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Face de Bouc…

Quand Facebook prit son envol sur les marchés financiers en mettant une partie de son capital entre les mains des spéculateurs, mis à part les éternelles escroqueries et autres délits d’initiés et droits préférentiels accordés à « des amis », c’était déjà en soi une mauvaise affaire. Pourquoi ? Parce que…

 

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Face de bouc est en train de se faire supplanter par les réseaux sociaux plus adaptés à la téléphonie mobile. Son inventeur, aussi malin soit-il, n’a jamais développé ce secteur de son activité relationnelle. Or, nous nous apercevons maintenant que ce réseau va plafonner assez rapidement avant de renverser la tendance qui l’a fait croître si rapidement. La téléphonie mobile a pris le pas de façon irréversible sur l’ordinateur et surtout depuis l’avènement des tablettes tactiles du type Ipad et Samsung. Peut-être que les volontaires d’une mise sur le marché du titre en question le savaient-ils et qu’était donc arrivé le moment fatidique où ils pouvaient pigeonner tous les gogos qui ont payés au plus haut ce qu’ils auraient eu quelques mois plus tard à des niveaux bien inférieurs. L’argent fabrique des escrocs, ou plutôt les escrocs savent que c’est par l’appât du gain qu’ils trouveront leurs meilleures victimes.

 

Forts de leur analyse de la décadence prochaine du site à la mode pour l’instant, la mise sur le marché les enrichit et ils n’ont plus qu’à gérer la descente aux enfers pour continuer à profiter encore quelques temps des œufs d’or de cette poule édentée.

Un des moyens de préserver une chute trop rapide est d’attaquer un marché qui n’est pas encore trusté par les propriétaires de Smartphones. Quels sont les marchés encore hors d’atteinte de ce face de bouc tentaculaire ? Le premier et le plus porteur est celui des enfants. Ce sont eux qui sont devant leurs ordinateurs, souvent pour jouer, alors que leurs ainés ont passé ce cap pour aller jouer sur leurs téléphones mobiles. Par enfant on entend, ceux qui ont besoin de sociabilité, entrainés qu’ils sont justement par leurs ainés, qui souhaitent aussi communiquer toutes les broutilles qu’ils réalisent à longueur de journée avec force photos, vidéos et autres démonstrations de leur adaptation au monde de la consommation auquel ils ne savent même pas qu’ils ont adhéré. Ils ont entre huit et quinze ans en fonction de leurs capacité et maturité personnelles.

 

Le second marché, mais là tout est à inventer, repose sur les enfants de zéro à huit ans. Je ne doute pas que nos « amis » marketeurs de tout poil ne trouvent des moyens d’exploiter ce filon, comme ce fût déjà le cas avec l’invention du téléphone portable pour enfants, avec couleurs, boutons simplifiés, etc.

 

Le troisième marché est lui aussi en devenir, il touchera une clientèle inattendue mais ô combien intéressante, les mal voyants et les aveugles. Face de bouc en braille devrait naître bientôt des cerveaux lobotomisés des ingénieurs et marketeurs. Comment, je n’en sais rien, je ne suis ni ingénieur ni marketeur.

 

Le quatrième marché est le monde très développé du règne animal, je parle ici bien évidemment des animaux de compagnie. Mais pourquoi ne pas imaginer aussi un face de bouc fermier où les vaches pourront appeler sur Internet leurs maîtres pour les aider à vêler ou pour demander une plus grosse quantité de produits chimiques dont elles sont gavées.

 

Comme vous le voyez, l’avenir appartient aux gens d’imagination et non pas à ceux qui se lèvent tôt qui, la plupart du temps, ne sont que de vils ouvriers qui n’ont pas le temps ni la nécessité de communiquer quoi que soit tant leur vie est difficile à gagner.

 

Gentils spéculateurs, vous allez perdre de l’argent, d’abord parce que toutes les bourses sont vouées à baisser tant la crise montre son agressivité et aussi parce que le prix que vous avez payé correspond au plus fort de ce que ce titre peut représenter. En fait, le risque de perdre est beaucoup plus grand que celui de gagner et c’est pour cela que les banquiers et courtiers de toutes banques et obédiences poussent les petits porteurs à en acquérir. Les profits sont réservés aux gros investisseurs pas aux petits épargnants victimes de techniques de ventes éprouvées et efficaces.

 

Amis de l’épargne, sachez perdre avec noblesse et que vos pleurs n’emplissent pas le monde d’un bruit disgracieux. Ce sera pire la prochaine fois, c’est une façon de se rassurer, non ?

 

A bon entendeur, devenez sourd…

 

Haroun.

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