventions avec croissants mais sans emploi. Alors, comme à l’accoutumée on fait les choses à moitié, on dit non à l’acheteur mais on ne prend pas le bébé dans son giron pour empêcher d’autres acheteurs, moins gentils, d’avoir des velléités acquisitives à l’encontre ou au bénéfice, on ne sait plus, de Daily Motion. Je peux comprendre la méfiance de notre état gauchiste devant une nationalisation, quand on regarde à quoi ont servi les nationalisations faites à tour de bras par le premier gouvernement Maurois entre 1981 et 1983, on peut comprendre leur gêne. Cela n’avait en fait été utile que pour donner du boulot à tout un tas de copains et de cousins, de frères et de sœurs, d’époux et d’épouses, pour ensuite constater qu’ils étaient absolument incapables de gérer des affaires aussi importantes où des professionnels du profit à outrance étaient souhaitables, ce que fit la droite dès qu’ils reprirent les sièges momentanément occupés par ces pseudo révolutionnaires.

 

Une nationalisation est affaire trop sérieuse et donc à ne pas mettre entre les mains d’hommes politiques ni de spécialistes économiques. C’est comme la guerre, elle est trop sérieuse pour être donnée aux militaires. En cela Montebourg a eu totalement raison de ne pas nationaliser, d’autant plus que Daily Motion n’a rien de stratégique, absolument rien, ni d’ailleurs un nombre d’employés qui impressionne. Les entreprises stratégiques sont justement celles que notre état, manipulé par des voyous et des spéculateurs, va vendre pour capitaliser afin de financer des investissements, c’est en tout cas ce qu’il dit notre état déliquescent. Donc, on va vendre nos dernières actions chez EDF, SNCF, Orange pour financer je ne sais quel grand projet qui ne revêt absolument aucune importance si ce n’est que de procurer des commissions payées par les acheteurs et les entrepreneurs à leurs donneurs d’ordre pour préparer les prochaines campagnes, des municipales et européennes. Or la fourniture d’électricité à nos habitants est une fonction plus que stratégique, tout comme les transports ou les communications. Mais là on privatise aveuglément, sans discernement, sans réflexion, sans intelligence, juste pour gagner quelque argent. Vous allez donc devoir payer vos factures EDF à des fonds de pension américains qui auront acheté les titres de ces joyaux de notre couronne avec des dollars imprimés pour l’occasion mais qui n’auront bientôt plus aucune valeur venants d’une nation dont les dettes dépassent l’entendement, plus de 18 000 milliards de dollars. Mais que notre électricité dépende de l’étranger est plus que difficile à comprendre, non ? Idem pour nos transports nationaux par rail ou de notre téléphonie, toujours non ?

 

Nos menteurs gouvernementaux ne savent plus comment récupérer de l’argent afin de le gaspiller quotidiennement dans leurs ministères et assemblées et d’alimenter leurs comptes en Suisse ou au Lichtenstein ou encore sous les bananiers des îles des Bahamas ou des Caïmans. Ils sont prêts à nous vendre corps et biens à la finance internationale, au fait, n’était-elle pas l’ennemie de notre Culbuto 1er qui devait la mettre hors d’état de nuire ?

 

A bon entendeur, devenez sourd…

 

Haroun.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

WP to LinkedIn Auto Publish Powered By : XYZScripts.com