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Gaza… ne va pas du tout ! Israël non plus ! Et nous aussi !

Pendant que les Européens se débattent dans leurs faux problèmes psy et leurs vrais soucis financiers, les Gazaouis et les Israéliens se jettent des bombes et des obus sur leurs têtes respectives et vides de toute réflexion profonde sur la nécessité de vivre ensemble sur notre petite terre. Bien sur les extrémismes, quels qu’ils soient, remplissent ce vide intersidéral qui garnit les cerveaux des lobotomisés que nous sommes. Plus nos cervelles sont creuses et plus elles sont faciles à manipuler, c’est une question de remplissage.

Que nos idéaux soient religieux, politiques ou tout autre, nous sommes condamnés à vivre ensemble, que nous le souhaitions ou non. Bien sur nous pouvons toujours imaginer être capable de débarrasser notre monde de ceux que nous n’aimons pas mais l’histoire nous prouve que les génocides ne bénéficient pas, dans le long terme, à ceux qui les commettent. Peut-être une espèce de justice divine, je ne sais pas, mais c’est comme ça. Alors, lisons nos livres d’histoire et essayons de trouver des moyens d’expulser nos haines, nos rancœurs, nos désirs d’absolu, autrement qu’en massacrant nos frères humains. Bien sur je rêve, je suis un dangereux utopiste qui croit encore que l’homme peut, naturellement, faire le bien. C’est bien là mon erreur, le bien ne se fait jamais naturellement mais il faut y mettre sa volonté, son courage, sa ténacité, et parfois cela ne suffit toujours pas. Le mal se fait, lui à l’inverse, tout à fait spontanément, sans même la nécessité de le vouloir et même de le penser. Il suffit de ne rien faire pour aider quelqu’un, devant nous dans le besoin, pour déjà entrer dans le monde noir et misérable du mal. Le bien se pense, le mal s’impose.

Bien entendu, la guerre n’est que l’expression la plus visible et la plus dramatique de la haine de l’autre, mais encore faut-il bien comprendre que les raisons qui la font exister peuvent être bonnes pour ceux qui les cultivent. Sinon la feraient-ils ? Ou alors n’y croient-ils pas mais, dans cette mesure, cela sous-entend qu’ils utilisent leurs pseudo bonnes raisons pour convaincre les esprits faibles du bienfait de la faire, on appelle cela de la manipulation. Tant que la guerre rapportera plus que la paix, cette paix ne sera jamais possible. Même la paix a été valorisée dans notre société qui est devenue la comptable de toutes nos actions, nos pensées, nos émotions, enfin tout, hélas, trois fois hélas.

Quand je vivais en Egypte, j’étais toujours étonné de voir que les extrémistes coptes étaient aussi vindicatifs que leurs frères musulmans. Leurs arguments étaient les mêmes, seuls les mots demandaient à être changés, pour les uns l’ennemi était « les chrétiens », pour les autres « les musulmans ». Ils pensaient de la même façon, si on peut appeler cela penser, et en supprimant les mots cités ci-dessus de leurs phrases, on ne saurait de quel côté ils se situeraient. Amusant, non ? Non, pas amusant du tout… Triste à mourir !

Heureusement, cela va apporter de l’argent à nos pays industrialisés dont les affaires dépendent beaucoup des industries de l’armement. Le chômage n’est pas près de toucher les usines de munitions, d’armes et de tout ce qui sème la mort et la destruction. Il faut savoir ce que l’on veut, non ?

Pour en revenir aux échanges de douceurs dont font preuves les Israéliens et les Palestiniens les uns envers les autres, mais croyez-vous que la compétitivité nous amène autre chose que la haine de l’autre aussi, évidemment sans les armes mais le mal fait est aussi profond, destructeur et dangereux. Que fait de nous cette compétition permanente, omniprésente y compris avec nos plus proches alliés ? Tout le monde devient notre ennemi, ce que nous vendrons ne sera pas fabriqué ni vendu par nos voisins. Ce que nous gagnons n’est que la perte de notre partenaire. Comment peut-on envisager une Europe dont les états membres se disputent les mêmes clients pour des produits identiques ou presque. ? Comment peut-on croiser le lundi son collègue espagnol et tout faire dès le lendemain pour lui ravir sa clientèle et ses revenus ? Surtout si la manière de le concurrencer est un montage financier qui vise à une mise en état de pauvreté de ses propres employés. Cette concurrence devient une bataille dont le gagnant sera celui qui aura le plus appauvri son peuple ? Jolie guerre que voilà, messieurs les politichiens.

Pour ma part, l’Europe a toujours été montée à l’envers et tant que nous n’admettrons pas nos erreurs nous n’essayerons jamais de les réparer. Mais, l’Europe n’est pas la seule, j’ai quelques fois l’impression que le monde tourne à l’envers dans son entier…

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

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