Log In

Hollande et Obama puent le gaz…

Les pays riches et industrialisés, quoique pour ce qui est de l’industrie il y aurait beaucoup à dire, sont confondus. On vient de se rendre compte de façon à la fois claire et positive qu’ils étaient dirigés par des gens sans aucun scrupule et qui peuvent dire tout et son contraire en quelques mois, semaines, heures, minutes, secondes… d’intervalle. Ils sont réversibles comme les manteaux et imperméables du même nom. C’est pour ça qu’ils ne s’usent pas… et qu’on les garde longtemps… trop longtemps ?

 

syrie-masque-gaz.jpg

 

La Syrie, tant adulée hier et tant décriée aujourd’hui, avec son dictateur, long comme un jour sans pain et rigide comme la pierre, vient de franchir le cap de la ligne rouge dont le dictateur américain, Obama 1er, avait parlé il y a quelques mois. Avec son index, levé et pointé sur le milieu du front de Bachar El Assaad, il avait annoncé qu’il se mettrait vraiment en colère au cas où la ligne rouge de l’utilisation des armes chimiques était avérée à l’encontre des rebelles syriens. Alors là, on a tous eu peur, le gris Obama (il faut du courage pour être noir) en était devenu pâle et nous aussi par la même occasion. Le monde trembla d’effroi et tremble encore, mais de spasmes de rire. Tout ce cirque attire mon attention sur plusieurs points que je vais reprendre dans mon ordre de préférence.

 

Les armes chimiques :

Pourquoi les armes chimiques sont-elles pires que les tortures arbitraires de Guantánamo ? Pourquoi les armes chimiques sont-elles pires que les munitions, de petit et gros calibre comme des obus, faites d’uranium appauvri et qui firent les belles morts des Irakiens, des Afghans, des rebelles du Mali et du Sahara occidental, munitions qui, je vous le rappelle, sont utilisées par les forces américaines, anglaises et françaises de façon continuelle sur les terrains d’opération récents ? Pourquoi les armes chimiques sont-elles plus mal vues que n’importe lequel des bourreaux des dictatures déchues ou à déchoir ? La torture est certainement plus noble que les armes chimiques car elle s’apparente plus à l’artisanat, elle demande un raffinement, un art, une passion dans son exercice, alors que les armes de destruction massive, comme leur nom l’indique, touchent plutôt à l’industrie de la mort. On touche là à la différence qu’il y a entre un poulet élevé au vrai grain de maïs, libre dans une basse-cour, et celui déplumé, incapable de marcher, bourré d’antibiotiques et autres produits chimiques aussi. Le quel préféreriez-vous déguster ? Celui qui a des vrais muscles qui nous régalent les papilles ou l’autre, celui qui nous traite sans qu’on le veuille contre des maladies que nous n’avons pas encore. Non, mes amis, en vérité je vous le dis… oups, je me prends pour qui là ?… Non, mes amis, il vaut mieux être torturé par un artiste, un vrai, un fignoleur, plutôt que d’être gazé par un dictateur.

La guerre est sale et tous les instruments pour la faire le sont aussi. Il n’y a pas plus de méchanceté à utiliser les gaz que la bombe atomique comme le firent les Américains, ou encore le napalm comme le firent les Américains, ou encore les bombes à fragmentation comme le firent les Américains, ou, comme je le disais ci-dessus, à se servir d’uranium appauvri qui laisse des conséquences sur plusieurs siècles et même génétiquement et que les Américains le font toujours également. Non, en fait, les riches ont tous les droits et les autres non. Nous, Franchouillats, on a de la chance, on est, pour l’instant, du bon côté du manche… Mais, pour combien de temps ?

 

Les scènes de mort

Il faut se méfier des images d’horreurs que nous montrent tous les guignols qui se promènent avec des caméras. Beaucoup de gens se font prendre, grâce à leur compassion naturelle, au piège de l’immédiateté des réactions qu’on leur impose. Bien sûr, il est proprement écœurant de voir des gens se faire assassiner, pour rien, dans les rues de leurs quartiers, je le conçois. Mais encore fait-il que ce soit vrai. Tout le monde, les combattants comme nos hommes politiques savent utiliser les médias pour ce qu’ils savent le mieux faire, nous gaver d’images sans nous expliquer ce qui les a générées. En Egypte, les frères musulmans ont exhibé des images de cadavres que nous avions aussi vus dans un film montrant des morts en Syrie, d’où sont ces personnes qu’on nous montre sans aucune retenue ? Tous, nous savons jouer avec « Photoshop », tous nous savons envoyer des images et des textes à la vitesse du son, mais sommes-nous certains que ce que nous relayons est bien ce qu’on a dit ou nous a-t-on trompé ? Et maintenant cela devient encore plus compliqué lorsque les mêmes armes sont entre les mains des deux parties en présence.

 

Je ne défends pas les dictateurs, en fait je ne défends personne, si ce n’est nous-mêmes lorsqu’on nous empêche de penser. Je dis simplement qu’il ne peut y avoir deux poids deux mesures. Si une arme est sale, toutes les armes le sont, et si les gaz sont si répréhensibles, pourquoi les Américains en font-ils et où les stockent-ils ? Il ne peut y avoir de bonne et de mauvaise tuerie, dès que nous touchons au premier cheveu d’un être la barbarie commence. Je vous rappelle que le XXe siècle a été le plus barbare de tous les temps depuis des millions d’années que la terre existe et que les Américains, comme les Français et les Allemands ont utilisé des gaz pendant presque toutes leurs guéguerres.

 

Il ne faut pas croire sans contrôler et surtout il ne faut pas oublier ce que nous sommes avant de juger les autres sans craindre un jour de nous faire juger de même.

 

A bon entendeur, devenez sourd…

 

Haroun.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

WP to LinkedIn Auto Publish Powered By : XYZScripts.com