Log In

Hurler avec les loups !

Hurler avec les loups est un sport national en France. Les journalistes, aussi peu professionnels que corrompus par leurs ambitions personnelles, créent de l’information presque aussi naturellement que les porcs créent du fumier. Un réseau de blanchiment d’argent sale, plus exactement provenant de la drogue, a été démantelé, est-il vraiment nécessaire d’en parler sur tous les tons et de nommer des gens sans qu’on ait la preuve d’une quelconque culpabilité ? Je n’aime pas hurler avec les loups !

 

wolf.jpg

 

Bien sur leur devoir d’information est omniprésent dans leur conscience professionnelle, qui doit avoir d’autres choses à se faire pardonner que ces peccadilles. Vous voyez comme il est facile de mettre en doute la qualité des gens… Ce qui me trouble, c’est que des noms, pas tous, ceux qui font vendre du papier surtout, par exemple cette élue des verts prises dans la nasse journalistique, sont jetés en pâture à la vindicte populaire. Car croyez-vous que le vulgum pecus se donne le temps de la réflexion, non, il juge, sans savoir, sans chercher, sans comprendre, parce que notre société ne veut plus perdre du temps à cela. Il nous faut des informations et c’est tout. Qu’elles soient bonnes ou mauvaises, on préfère les mauvaises, qu’elles soient réelles ou fictives, on ne prend pas le temps de BIEN les contrôler, qu’elles ternissent à jamais la réputation de gens qui en resteront certainement choqués, peu importe les tribunaux trancheront si nécessaire et ce qui est pris n’est plus à prendre.

 

Que cette élue et d’autres notables se soient livrés à des compensations avec des voyous qui commercent de la drogue et de la finance entre le Maroc, la Suisse et la France, pourquoi pas. Ce n’est pas la première fois que les choses deviennent sales dès qu’on parle d’argent non déclaré. Comment peut-on imaginer que de l’argent liquide, dont la provenance exacte est inconnue, soit propre ? Ce qui est propre est généralement connu, tant sur la source que sur le cheminement des sommes considérées. Dans nos sociétés industrialisées où les flux financiers sont la plupart du temps organisés entre banques, qui sont des voyous aussi bien sur mais ayant pignon sur rue, il est facile de trouver les traces de toutes les opérations réalisées. Si l’on choisit de travailler avec des montants en espèces, on est bien obligé de trouver ces liquidités chez des gens qui en ont. Ceux qui en ont le plus sont effectivement les trafiquants de toute sorte, qui n’acceptent que des paiements en cash, comme disent les habitués. Il n’y a donc pas besoin d’être grand druide pour comprendre que, dès que nous parlons d’argent liquide en quantité importante, seul l’argent sale peut intervenir. Par ailleurs, pourquoi prendre le risque de transporter de l’argent en numéraire si les opérations que nous faisons sont honnêtes et déclarables, à défaut d’être déclarées. La seule chose qui semble sûre repose sur la netteté un peu légère des transactions faites par ces notables en question. Donc, était-il nécessaire de les nommer et de les montrer du doigt comme de dangereux personnages, membres de réseaux mafieux, touchant à la drogue et à son négoce ? La réponse est non ! Définitivement non !

 

Que ces gens aient de l’argent caché en Suisse est déjà un problème pour eux dès qu’ils souhaitent réintégrer ces sommes sur le territoire national. Car s’il n’a pas été déclaré au départ, il sera difficile de l’expliquer à son retour. Et notre fisc se fera une joie de pénaliser les tricheurs. Mais cette punition est suffisante pour le délit qu’ils ont commis et cela ne les rend pas criminels pour autant, heureusement.

Le problème évoqué dans les médias est donc celui du retour en France de ces fonds, maintenant, l’autre extrémité de l’écheveau est comment ces gens ont-ils passé cet argent en Suisse et d’où ont-ils tiré cet argent ? Autres questions qui vont intéresser le fisc et qui risquent aussi d’avoir des conséquences néfastes pour ces dissimulateurs aux yeux de l’état. Mais encore une fois, il s’agit là de délit et pas de grande criminalité. Ces délits sont de l’ordre de la sphère privée et ne méritent donc pas une si grande communication.

 

Vous voyez, par cet exemple, comment on occupe nos esprits sur le dos de pauvres bougres, qui ont donné les prétextes à la curée des journalistes et autres prévaricateurs patentés des médias, afin de nous détourner des vrais problèmes de notre société. Tout prend un parfum de scandale, tout devient monstrueux, alors qu’il n’y a aucune justification à cela.

 

Seule consolation à ces faits aussi lamentables que parfaitement hors la loi, ces gens qui ont triché vont le payer maintenant, sauf peut-être l’élue qui a peut-être le bras plus long que ses collègues d’infortune. Ce ne serait pas étonnant…

 

Venant des « verres », je trouve que la coupe est pleine…

 

A bon entendeur, devenez sourd…

 

Haroun.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

WP to LinkedIn Auto Publish Powered By : XYZScripts.com