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Et si nous fermions nos gueu…

Par moment il me semble que le monde tourne à l’envers, que les Français en particulier marchent sur la tête. Quand j’entends les complaintes incessantes des lobotomisés qui m’entourent sur des sujets aussi divers qu’avariés. Partant de la fiscalité pour aller jusqu’aux politiques de l’immigration et étrangère, depuis les larmes versées sur une Europe morte née et des membres de cette association de malfaiteurs encore plus zombies que des néandertaliens en goguette, les raisons ne manquent pas de se lamenter… mais, est-ce utile, n’est-ce pas simplement une mauvaise habitude franco-française ?

 

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A quoi servent les pleurs et les grincements de dents ? Simplement à occuper nos esprits embrumés et les divertir d’une quelconque souffrance, le temps que nous passons à nous plaindre est un temps où nos douleurs, les raisons supposées de ces plaintes, passent au second plan, juste après les jérémiades en question. Donc se plaindre atténue la douleur me direz-vous ? Oui, et c’est la raison majeure pour laquelle les franchouillats passent le plus clair de leur temps à jérémier, pour diminuer leur supplice. Maintenant, a-t-on le droit de se plaindre si nous sommes la source des maux qui nous accablent ? Par exemple si j’allume une cigarette lorsque je fais le plein de carburant de mon véhicule, je ne dois pas pleurer si tout s’embrase et moi avec, c’est une conséquence dont la probabilité augmente en fonction de mes décisions personnelles dont celle de craquer une allumette dans une ambiance explosive. Pourquoi cet exemple navrant dans un article qui souhaite parler de notre nécessité de toujours gémir de tout ? Parce que nous n’avons jamais que ce que nous méritons, nous ne pouvons nous plaindre que d’une seule chose, de nos choix personnels ou collectifs, en sachant que les choix collectifs ne sont que l’agrégat de nos choix personnels. Personne ne nous oblige à prendre les décisions que nous prenons et quand bien même on nous y forcerait, il nous restera toujours le suicide pour échapper à des conséquences qui ne seraient pas celles que nos décisions auraient impliquées. Vous allez dire que je suis excessif et vous auriez totalement raison de le dire, en fonction surtout du politiquement correct auquel on nous a tous habitués. Il n’est pas politiquement correct de dire que nous sommes responsables de ce qui nous arrive, il est interdit même de le penser car cela reviendrait à saper les fondements de notre société d’irresponsables et de pleutres, dont les meilleurs représentants sont ceux que nous élisons pour nous mener dans le mur. Nous savons tous, sans aucune exception, sauf les handicapés mentaux qui seront les seuls excusés de ma part, tout ce qui nous attend, nous ne souhaitons simplement pas  faire face à cette triste réalité, nous tournons le dos à nos responsabilités en rejetant la ou les fautes sur nos dirigeants, sur la société, sur Pierre, Paul ou Jacques (sans aucune animosité contre les Pierre, Paul et Jacques), mais jamais, non jamais sur nous. Nous sommes comme les assassins du sang contaminé, responsables mais pas coupables, donc irresponsables.

 

Quand mes frères fiscalisés osent prétendre être surpris des élucubrations fiscales, de l’ingéniosité de nos fonctionnaires de Bercy, des mensonges de Moscovici, ils se mentent à eux-mêmes. On a le droit d’être surpris une fois, la première, mais pas à répétition comme c’est le cas depuis plus de quarante ans. Mon père me disait : « chacun peut se faire baiser une fois par une personne, chacun peut se faire baiser dix fois par dix personnes différentes, mais si quelqu’un se fait baiser dix fois par la même personne, c’est qu’il aime ça… » Nous aimons ça, nous adorons ça à tel point que nous ne mettons même plus de petites culottes, ou de slips pour les hommes, afin d’être toujours prêts à toute éventualité. Nous ne sommes plus capables de nous prendre en charge, d’assumer ce que nous sommes, ce que nous souhaitons, ce que nous voulons, si toutefois nous sommes encore capables de décider par nous-mêmes de ce qui nous importe. Mais, me direz-vous, qu’ai-je donc à proposer pour attaquer comme cela toute une population d’écervelés qui attendent des autres ce qu’eux-mêmes ne veulent pas faire ? Je propose que nous fermions tous nos gue… oups, nos bouches, que nous cessions de nous regarder le nombril en nous disant que nous sommes les plus malheureux du monde, que nous regardions la réalité dans les yeux, avec courage, avec ténacité et la ferme volonté de nous sortir par nous-mêmes de nos mauvais pas. Si nous ne sommes pas capables, en toute solidarité humaine et sans y mêler de politique politicienne, de descendre dans la rue pour dire que cela suffit, que nous ne jouons plus à tous les jeux de nuls auxquels nos gouvernants nous obligent à participer sans jamais avoir une chance de gagner. Et même si nous ne sortons pas de chez nous, et comme je l’ai déjà maintes fois répété, il suffit de tout arrêter, de rester chez soi, sans allumer la télé ni la radio, sans aller travailler, sans envoyer les enfants à l’école, sans faire de courses ou le moins possible… Imaginez un peu, des villes mortes, des usines arrêtées, des bus vides, des métros inutiles, des magasins fermés faute de personnel, des trottoirs occupés uniquement par des animaux errants, rien nulle part, le vide sociétal le plus inhabituel. Faire durer cet état de non-vie économique pendant le temps qu’il faut pour que l’état se disloque, que les gouvernements tombent, que les puissants tremblent. Même l’armée ne pourrait intervenir et forcer qui que ce soit à faire quoi ce soit. Plus d’électricité, plus rien ne fonctionnerait pendant le temps que nous souhaiterons, la vie s’arrêterait sauf pour tout ce qui est médical ou qui aurait des conséquences vitales sur nos congénères.

 

Une fois cet objectif atteint, il ne faudra plus rien garder de notre vie passée et réinventer une nouvelle société, de nouveaux rapports entre les gens, de nouvelles façons de survivre tous ensembles, dans le respect de chacun et sans les barrières sociales totalement fausses et truquées avec lesquelles on essaie de nous faire perdurer aujourd’hui…

 

Excusez-moi, je rêve éveillé… Bien sûr, rien de tout ceci n’arrivera, nous sommes bien trop lâches, nous avons tellement peur de perdre nos smartphones et nos petits conforts. Nous avons tellement crainte de souffrir…

 

Mais alors ! Fermons nos gueules et ne nous plaignons plus.

 

A bon entendeur, devenez sourd…

 

Haroun.

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