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En avant, marche ! A gauche… Droite !

Après les vœux de Culbuto 1er, qui nous en ont appris énormément sur sa capacité à multiplier les mots pour ne rien dire, nous avons toutefois eu la confirmation que les bons vœux qu’il nous souhaitait n’étaient là que pour annoncer la dureté, la difficulté majeure que représente l’an nouveau pour les Français de façon générale, à l’exclusion des banquiers, laboratoires pharmaceutiques, compagnies pétrolières et autres sociétés multinationales ainsi que des réfugiés fiscaux que sont les Arnault, Depardieu, Delon, j’en passe et des moins amusants… Merci pour vos vœux mon bon roi, mais je n’en veux pas, gardez-les pour ceux que vous avez trahis, dont je ne fais et ne ferai jamais partie !

 

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En revanche je ne vous présente pas les miens monsieur le président (avec des minuscules pour respecter sa taille et sa personnalité), en effet, ce n’est pas dû à ma mauvaise éducation mais simplement parce que je sais que pour vous, tous les vôtres et vos pareils, l’année sera bien évidemment bonne puisque vous vous servez à la source, la caisse de l’état étant NOTRE caisse, remplie de NOTRE argent qui représente NOTRE sueur et nos pertes de pouvoir d’achat. Donc, vous n’avez pas la nécessité de nos encouragements pour cette galère qui s’annonce à tous sauf aux politiciens et leurs commensaux, leurs bailleurs de fonds et la voyoucratie qui en dépend. Ça c’était juste pour les vœux, mais, ô chance que vous avez, je voulais aussi vous parler de votre façon d’être de gauche qui m’amuse beaucoup. Cela amuse moins ceux qui furent vos électeurs mais, moi, je rigole à gorge déployée en attendant que vous nous égorgiez tous sur l’autel des profits de vos « nouveaux amis », les riches.

Vous vous souvenez sûrement de l’article que j’avais fait sur un des conseillers de notre Culbuto national, Emmanuel Macron associé-gérant à la banque Rothschild et Cie. Ce qui est vrai pour ce banquier est vrai aussi d’une façon tristement générale, les conseillers de notre président sont tous très proches des grands groupes multinationaux tout comme les conseillers de ses collaborateurs ministres et sous-ministres. Vous comprenez donc pourquoi la réforme bancaire est plutôt diluée voire gentille pour les banquiers en question. Vous entendez aussi pourquoi la compétitivité façon gauche droitière à la Gallois a été aussi généreuse pour les entreprises et effacée pour les employés. Notre président respecte plus l’argent et les amis que sa philosophie de gauche qui ne lui a servi qu’à une seule chose, ravir la politesse au voyou qui le précédait dans les fonctions qui lui sont, très temporairement, dévolues. Le scandale de Florange a été un révélateur de sa pensée droitière qui s’oppose à sa façade électorale gauchiste. Sans être convaincu par les sornettes que nous chantent le Mélenchon, un peu usé et dépassé dans sa méthodologie, il faut bien avouer que Culbuto nous a tous bien roulé dans la farine. Les adorateurs du grand soir doivent être déçus. Mais, vous n’avez aucune excuse, je vous avais prévenus bien avant le premier tour des présidentielles mais vous étiez tous tellement contents, autant que moi, de voir partir le nain, coupable aux mains pleines, que vous étiez prêts à croire n’importe qui qui disait n’importe quoi…

Maintenant, nous le savons, Culbuto 1er n’est pas de gauche ! Question… Qui est de gauche dans le gouvernement ? Hamon ? Montebourg ? Même pas, ils sont au maximum à l’extrême centre gauche, ce qui est loin de la gauche, à des années lumières de Mélenchon, Poutou et compagnie. Hamon tient plus à sa place qu’à ses opinions, mais Montebourg nous réserve-t-il des surprises ? Le camouflet que Ayrault, le clown blanc associé à notre empereur Auguste, lui a infligé va se payer un jour ou l’autre. Le Montebourg est trop poli pour être honnête, il a encore besoin de monter dans l’estime populaire avant de réellement ruer dans les brancards et d’emmener la charrette et ses marchandises dans le mur pour finalement tomber dans le caniveau. Sa nationalisation temporaire est une bonne idée mais malheureusement trop à gauche pour plaire à un président qui veut tout d’abord plaire aux marchés et à ses pairs.

Ceci m’amène à constater que les idées prônées par nos partis extrêmes sont parfois bonnes. C’est triste à dire mais c’est comme ça. Pourquoi est-ce triste ? Parce que les grands partis se sont faits un métier de décrédibiliser les projets, les idées suggérées par tous les autres partis politiques. L’état a des fonctions majeures que seul, lui, peut assumer, des fonctions qui lui reviennent de droit dans l’intérêt du peuple qu’il est chargé de défendre. Je suis pour la liberté mais cela ne m’empêche pas de penser que certaines filières ne peuvent être mises entre les mains de gens qui ne pensent qu’à leurs intérêts personnels. Par exemple, la gestion de la monnaie, les banques qui passent plus de temps à spéculer qu’à mettre de l’huile dans les rouages de l’économie et des petites entreprises qui pérennise justement l’état. Il y a aussi les transports, terrestres, aériens, ferroviaires. Il m’a toujours paru incroyable d’avoir à payer pour emprunter des autoroutes amorties depuis longtemps et entretenues de la pire façon par des sociétés qui n’en ont jamais financé un centime mais qui encaissent des profits à foison grâce à l’amitié que les gouvernants de l’époque leur portait. L’instruction publique, la défense, la sécurité sont aussi de ce genre que seul un état peut contrôler. Ce sont des activités dites régaliennes.

Pour sortir d’une situation difficile et en particulier lorsqu’un chef d’entreprise fait du chantage à notre état, celui-ci peut et même doit se défendre et défendre son peuple qu’on insulte au travers de lui. Mais pour cela il faut tout d’abord avoir des opinions marquées et les respecter. Ensuite, il est nécessaire de posséder le courage démesuré de se battre contre les systèmes établis et leurs valets. Pour continuer mais sans toutefois en finir, il ne faut pas craindre de tenter de nouvelles expériences sans penser aux quolibets dont on peut devenir la victime, ne pas avoir peur du changement, des solutions nouvelles ou à trouver. La nationalisation temporaire aurait pu être une de ces nouveautés dont la France aurait été utilisatrice, après d’autres, mais en y mettant un peu de notre gouaille et de nos manières respectueuses des droits des citoyens qui font de notre pays une nation originale parmi le concert assourdissant de lamentations des nations placées sous le joug des marchés et de l’American Way of Life et de sa consommation forcenée et exponentielle.

Hollande-Culbuto 1er, tu as perdu l’occasion de rentrer dans l’histoire, il te restera la sortie des artistes dans quatre ans, la même sortie qu’emprunteront tous les hommes politiques à la merci des financiers et des corrupteurs de tout poil.

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

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