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Editôt ou éditard (84)…

La démocratie est un sport de riche. Ce n’est pas nouveau mais peu de gens osent le dire. Pour mettre en mettre en place une véritable démocratie il faut réunir un certain nombre d’éléments indispensables chez tous ceux qui y participent, en gros tous les citoyens du clan ou de la région ou encore du pays concerné. Ces conditions ne sont pas nombreuses mais l’absence d’une seule d’entre elles rend rédhibitoire tout espoir ou volonté de faire vivre longtemps la démocratie à naître prévue. Quelles sont ces conditions préalables et les avons-nous réunies chez nous ou ailleurs sont les varies et seules questions à se poser. Je me les pose…

 

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Lorsque l’on voit ce qui vient de se passer en Ukraine, nous sommes en droit de nous demander ce que l’avenir peut réserver à une nation qui chasse ses élus, qui avaient donc reçu l’approbation majoritaire du peuple par voie d’élection, pour l’unique raison d’un désaccord sur la participation ou non à un groupe fut-il la Communauté Européenne. Si la démocratie donne la stabilité par l’acceptation des minorités de la victoire de la majorité, ce n’est que pour éviter cela et en particulier les confrontations violentes, qui déciment les rangs de leurs participants quel que soient leurs rôles respectifs, dans la police ou chez les contestataires. La démocratie implique donc par axiome cette reddition des minorités vis-à-vis de la majorité. Reddition non pas honteuse mais choisie pour éviter le pire, ce que nous avons pu voir à Kiev ou en d’autres endroits de la planète au même moment et tous les Dieux savent que ces endroits sont plus que nombreux. Il apparait donc comme essentiel de remplir cette condition de base mais est-elle la condition fondatrice de la démocratie. Essayons de voir quelles sont ces conditions avant de les classer par ordre d’importance.

 

          Le fait majoritaire, la majorité impose ses vues aux minorités qui les accepte sans rechigner.

          L’intelligence, nécessaire pour comprendre à la fois les enjeux et prévoir les conséquences de nos actes et décisions.

          L’instruction, qui permet d’analyser et de décomposer rationnellement des données qui touchent aux différentes communautés qui vont composer la démocratie que nous espérons.

          La culture, pour assimiler toutes les raisons qui font fonctionner tel groupe humain différemment des autres. Au contraire de l’instruction qui précède, la culture autorise la spiritualité, les jeux de sensibilité, les émotions qui déterminent tel peuple vis-à-vis d’autres.

          L’égalité entre les membres de la société démocratique que nous souhaitons créer. Il ne s’agit pas d’une égalité collectiviste où tout le monde a les mêmes choses et gagne le même salaire. Il s’agit ici de l’Egalité principielle, celle qui repose sur les choix fondamentaux de tout être humain. C’est aussi celle, je devrais dire ce devrait être aussi celle de notre devise nationale.

          L’éthique, base de tout un agrégat d’autres qualités que nous souhaitons trouver chez nos gouvernants et représentants, comme par exemple la probité, la franchise, la responsabilité…

 

Voilà les points qui me paraissent les plus fondateurs de l’esprit démocratique. Il est vrai que si nous retirons l’un de ses ingrédients, nous pouvons prédire avec une marge d’erreur réduite que la démocratie qui en résultera n’en sera pas une ni même son reflet dans un miroir déformant. Or force est de constater que nous-mêmes, Français dits créateurs des droits de l’homme, ne respectons pas cette liste qui n’est peut-être pas exhaustive. Déjà ces six points ne sont pas parmi ceux qui caractérisent notre pseudo démocratie. Bien sûr, c’est ici mieux qu’ailleurs, mais est-ce assez ? Pourquoi devons-nous nous contenter d’une parodie de démocratie alors que nous pourrions en avoir une vraie ? C’est toute la question. Pour en revenir à nos points cités ci-dessus, peut-on les classer et les mettre, comme prévu, dans l’ordre qui semble le plus logique ?

La réponse est définitivement non ! Si chacune de ces conditions est réellement rédhibitoire, il ne peut y avoir de classement, elles sont toutes de même importance, et possèdent donc toutes la médaille d’or et sont exæquo sur la première marche du podium. Personne ne peut garantir le respect de la démocratie si les gens qui sont choisis par le peuple ne remplissent pas, chacun, toutes ces conditions. Bien entendu, je vous entends déjà, oui mais nous ne sommes pas des saints, nous avons tous nos qualités et nos défauts… Certes, mais personne ne nous oblige à vouloir représenter nos frères, c’est notre choix et nous devons l’assumer complètement en tout cas pour ceux que cela intéresse. Cela nécessite un esprit de sacrifice au lieu du lucre de nos représentants actuels, du courage au lieu de la lâcheté de nos représentants actuels, de la volonté au lieu de la faiblesse de nos représentants actuels, de la générosité au lieu de l’égoïsme de nos représentants actuels… Je vous laisse réfléchir sur les recoupements possibles entre les points énoncés et ceux dont nos gouvernants font preuve quotidiennement… Déception attendue, déception reçue, aucun d’entre eux ne cumule la totalité des conditions et certains n’en ont aucune.

 

Ce n’est pas être un saint que de suivre un tel chemin de vie, et quand bien même le serait-ce, il n’est pas interdit de se tromper, il est seulement interdit de tromper les autres, surtout ceux qui nous ont fait confiance.

 

A bon entendeur, devenez sourd…

 

Haroun.

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