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Je me méfie… nance internationale

Hier, journée de la lutte contre l’austérité, a vu les peuples espagnols, grecs, portugais, italiens descendre dans la rue, pour exprimer leur mal de vivre sous une austérité toujours grandissante, une fiscalité confiscatoire accompagnée de baisses de revenus qui touchent parfois, comme en Espagne, les 35 % de diminution. Les Français ne sont pas descendus dans la rue en grand nombre mais…

 

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A en croire Monsieur Pujadas et les différents reportages qui ont maculé la trame, ô combien proprette de son journal de 20h, de taches de soumission programmée et avalisée par des salariés qui sont prêts à tout sacrifier, pour garder leur emploi même avec un salaire de misère et une pression insoutenable sur leurs conditions de travail. Oui, les Français ne connaissent pas l’indignation, uniquement la résignation, l’abandon entre les bras enamourés de leur patronat chéri qui ne pense qu’à l’intérêt de ses employés, comme de juste, le meilleur exemple est le chantage odieux fait par Renault à ses « esclaves ». Le chantage en question repose sur une baisse des salaires, une flexibilité totale en matière de temps de travail et plus encore contre une garantie sans certitude de garder les unités françaises de production en exploitation et sans délocalisation.

Si cela n’est pas du chantage, moi je suis évêque, vous voyez ce que je veux dire, et encore, il y a plus de chance de me voir évêque que de voir Renault ne rien fermer si le marché devait empirer. Il y a de quoi devenir de gauche, voire révolutionnaire, mais… Les Français sont restés confortablement chez eux, à écouter les renonciations de leurs collègues sur toutes les chaînes qui défendent les bénéfices de leurs actionnaires plutôt que la populace lobotomisée qui leur permet de les gagner.

 

La France, pays des droits de l’homme, de la révolution, de l’avant-garde des défenses des faibles et des opprimés, cette France là est morte et enterrée, que le diable l’emporte à défaut de trouver l’aide d’un Dieu qui ranimerait une flamme ternie par tant de lâcheté. Comme ils sont doux et agréables nos beaux logements bien décorés et chauffés au-delà des nécessités, pourquoi se bouger de chez nous si on peut continuer à payer nos loyers ou en avoir l’espoir. Où sont la fraternité, l’égalité et la liberté si nous laissons certains s’approprier le bien commun sur la démission des plus faibles, sur la capitulation des sans grades ? Nous tombons dans la barbarie la plus dure, la plus pénible, celle qui fait naître des régimes qui ont laissé tant de mauvais souvenirs chez bon nombre de nous.


Ceci est d’autant plus triste que le monde de la finance, et nous savons tous le peu d’affection qu’il a pour le genre humain, ne tenant pour bien que ce qui rapporte sans limite et sans risque pour lui, ce monde de la finance là vient au secours des peuples européens. Je n’en croyais pas mes yeux, j’en suis resté tout ébaubis… Charles Dallara, patron de l’Institut de la Finance Internationale, dont le siège est aux USA, Washington, et qui regroupe les 400 plus grandes banques de la planète. Ce n’est pas n’importe qui le clown facétieux qui parle au nom des banquiers les plus puissants de notre terre… C’est un « chef » de la finance internationale, un de ceux qui ruinent les gens par leurs spéculations outrancières et qui demandent ensuite à ses victimes de le renflouer pour pouvoir continuer sa sale besogne. Que dit ce guignol ? Eh bien, accrochez-vous, il dit la même chose que notre Culbuto 1er, il veut de la croissance pour ne pas exterminer tout espoir de sauver l’Europe. Bien sur, devant ses pairs il ne peut aller trop loin mais il ne serait pas opposer à un relâchement des conditions de rééquilibrage des déficits budgétaires. Il est prêt à étaler sur de plus longues périodes, à continuer de prêter à nos pays surendettés pour qu’ils puissent relancer une consommation décimée par les baisses successives des pouvoirs d’achat.


Si nous continuons ce raisonnement qui semble intelligent, à courte vue mais intelligent sur les bords, quand même un petit peu, on s’aperçoit que le FMI de Lagarde s’est rangé à ce même avis, comme beaucoup d’autres maintenant… Mais alors, la relance de la consommation est pour demain ? Euh, non, pas tout à fait… Mais pourquoi ? Parce que l’Allemagne a décidé que ses problèmes électoraux, financiers et psychopathologiques passaient avant tout et que c’était dommage pour tous les autres membres de la Communauté Européenne. La générale Angela a beaucoup de soucis avec ses caisses d’épargne, qui devraient peut-être nous réserver des surprises avant longtemps, avec sa campagne électorale à venir où elle risque de comprendre que même pour des Teutons, les pommes de terre ne suffisent pas à rendre joyeux, sans compter tous les autres soucis moraux et neuro-psycho-pathologiques. C’est l’Allemagne qui, pour des raisons personnelles de sa chancelière se refuse à jouer collectif alors que les Grecs sont au plus mal et qu’ils vont être rejoints par les Espagnols, les Portugais, les Français. Comme c’est beau la politique quand elle se réduit à sauver ses propres ambitions, je vais finir par admirer, Lénine, Trotski et toute leur bande…

 

Pourquoi l’Allemagne fait-elle si peur que personne ne la dénonce dans ses abus de position et de pouvoir. Est-ce la crainte du retour d’un Hitler qui jaillirait au coin d’un bois, que craignons-nous, ou plutôt que craignent nos gouvernants pour corriger ces faiseurs d’austérité générale ?

Je comprends que les Allemands aient peur d’une inflation à deux chiffres, voire plus si affinité, ils en ont vu les conséquences, mais ce n’est pas le problème de la croissance qu’il faut régler mais au contraire celui de son inverse, la décroissance.

Raison pour laquelle nos craintes, les leurs, sont vaines et futiles. Ils se sont trompés de problème…

 

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

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