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Etre social sans être socialiste ou même de gauche…

Avec notre habitude, fâcheuse, de tout mettre en boîte, de tout vouloir classer selon des critères qui ne sont pas les nôtres mais ceux imposés par un système qui se veut manipulateur, ne nous étonnons pas de voir les Français penser qu’on ne peut être social sans être de gauche. Etre égoïste, intolérant, raciste, non charitable, etc… sont les preuves qu’on est de droite…

gauche_droite.jpgCes raccourcis arrangent les deux grands partis politiques français, l’UMP et le PS. C’est à eux que profitent ce crime intellectuel et humain. Il est vrai que depuis 1989 la droite conservatrice et libérale a prouvé qu’elle manquait de réflexion sociale en donnant la priorité au profit au détriment de l’homme.
Petit rappel historique, la distribution des aides sociales n’a jamais été aussi forte que durant les trente glorieuses, c’est à dire entre 1945 et 1980, période où la droite avait un pouvoir total sur l’économie et une présence politique encore renforcée par le respect dû au Général de Gaulle et à son établissement de la Vème République. Savez-vous que Valéry Giscard d’Estaing, premier président à concevoir et à instituer la traîtrise comme moyen de gouvernement, ça n’a plus arrêté depuis et même empiré, ce président donc a plus augmenté en 7 ans les charges des Français pour une redistribution sociale que François Mitterrand en 14 ans. Or, VGE était de droite et FM était supposément de gauche, VGE a d’ailleurs chèrement payé sa trahison vis-à-vis de ses alliés conservateurs. C’est sous le règne de Mitterrand que la bourse a été la plus généreuse depuis la fin de la dernière guerre et c’est aussi grâce à son œuvre que le culte de l’argent roi a pu naître et croître sans souci.
Il est dommageable pour les Français de ne pas s’intéresser à leur propre histoire, qu’elle soit contemporaine ou plus ancienne.

Alors, comment s’est imposée l’idée maîtresse que la gauche est généreuse et la droite cupide ?
Le meilleur support de cette dichotomie, un peu simpliste, repose sur les bases historiques de la création de la gauche par l’entremise des écrits et actions des philosophes révolutionnaires de la fin du XIXème siècle, Marx et Hegel en particulier. Par  réaction contre un système qui s’enrichissait sur le dos des enfants et des adultes qui travaillaient sans relâche pour des salaires de misère, les idées révolutionnaires ne pouvaient que progresser. Dans les écrits de ces philosophes, la distribution des biens, prélevés aux riches, à toutes les populations d’ouvriers et de pauvres de toutes origines allaient dans le sens de cette générosité absolue que les masses de travailleurs souhaitaient de tous leurs vœux. Mais, le vrai démarrage de cette situation politique relativement moderne se situe à la Révolution Française. En effet, à l’époque des premières assemblées populaires, qui voyaient le tiers état participer pour la première fois efficacement à la gestion des affaires de l’Etat, l’hémicycle contenait tous les élus depuis les royalistes jusqu’au plus sanguinaire des révolutionnaires, je vous laisse deviner où se trouvaient des gens comme Danton ou Robespierre. Or les royalistes étaient à droite de la salle et plus on était à gauche plus on était révolutionnaire extrémiste. Voilà l’origine de ce découpage aussi stupide que complètement faux. On peut être de droite et généreux et être de gauche et cupide, il n’y a pas de raison logique à sectoriser des comportements humains de manière aussi élémentaire.

Depuis 1989, les idées qui poussent le système à aller dans le mur reposent sur l’argent roi, le profit à tout prix. Les marchés ont eu le pouvoir et nos politiques, sur toute la planète, ont non seulement laisser faire mais aussi huiler les rouages de ces dérives pernicieuses. Ils les ont encourager en dérégularisant toutes les bourses et les marchés financiers, en livrant pieds et poings liés l’épargne du monde à la spéculation, dans le seul but de générer des profits outranciers à l’avantage de quelques personnes, amies des pouvoirs en place, qui s’enrichirent à milliards en quelques années au détriment d’une équité disparue des économies nationales.

Et, en fait, c’est de cela dont il s’agit, d’équité, de justice. On ne parle pas de politique lorsque la sécurité sociale disparait peu à peu, que les retraites sont mises à mal par l’effet conjugué de la mauvaise gestion et de la spéculation, non il ne s’agit pas de politique et encore moins de droite et de gauche, on parle d’êtres humains, de femmes, d’enfants, d’hommes qui vivent et respirent le même air que nous. Nous n’avons que faire des clivages artificiels qui permettent aux deux gros partis français de se partager épisodiquement la manne offerte par le peuple qu’ils ruinent et désespèrent. Nous voulons passer à autre chose.

Enfin, je dis « nous » mais je devrais dire « je »… Je ne sais pas ce que les Français veulent et à voir leur résignation, je pense qu’ils iraient à l’abattoir si Sarkozy et Hollande le leur demandait. Nous sommes en train de devenir comme nos « amis » américains qui, malgré une animosité reposant sur une jalousie maladive, sont notre modèle de société, en tout cas celui de Sarkozy et son orchestre. Celui de Hollande est un peu plus social mais pas trop, nous avons vu les derniers effets du gouvernement par la gauche avec Jospin et elle n’a fait que la même politique que celle qui aurait été menée par la droite. Mêmes écoles, mêmes fondamentaux sociétaux, mêmes résultats décevants et alarmants.gauche_droite2.jpg

Aux USA la règle est simple…
– Pas de sécurité sociale.
– Pas de retraite.
– Pas de chômage.
– Pas d’arme aux bébés de moins

  de 6 mois.
– Pas d’impôt.
Est-ce cela que nous souhaitons en France, permettre aux plus riches de s’enrichir encore et toujours plus devant des gens qui ne peuvent même plus compter sur la solidarité nationale. Et c’est de cela que je parle, de solidarité entre tous, ce n’est pas du communisme ou du socialisme, c’est seulement de la justice et de l’équité.

Aucun de nos candidats, ne souhaitent changer de société, je parle bien entendu des grands partis. Les révolutionnaires attardés, coincés dans leur doctrine éculée et qui a fait ses preuves, comme la Le Pen, bloquée dans son racisme et sa sécurité primaires et faciles à vendre à des Français effrayés, sont les seuls à désirer bousculer le système établi mais pour mettre quelque chose de pire à la place. C’est pas gagné comme vous pouvez le voir.

La solution consisterait, dans un premier temps, puisque nous n’avons pas l’imagination nécessaire à trouver des idées nouvelles, de réappliquer les principes sociaux que nous utilisions durant les trente glorieuses et malgré le manque de croissance, qui ne reviendra jamais comme elle était, mais grâce à une gestion saine, équitable, chiche de ses deniers et loyale, nous pourrons de nouveau parvenir à la cohésion sociale que nous demandons depuis longtemps.

Haroun.

1 Comment

  1. tiot Répondre

    salut

    et si les partis s’entendaient pour sauver le pays d’une catastrophe économique?

    On m’a répondu uniquement lorsque les poules auront des dents !

    C’est pas gagné…….

    bonne soirée

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