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J’ai magouille qui me gratte !

Le scandale que représente l’affaire Tapie entache, une fois de plus, la crédibilité de nos hommes politiques, leur probité, leur éthique. Malheureusement je ne crois pas que ces mots fassent partie de leur vocabulaire, ils sont retirés des dictionnaires distribués aux étudiants de l’éna et des filières qui touchent aux sciences politiques et sociales dès la première année. Je ne vous referai pas un discours (voir un de mes précédents articles sur ce sujet) sur les différences entre légalité, honnêteté, morale, je crois que tout s’explique par l’exemple.

 

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Et, encore une fois malheureusement les exemples ne manquent pas. Hier soir dans l’émission d’Yves Calvi, une fois de plus aussi, des personnalités échangeaient sur l’affaire du tristement connu Tapie. Cet homme qui passa de commercial à ministre en transitant par la chanson, avant et après sa reconnaissance publique. Cet homme qui fut aux affaires ce que les hyènes sont aux cadavres, fut ministre d’un président de gauche. Florentin par l’esprit, Mitterrand n’avait pas, malgré ses tentatives maintes fois répétées, réussi à devenir le champion du monde de la malhonnêteté mais il n’est pas passé loin, Berlusconi a beaucoup plus de talent que lui et y est arrivé. Voilà une équipe drôlement réputée pour ses magouilles et ses entreprises aussi étranges qu’enrichissantes pour eux bien entendu, Mitterrand et Tapie, ça c’est une équipe ou je n’y connais rien. Il faut tout de même rappelé que Mitterrand fut le seul président de notre république bananière qui connut un de ses premiers ministres suicidé, mais on ne sait pas par qui, Bérégovoy, un conseiller qui se suicide dans les murs même de l’Elysée, de Grossouvre, un ami intime qui fait le fricfrac du siècle dans l’embrouille de la Société Générale, Pelat qui meurt opportunément avant de dire exactement ce qui s’est passé dans cette gigantesque escroquerie et bien sur les noms de ses complices et donneurs d’ordre, un ministre des finances qui détourne les fonds de la MGEN célèbre mutuelle des étudiants, Dominique Strauss-Khan, l’homme qui possède des slips à cran d’arrêt avec attache rapide en plus de ses qualités de voyou, un ministre, si tant est qu’on puisse l’appeler ainsi, Bernard Tapie qui profita de l’amour de son mentor Mitterrand pour le pouvoir et l’argent pour dépouiller toutes les entreprises sur lesquelles il a posé les mains. Quand j’entends dire que le pôvre Tapie s’est fait escroquer par le Crédit Lyonnais je crois rêver. Il n’a pas dépensé un centime pour acheter la compagnie Adidas, cet achat fut financé, sur ordre de l’Elysée, en totalité justement par le Crédit Lyonnais. Alors, même s’il est vrai que légalement il peut user des lois pour faire valoir des droits qui n’ont rien d’honnête ni d’éthique, cela ne retire en rien le caractère ordurier de sa démarche. Comme quoi, mieux vaut voler légalement que travailler honnêtement.

 

Maintenant que Mitterrand est décédé, Tapie trouve encore le moyen d’être protégé par des gens de droite et pas des moindres, des guéant, Sarkozy, Lagarde et certainement bien d’autres dont certains de gauche dont nos propres ministres actuels et peut-être même jusqu’à notre président qui a mouillé sa chemise pour protéger Lagarde. Que font tous ces gens, ensembles, dans la même poubelle, que dis-je poubelle une décharge serait plus juste ? Que sait le Tapie, sur lequel on aimerait bien s’essuyer les pieds, pour trouver des alliés dans tous les camps et qui l’engraissent aux frais des contribuables français ? Que doivent tous ces beaux parleurs de la politique et des affaires français à ce Tapie volant dans toutes les poches de ceux qui l’entourent ? Nous sommes en droit, que dis-je en droit, en devoir de demander des comptes à toute cette clique, de leur faire mordre la poussière s’ils ne participent pas à la mise au jour de toutes ces opérations louches, ces traquenards financiers, ces complicités hors du commun voire incroyables entre des voyous et des gouvernants aux plus hautes responsabilités de l’état.

 

Je l’ai déjà dit plusieurs fois et vous pourrez retrouver cela dans d’autres de mes écrits, Napoléon fit bâtir le Code Civil en trois mois par quatre juristes, Cambacérès dirigea la commission qui était composée, par arrêt consulaire du 18 août 1800 (24 thermidor an VIII), de deux juristes maîtrisant le droit coutumier oral, Bigot de Préameneu et Tronchet, ainsi que deux juristes dominant la pratique du droit écrit, Maleville et Portalis. 36 lois et 2 281 articles, organisés en 3 parties consacrées aux personnes, aux biens et à la propriété, et rédigés dans un style clair et concis pour éviter toute ambiguïté : le Code civil est « un corps de lois destinées à diriger et à fixer les relations de sociabilité, de famille et d’intérêt qu’ont entre eux des hommes qui appartiennent à la même cité  » (Portalis : Exposé général). Le développement du droit nous a mené à une société qui ne peut plus rien faire sans tomber dans les travers et les embuches que les dizaines de Codes nous organisent et qui permettent aux plus riches et aux plus malins de ne jamais assumer leurs responsabilités. Le droit est la meilleure façon de pénaliser les petits mais certainement jamais ceux qui peuvent se payer des avocats qui sont les amis de ceux qui ont fait ces lois qui nous trahissent tous les jours et trahissent leur fonction première qui est de protéger le peuple.

 

Laisserons-nous encore longtemps ces codes et ce droit iniques maîtriser nos vies et nous rendre esclaves de ceux qui les ont conçus ? La réponse est, pour l’instant… Oui, par absence de courage et de volonté !

 

A bon entendeur, devenez sourd…

 

Haroun.

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