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Editôt ou éditard (61)

La semaine devrait être tranquille. Pépère est en vacances, son orchestre fait relâche aussi, il n’y a guère que les pauvres hères comme nous pour continuer de travailler alors que tout le monde est en plein farniente. Ce sera la semaine la plus calme de l’année, à n’en pas douter, même la période entre Noël et nouvel an est plus remuante que celle-ci. Je vais en profiter pour faire un point sur les demandes d’asile de Snowden, c’est sympa et reposant…

 

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Sachez que la Russie n’a accordé l’asile au « traître » américain, Edward Snowden, que dans son intérêt et dans l’opportunité qui se faisait jour, par cet évènement, de nuire au géant étasunien et de lui montrer que sa puissance ne suffisait pas à faire taire les Russes. Exemple qui se double de la livraison massive d’armes qui continue depuis la Russie jusqu’aux troupes de Bachir El Assad. La Russie n’a rien en commun avec les raisons qui ont fait que Snowden a préféré se faire bannir, que de livrer des populations entières aux griffes des multinationales américaines couvertes par leur gouvernement corrompu. De plus la définition de la liberté de penser, façon Poutine, est loin d’être celle prônée par les droits de l’homme, voire même des animaux. La France, très courageusement, a accepté de donner asile à une « femen ». Quelle grandeur d’âme, quelle abnégation, quelle honte. Comment peut-on agréer à une telle demande et renoncer à celle faite par un homme qui défend nos droits à une vie libre et privée. Je ne remets pas en cause les actions des « femen » qui sont à la fois courageuses et défenderesses des principes de toute société libre, mais je ne comprends pas que la nation des droits de l’homme, ou prétendument telle, rejette celle d’un autre défenseur de nos droits inaliénables. Nous avions eu le cas déjà avec Wikileaks, Julian Assange, qui ne trouva refuge nulle part, si ce n’est en Equateur. Comment un peuple peut-il être aussi égoïste que le français tout en ayant jeté les bases d’une société respectueuse de nos droits fondamentaux. L’avenir de nos démocraties ne passe-t-il que par des petits pays sous-développés, comme on dit ? Les pays industrialisés ne sont-ils plus capables de voir où sont les priorités de leurs nations et de ses habitants ? Aveuglés qu’ils sont de la recherche de profits, les gouvernements occidentaux, à la solde des compagnies multinationales, en ont oublié les raisons mêmes de leur existence et l’histoire qui les a précédé.

 

Le Nicaragua, la Bolivie, le Venezuela sont les seuls à avoir proposé à Snowden de vivre chez eux en toute liberté. Des pays qui ne sont pas complètement assujettis aux forces qui dirigent le monde, et à leurs affidés, des petits pays que personne ne regarde sans un sourire plein de compassion et de commisération, tellement ils sont éloignés de la définition occidentale et consumériste du bonheur. Ces pays-là sont vraiment des démocraties, quoiqu’en disent les journalistes à la solde des financiers qui détiennent leurs supports de presse. Ils ne sont guère parfaits, mais le sommes-nous, nous les donneurs de leçon de droits de l’homme, les guerriers de l’humanitaire, les envahisseurs de tous les pays qui possèdent les matières premières dont nous avons besoin ? Non, nous n’avons pas le droit de juger ces pays qui nous montrent le bon exemple, quelles qu’en soient les raisons, ils se sont opposés au grand monstre américain, au gendarme du monde, à la fois flic et voyou, pompier et incendiaire. Comme je l’écrivais hier au sujet du roi des hypocrites, Obama 1er, quelle démocratie défend-il ce bouffon grand et fourbe ? Sait-il au moins ce qu’est la démocratie ? Et notre Pépère, Culbuto 1er, que sait-il de la gauche, que sait-il de cette même démocratie qu’il a sans cesse en bouche sans jamais la pratiquer dans les actes ? Sait-il que le Général de Gaulle se faisait une gloire de résister à nos alliés américains, sachant qu’un véritable allié ne se comporte pas comme celui-là s’était comporté depuis la fin de la seconde guerre. Bien sûr le plan Marshall nous avait permis de sortir de l’enfer de l’après-guerre, mais ce n’était pas dans l’intérêt de la France que cela avait été fait. Non, ce n’était que dans celui, bien compris, de l’Amérique étasunienne qui désirait augmenter et garder un marché captif où ses produits et sa philosophie allaient trouver preneurs. Les Anglais comme les Américains n’ont pas d’amis, n’ont pas d’ennemis, ils n’ont que des intérêts, un point c’est tout. Ce sont d’ailleurs eux-mêmes qui le disent, je n’ai rien inventé.

 

Il ne reste pas beaucoup de pays vraiment libres, ceux-là ne peuvent être que des états auto-suffisants, il y en a peu, nous les voyons dans ces cas rarissimes où il est nécessaire de compter les vrais tenants de la liberté et de la démocratie. Même si le Nicaragua n’est pas un modèle démocratique, la Bolivie non plus, mais au moins le paraissent-ils grâce à leurs actes et leurs propositions, quand bien même sont-elles faites uniquement pour faire la nique au gros pachyderme américain. Dans tous les cas, ces actions devraient nous faire réfléchir, méditer sur notre propre définition de la liberté, celle pour laquelle tant d’hommes, d’un passé pas si ancien, ont donné leurs vies et souvent celles des êtres qu’ils aimaient.

 

Nous ne sommes que l’ombre de nous-mêmes, nous ne valons pas mieux que les décisions qui nous caractérisent. Quand des dirigeants prennent de mauvais jugements, les étrangers jugent que leur pays n’est pas digne. Quand Culbuto obéit béatement et stupidement à son faux-ami Obama, il ne fait que prouver que nous sommes un peuple de pleutres… Cela ne me convient pas ! Et vous ?

 

A bon entendeur, devenez sourd…

 

Haroun.

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