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Encore verts… malgré leur âge

Il en est de la politique comme de la climatologie, tout peut s’en dire sans jamais être responsable des erreurs de prévision ou d’analyse. Qui aurait pu croire que les verts, déjà fondus dans la masse nauséabonde des soutiens à la politique d’austérité de culbuto, seraient capables d’inventer la trahison positive ? Ils soutiennent sans soutenir mais en disant que c’est une preuve de soutien… Et du coup le Cohn-Bendit se fâche et part sans vraiment partir. Ca, c’est de la politique ou je n’y connais rien.

 

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La corruption avant d’être matérielle doit être intellectuelle. L’acceptation de l’avalement de couleuvres plus grosses que des cobras dans le but de conserver ses maroquins est la preuve que ce premier stade est déjà atteint et dépassé par les verts qui ne le sont plus vraiment. Ce qui fait la richesse d’une équipe est l’amalgame des différences de ses membres à des fins de réussite commune. Comme nous pouvons le constater, l’esprit d’équipe de la bande au pouvoir est non seulement contestable selon le principe énoncé mais est caractéristique du « fais ce que je te dis mais ne fais pas ce que je fais de culbuto et son orchestre ». Eux ont le droit de faire régner une rigueur qui ne va que s’accentuer durant les années à venir alors qu’ils avaient promis le contraire, mais leurs alliés doivent obéir au doigt et à l’œil sans mot dire et adopter cette nouvelle stratégie choisie sans leur consentement.

 

Plusieurs choses sont à regarder de près dans ma dernière phrase… Le PS a promis relance et bonheur à ses électeurs avant d’être élu par eux. Il a ensuite ruiné les espoirs de ces malheureux en faisant ce que tous les sociaux-démocrates et libéraux savent faire, c’est à dire développer les inégalités via une cure d’austérité bien pensée. Ce qui est éprouvant dans ces faits, ce n’est pas la rigueur qui nous est imposée mais le fait qu’on nous a menti, qu’on nous a trahi par des propos dont ceux qui les prononçaient savaient qu’ils ne seraient pas respectés. En fait la social-démocratie fait ce qu’elle sait faire, le seul reproche que nous pouvons lui faire est son manque d’honnêteté.

Par ailleurs, toujours dans cette phrase, le PS pense que ses changements de stratégie seront forcément entérinés, voire encouragés, par ses alliés alors que ni concertation ni information ne leur ont été communiqué. C’est du Stalinisme, je décide et parce que vous êtes mes alliés, vous acquiescez, un point et c’est tout. Le PS est un étrange social-démocrate, un peu autoritaire peut-être… Cela en dit long sur les alliances possibles avec le PS, comme à l’accoutumée, ce sont ceux qui parlent le plus de tolérance, dialogue, et plus si affinité, qui les pratiquent le moins.

 

Alors que les verts fassent sécession, c’est bien mais on s’en moque, ils ont déjà vendu leur âme au diable. Que ce soit la première ministre de l’environnement qui se fait jeter comme une malpropre pour des questions de forage de la Shell en Guyane, les magouilles qui entourent le refus de culbuto pour l’exploration des gaz de schiste mais qui continuent de plus belle, les OGM dont on sait que les études faites par les industriels, dont le criminel en série Monsanto, ne sont d’aucun intérêt et ne reflètent que leur appétit démesuré de profits financiers, les verts nous ont prouvé leur inadaptation à la défense de notre environnement. Ce qui les intéresse c’est d’être au gouvernement et de préparer une plus grande réussite lors des prochaines consultations électorales en utilisant les moyens et la puissance gouvernementaux. Cohn-Bendit a raison de quitter (mais sans le quitter vraiment, art préféré des verts) le navire comme un rat qui aurait peur de la peste. Cela dit, ses propos n’ont aucun intérêt, ce gauchiste est devenu plus social-démocrate que culbuto, il veut sauver l’Europe et l’euro en acceptant la rigueur prônée par ses vieux compères. Ce type a toujours été un opportuniste et le restera ad vitam aeternam. Le pire est que, qu’il parte ou pas, qu’il gesticule ou pas, on s’en fout, il ne représente rien de plus que des bavardages stériles voués à la défense de son siège au parlement européen.

Alors que la planète se meurt à petit feu devant les yeux écarquillés de nos enfants, les verts tergiversent à qui mieux mieux.

Que les « cocus » des dernières élections de 2012, présidentielle et législatives, dorment en paix, la gauche plurielle s’occupe de tout et en particulier de leur femme mise sur le trottoir, la république. Après un président voyou nous avons un président escroc, ça c’est du talent.

 

Ce parti est aussi inutile qu’un pansement sur une jambe de bois, comme tous les autres partis d’ailleurs.

 

A bon entendeur, devenez sourd…

 

Haroun.

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