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En route pour la social-démocratie…

logo-ps.pngComme on l’a déjà vu et dit, Hollande va représenter le PS à la présidentielle de 2012. On connait le programme de son parti, qu’il a signé, comme tous les chefs de file et cadres du groupe politique dont on n’a jamais autant parlé que depuis ces dernières semaines. Ce fameux programme, dont la droite veut dire le plus grand mal à entendre ses barons, va-t-il oui ou non être réalisable, si oui en sera-t-il pour autant réalisé ? Sinon, pourquoi l’a-t-on fait tout en sachant qu’il ne le serait pas ou ses rédacteurs seraient-ils si incompétents qu’ils ne s’en soient pas encore rendu compte ?

 

Que d’interrogations pour nos esprits de lobotomisés, mais le moins qu’on puisse dire c’est qu’elles sont intéressantes non ? Il s’agit quand même de l’élection du président d’un des cinq pays membres permanents du conseil de sécurité, membre influent (et guerrier) de l’OTAN, de l’ONU, de tout un tas de « grands machins » comme appelait l’ONU notre meilleur Président de la Vème République, en fait le seul Président qui eût mérité de l’être. C’est mon point de vue, non pas politique mais humain, je suis vieux jeu, j’aime le vrai sens de l’honneur, le respect de soi et des autres, la noblesse de cœur, le sens du devoir, tous ces ingrédients qui ont fait de De Gaulle ce qu’il était en tant qu’homme d’Etat. La politique devient supportable quand elle est faite par des êtres de cette grandeur, même quand on ne partage pas tous leurs points de vue voire aucun. Ils forcent autant le respect qu’ils sont rares.

 

Donc, excusez-moi de cette digression volontaire, revenons aux « facebookistes » que nous sommes. Nous avons la chance d’être des gens importants, je ne sais pas en vertu de quoi mais tant mieux pour nous… Les Français désignent leur président, si possible, il devrait avoir un programme et des ambitions pour notre pays qui puissent à la fois nous mener au bonheur moral aussi bien qu’au confort matériel. C’est presque le cas…

 

Une des qualités évoquées depuis le début des primaires au sujet de François Hollande, est son consensualisme. Que grand bien lui fasse… En clair, cela signifie qu’il crée l’harmonie autour de lui en n’hésitant pas à moduler son avis et à accepter ceux d’autres que lui. En résumé c’est un homme de dialogue et de négociation. Ceci entraine qu’il devra faire le grand écart entre son aile centre gauche et les révolutionnaires montebourgeois… Souple le François, très souple. De toute façon, lui-même n’étant pas un bolchévique mais plutôt un tendre social-démocrate porté à une démocratie sociale et généreuse, il fera plus de concessions sur sa droite que sur sa gauche mais il en fera assez pour garder son rassemblement indiscuté et indiscutable. Où veux-je en venir vous dites-vous ?

 

Eh bien c’est simple, ce sera une gestion saine et tirée au cordeau, peut-être, mais elle se fera sur le dos de ses électeurs qui attendent autre chose que le consensus, qui attendent en fait du bonheur, toujours plus d’argent, moins de travail, plus de droits et moins de devoirs. Et pourquoi pas puisqu’on n’arrête pas de les leur promettre de campagne en campagne… Personne ne leur dit la vérité, que leur avenir sera fait de sang et de larmes, pour eux et pour leurs enfants. Bon, je dramatise un peu mais rien qu’un peu. La crise n’est pas une crise, elle est une dépression qui naquit en 2007, fût confirmée en 2008 et est continuellement confirmée, chaque jour au regard des informations tronquées et truquées qu’on nous assène. Mais malgré les coupures, les oublis, les mots cachés, ceux voilés, rien ne nous empêche de réfléchir et de comprendre par nous-mêmes que le vide laissé par les adeptes du politiquement correct et les menteurs politiciens de tout poil et de tout bord, que ce vide a un sens, à nous de le découvrir, de réfléchir et de nous documenter pour ne plus être membre du peuple des lobotomisés…

 

En conclusion, la gestion sociale-démocrate ne convient pas à une dépression surtout si les peuples concernés, c’est à dire tous, ne sont ni informés, ni prévenus, ni préparés à ce combat sans commune mesure avec les petites crisettes que nous avons traversées jusque là, même la dépression des années trente sera une douce berceuse en comparaison de ce qui nous attend si nous continuons à ne faire semblant de rien.

 

Un lobotomisé averti en vaut… Je n’ose pas le dire…

 

Haroun.

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