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Et la TVA sociale ? Je ne comprends pas la question…

Ca y est notre petit gars de l’Elysée s’est jeté dans la bagarre… Pas officiellement bien entendu, il veut nous faire un scénario à la Hitchcock mais l’intrigue est éventée et nous avons découvert les plans cachés dans les plans de ce petit candidat qui a de grands espoirs… La candidature réelle est-elle prévue pour la fin du mois ? Quel suspens ! Je n’en dors plus…

Sommet-social-a-l-Elysee.jpgAlors, évidemment, nous avons eu droit à quelques mesurettes de derrière les fagots, préparés initialement pour l’embrasement de la vraie candidature, mais il y a le feu au lac, il faut y aller parce que les sondages… Ouh lala, ça fait mal… Comme il n’est pas étonnant de voir subitement notre petit président et son orchestre se mettre finalement au travail dès qu’une campagne électorale s’annonce, je propose une idée…
Puisque nos gouvernants ne fonctionnent que les 8 à 10 mois qui précèdent les élections majeures de notre pays, présidentielles et législatives, et que ces deux élections sont organisées, jusqu’à une prochaine dissolution, au même moment tous les cinq ans, il suffirait de faire ces mêmes élections chaque année. Comme cela nos dirigeants politiques seraient obligés de travailler et réfléchir en permanence… Voilà une idée qu’elle est bonne, n’est-ce pas ?

C’est vrai ça, après quatre pleines années à donner des raisons d’être encore plus heureux aux riches actionnaires des multinationales qui financent surement les campagnes électorales, il était temps de penser aux pauvres, qui ne financent pas les campagnes mais les salaires de nos voyous de gouvernants, élus et autres « laborieux » invités à la table des menteurs de la République.

Pour en revenir aux mesures prises hier, elles sont forcément intéressantes, même si elles ne résolvent rien sur le fond. Elles peuvent effectivement sauver la situation pour quelques temps mais elles ne pourront pas se pérenniser surtout si la crise, comme je le crois, est là pour encore un bon moment. Pour ce qui est du financement, il semblerait que les sous seront pris sur le budget des copains mais on ne sait pas qui sera la victime. C’est toujours étonnant de voir qu’on peut faire des tas de propositions sans que personne ne s’émeuvent sur la façon de les financer. Ce qui serait bien, serait de prendre cette somme, de plus de 400 millions d’euros, sur le budget de la santé et de l’éducation, comme ça on formera les chômeurs et on déformera les jeunes qu’on achèvera ensuite dans des hôpitaux désaffectés. Aujourd’hui, je n’ai que de bonnes idées, hein ? Il faut que je me méfie, les ministres et le petit risquent de me prendre au sérieux. Le sens de l’humour n’appartient qu’aux êtres doués d’intelligence.

Au fait, et la TVA sociale, le petit de l’Elysée a perdu la mémoire ou alors, c’est encore cette manie du secret et des plans fait en catimini qui le reprend, depuis qu’il est passé par le ministère de l’intérieur, il se prend pour Fouché, c’est vous dire… Dans tous les cas, il a bien évité le clash prévisible et prévu avec les syndicats en omettant d’en parler comme de « la compétitivité » qui cache son vrai nom qui serait plutôt « la baisse des salaires ». Il a bien fait, de toutes les façons, nous sommes tellement galvanisés par ce petit gars de l’Elysée qui se bat comme un beau (petit) diable pour garder sa place, de choix il faut bien le dire.
Il va nous jeter un peu de poudre aux yeux, de temps en temps, pour nous faire passer dans de « bonnes conditions », pour lui, les 94 jours qui nous séparent du premier tour qui verra son expulsion, sa mise sur orbite définitive, sa salvatrice éviction du pouvoir. A la fin du mois il nous parlera, dans 10 jours il communiquera aux syndicats, comme à la France entière, son projet sur la compétitivité et tout ça nous rapproche de la date fatidique.

Ce qu’il nous faut, mon petit gars de l’Elysée, ce sont des gouvernants qui travaillent d’arrache-pied en permanence, de leur élection au départ de leurs fonctions. Nous n’avons pas besoin de metteurs en scène de mesurettes qui répondent plus à des besoins immédiats de campagne que d’une vraie politique offensive de l’emploi. En fait, toutes les décisions prises par ce petit président ont toujours été réactionnelles, c’est à dire qu’elles répondaient à un problème précis et limité sans envergure. Cette réponse a toujours été disproportionnée et se faisait par un étalement de mouvements et d’établissement de lois et de décisions qui n’avaient pas lieu d’être. Par exemple, ce n’est pas parce qu’on vole un sac à main, qu’il faut en interdire le port par les femmes, devant les caméras de télévision qui bavent d’émoi devant tant de hardiesse…

Donc, en conclusion, le sommet, finalement pas si haut que cela, ne fût même pas atteint et cette tentative d’escalade, dans les sondages, ne devraient pas porter plus de fruits qu’une montagne qui accoucherait d’une souris. La politique ce n’est pas cela, c’est la gestion des intérêts des membres qui composent la Nation, de tous les membres, pas seulement des copains et des bailleurs de fonds.

N’est-ce pas ce qui manque le plus à nos politichiens, la profondeur, la volonté de se mettre au service des électeurs (et pas le contraire) et enfin la probité.
D’ailleurs, dès que le petit sera parti, comment va finir sa carrière avec l’affaire Bettencourt ? Bien malin qui le sait… Mais ces gens là s’en tirent toujours, leurs avocats connaissent mieux les juges que le droit…

Haroun.

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