Log In

Editôt ou éditard (79)… A droite, droite !

Vous avez remarqué comme moi que la droitisation de la politique  est en marche dans tous les pays du monde. Oui, oui, je dis bien dans tous les pays du monde. La tendance droitière se généralise et pas uniquement dans le sens de notre Culbuto national, notre social-démocrate libéral, ils vont souvent beaucoup plus loin que notre petit gros. Par ailleurs on voit que la paupérisation des peuples est proportionnelle à cette dérive fasciste comme diraient nos anciens socialistes et nos nouveaux socio-démocrates…

 

fascisme.jpg

 

Tout d’abord peut-on affirmer que la misère s’accompagne toujours de cette mouvance qui mène une partie, plus ou moins importante, de la population à chercher dans une nouvelle forme d’autorité, souvent extrême ou qui s’en approche, un soutien à leurs conditions sociales qui se détériorent. Est-ce que, comme pour les enfants, les peuples se jettent dans les jupes de leurs mères ou derrière les mollets musclés de leurs pères pour y trouver à la fois refuge et assistance, amour et protection ? Quand nous voyons l’Espagne, qui est un pays dit civilisé, industrialisé, plutôt classé parmi les pays riches malgré un passage à vide relativement long et pénible, qui se recroqueville sur elle-même, qui renie ses engagements sur l’avortement, qui est sur le point de faire une loi interdisant les manifestations, on se dit que le franquisme n’est pas loin. Chez nous, quand on entend Valls et ses prédécesseurs au même poste, on est en droit de se poser la question « mais jusqu’où s’arrêteront ils » comme disait Coluche. Les anciens pays communistes tendent à retourner  vers une monarchie qui débute par une gentillette oligarchie teintée de mafia, la Russie comme l’Empire du Milieu se rapprochent lentement mais sûrement du tsarisme à la Poutine ou de l’empereur Puyi sous le déguisement Xi Jinping. Les exactions permanentes et les lois liberticides de leurs gouvernements ne sont que les prémices de ce qui nous attend tous.

 

Même si je peux comprendre que chacun ait ses opinions, le fait que ces mêmes opinions changent en fonction des états, social et financier, des membres d’une société m’effraie quelque peu. Cela voudrait dire que la situation financière d’un peuple en détermine ses tendances sociétales. Il me semblait que les idéologies, les concepts sociétaux étaient au-dessus de toutes ces données matérielles. Eh bien, non ! Cela signifie en clair que la richesse d’un être en conditionne son choix sociétal. En caricaturant, nous pourrions dire ; hier, j’étais un pauvre ouvrier, je me devais d’être communiste, aujourd’hui je suis pauvre ouvrier je suis FN puisque le parti communiste ne défend plus mes intérêts. Demain, je gagne au loto et je deviens un réactionnaire de droite qui souhaite abolir l’IVG et ne plus payer d’impôts. C’est triste, non ? De changer d’avis sans autre raison que sa condition sociale ou financière ? Cela est dû, bien évidemment, à la mort des idéologies à consonance marxiste-léniniste, qui maintenait l’espoir d’une révolution, d’un grand soir où dès le lendemain on raserait gratis et où le bonheur serait total. Mais, le succès du retour de la droite la plus conservatrice et réactionnaire aux affaires n’est justifié que par la désapprobation générale qui concerne le monde politique de nos pays, tous nos pays. Donnez-moi le nom d’un pays où tout se passe bien, où la corruption est maintenue fermement sous un niveau qui ne gêne pas le fonctionnement de l’état. Même le modèle employé par les bobos de gauche, de celle du caviar jusqu’à Mélenchon, qui prenaient l’Equateur pour un état à copier pour sa politique du bien vivre, vire à la croissance exacerbée, à l’exploitation maximale de ses avoirs en matières premières, à la construction d’une société dont l’inspiration est l’American Way of Death. Corréa a trahi son idéal comme pépère l’a fait avec le sien, s’il en avait un, cela va sans dire et ce que je ne crois pas. Pas un état au monde ne peut se targuer de respecter son propre peuple, de lui donner ce que celui-ci est en droit d’attendre de la part de ces gouvernants, de la probité, de l’éthique et du respect. Comment pouvons-nous espérer nous en sortir dans de telles conditions, dans de tels environnements, ce n’est pas gagné comme vous pouvez le voir.

 

C’est cette dilution de l’éthique et des morales traditionnelles qui rend nos sociétés perméables aux tentations égocentrées défendues par les adeptes du matérialisme à outrance et les apôtres du profit à tout prix. C’est triste à constater mais plus la société perd ses repères, plus elle tend vers la pauvreté, et plus elle est tentée de trouver un messie pour la sauver, et, à défaut de sauveur, de se livrer poings et pieds liés à la force brutale des dictateurs. Ce n’est que notre faute, nous avons laissé cela se faire, se réaliser sous nos yeux. Pour défendre notre confort et notre pseudo bonheur matériel, nous avons laissé les voyous qui nous dirigent mener le monde dans le mur. C’est de notre manque de contrôle, de notre assoupissement laxiste, de notre négligence coupable, que sont nées les velléités égocentrées et vicieuses de nos chefs, de nos élus. Ils se sont appropriés la république pour la mettre sur le trottoir duquel elle ne souhaite même plus partir tant elle s’y est habituée. Quelle tristesse ! Quelle souffrance à venir pour nos enfants qui ne méritent absolument pas ce que nous leur avons fait.

 

Nous sommes des monstres d’égoïsme sans cœur et sans scrupule, mais… Il n’est jamais trop tard et même… Mieux vaut tard que jamais… Debout les gars !

 

A bon entendeur, devenez sourd…

 

Haroun.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

WP to LinkedIn Auto Publish Powered By : XYZScripts.com