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G20 – crise de la dette – crise financière et plus si affinité…

logoG20new.gifCrise de la dette, crise financière, crise de l’euro, crise grecque, crise… crise… crise quand tu nous tiens ! Il parait que nous avons des problèmes, heureusement le G20 est là… Ce qui est surprenant, c’est le nombre sans cesse grandissant des comités, réunions, conférences et organes ; FMI, Banque Mondiale, G7, G8, G20, réunion en urgence de chefs d’état, de premier ministres, de ministres, de conseillers…

Pour ce qui est de l’OTAN (en emporte le vent), l’ONU, et de leurs myriades d’organisations parallèles et filiales, de tous ces organes au-dessus des pays et de leurs lois, il est difficile de dire jusqu’où vont leurs tentacules fort nombreuses et non contrôlées, en tout cas pas par les peuples…

Résultat : plus ils sont nombreux… Plus ça va mal… Est-ce logique ?

 

OUI ! Bien sur… Mais, me direz-vous, comment est-ce possible, tout ça n’est-il pas fait pour nous aider ? Eh bien, non ! En suis-je bien sur ? Oui, et plus de jour en jour…

 

Avant de pénétrer dans le monde brumeux de mes réflexions, je voudrais vous faire un petit rappel qui me semble important, peut-être encore plus important que les problèmes eux-mêmes. Dans le monde, encore plus en France, nous avons l’habitude de tout mettre en boîte et de rendre ridicule tous les modes de pensée qui n’épousent pas le politiquement correct habituel, je dirai même conventionnel.

Un exemple ? Essayez de parler des tours jumelles du World Trade Center de New York, tentez désespérément de demander pour quelles raisons il n’y a jamais eu de seconde enquête alors qu’une catastrophe de ce type aurait dû mobiliser tous les ingénieurs du pays. Si vous faites cela, si vous vous posez des questions, on vous opposera immédiatement un jugement sans appel en disant que vous faites allusion à la théorie du complot. Le fait simple de dire cela vous classe immédiatement dans la position du benêt qui pose des questions imbéciles. Et hop, vous passez pour un débile et vos questions n’ont donc plus aucun intérêt, circulez il n’y a rien à voir…

Pareil pour tout, vous faites une réflexion sur les étrangers et vous êtes un raciste. Et hop, vous passez pour un nazi et vos questions n’ont donc plus aucun intérêt, circulez il n’y a rien à voir…

Si vous dites qu’on devrait remettre les banques en ligne avec leur vrai métier, vous êtes de gauche. Et hop, vous passez pour un révolutionnaire et vos questions n’ont donc plus aucun intérêt, circulez il n’y a rien à voir…

 

N’est-il pas possible, chez nous, de se poser des questions et d’y donner des réponses qui soient logiques et qui n’entrainent pas forcément des jugements partisans qui tuent l’envie de réfléchir. C’est peut-être ça que recherchent les partis politiques tous confondus pour ne laisser aucune place à d’autres solutions que celles, surannées, de ces partis archaïques qui refusent de voir le moindre bien chez leurs adversaires.

 

Alors, essayez de lire mes propos avec un esprit ouvert, oubliez le politiquement correct et essayez de réfléchir. Je sais que je n’ai pas forcément raison mais l’intérêt n’est pas d’avoir raison ou tort. L’intérêt en question repose sur une réflexion personnelle, la plus personnelle possible, qui ouvre et épanouit votre horizon. Quand nous avons un but, qu’est le plus important, de l’atteindre ou de parcourir le chemin qui nous y mène ?

 

Alors, le G20 va-t-il nous aider à sortir de la crise ?

Le G20 représente 85 % du commerce mondial, les deux tiers de la population mondiale et plus de 90 % du produitG20_FRANCE_2011_EN_resized.jpg mondial brut (somme des PIB de tous les pays du monde). A voir cette litanie de qualités économiques on pourrait croire que oui, eh bien non !

Pourquoi ? Parce que les pays émergents et coulants qui le composent n’ont pas d’autre solution que celle déjà connue depuis le XIXème siècle et appliquée de façon drastique au XXème : la reprise par la relance de la consommation.

 

Mais quelle consommation, ne voyons-nous pas, lobotomisés que nous sommes, que nous crevons de la consommation qui a spolié et pollué notre planète exsangue de ses ressources. Que voulez-vous que l’on fasse, qu’on ait 2 voitures chacun, 6 téléphones portables, 3 lave-vaisselle, que sais-je encore ? Il arrive un moment où nous devrions être satisfaits et prendre le temps d’apprécier ce que nous avons au lieu de toujours courir après le plus…

Evidemment, ce n’est pas un raisonnement économique « normal » mais il ne s’agit pas de respecter une quelconque définition de l’économie selon un concept bien précis, il s’agit de la logique de la vie, du respect de la vie, de l’amour de la vie. L’économie est devenue un concept par elle-même et s’est détachée de ceux à qui elle doit bénéficier, les Hommes.

 

Le G20 n’a que faire des hommes il est le reflet de la mondialisation achevée depuis déjà des décennies et ceux qui pensent qu’elle est en cours se trompent. La seule chose que les USA ont transmis au monde entier est la consommation qui elle-même est mère de plusieurs vices comme l’oisiveté. Elle pousse à la recherche inextinguible du profit, à la corruption, à l’exploitation de tout et de tous de façon illimitée. Elle assoit, dans notre société, le pouvoir des possédants sur ceux qui aimeraient posséder aussi.

 

Je vous ai vu, vous avez dit immédiatement que je suis antiaméricain et altermondialiste. Mais non, ne résumez pas les choses à des clichés. Les Américains sont comme les autres, lobotomisés, et je n’ai rien contre eux, si ce n’est que leur impérialisme économique et politique les rendent détestables mais ce ne sont pas les américains eux-mêmes mais plutôt le moyen que certains d’entre eux ont développé pour assouvir leur besoin de puissance. Mais nous avons les mêmes chez nous, partout, le gang des sociétés multinationales qui n’ont d’autre intérêt que leur avidité de profits, comme si les milliards, tristes morceaux de papier sans autre valeur que celle qu’on leur donne, pouvait apporter quelque chose à long terme. L’antiaméricanisme, l’alter mondialisme ne sont que des réactions épidermiques contre les abus de notre société de consommation.

 

Mais on ne peut bâtir une société par la négation d’une autre, il faut être plus créatif, plus intelligent et moins victime de la lobotomisation générale.

 

Haroun.

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