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« L’ami mollette » a parlé…

Il a parlé, on n’a rien appris mais il a parlé, on est content, on vient de confirmer qu’il sait parler pour ne rien dire. Son prédécesseur parlait aussi, pour dire autant de bêtises que lui mais au moins nous avions les mouvements saccadés et désordonnés générés par son épilepsie chronique et évolutive, on avait une occupation pendant qu’il nous racontait ses sornettes. Hier, nous n’avions que Pujadas qui faisait plaisir à voir tellement il brossait les chaussures de notre flamby, j’espère qu’il ne s’est pas fait de taches de caramel sur son costume tout neuf…

 

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Donc, on sait que ce qui nous attend, comme cela était prévu avant son entretien, cela ne nous sera pas agréable. Entre la retraite pour laquelle il faudra cotiser plus longtemps, les impôts qui n’augmenteront plus sauf peut-être ceux qui seront issus du besoin de financement local, et plus si affinité, que des bonnes nouvelles. Une croissance espérée, comme si celle-ci était la seule solution à nos ennuis et que la consommation débridée était la ressource évidente et nécessaire au rééquilibrage de notre économie. Le plus étonnant dans tout ce fatras, cet amalgame de mots aussi vides de sens que d’intérêt pour les citoyens lobotomisés que nous sommes, est que notre Culbuto 1er a, à maintes reprises, parlé de cap, d’objectif, mais à aucun moment il ne nous a dit vers où ce cap allait, quelle était la représentation de la France à l’arrivée. Au terme du voyage qu’il souhaite nous faire réaliser, qu’allons-nous trouver, que sera notre pays dans le terme qu’il s’est donné pour y parvenir, ça on ne le sait pas et on ne le saura jamais. C’est un secret de polichinelle de dire que lui-même ne le sait pas, tout le monde sait qu’il ne le sait pas. Et même s’il savait où lui veut aller, ses amis banquiers et multinationales ne le laisseraient pas s’y rendre sans être certains d’y gagner encore plus qu’à l’accoutumée. Il faut quand même que leurs investissements électoraux servent à quelque chose, non ou je me trompe.

 

Quand je dis et je répète que nos hommes politiques ne sont que des gestionnaires à la petite semaine, vous voyez bien que je ne me fourvoie pas trop. Ils ne sont guidés que par les opportunités, que par les coups qui se présentent et les utilisent uniquement pour servir leurs desseins, leurs carrières, leurs intérêts. Ne me dites pas populiste comme c’est la mode en ce moment, ne me dites pas que j’ai tort de mettre tous ces gens de mauvaise vie dans le même sac. Ils nous prouvent tous les jours que leur malhonnêteté n’a d’égale que leur couardise et leur fainéantise de rechercher d’autres solutions que celles éculées dont ils usent et abusent depuis des décennies. Quant à l’accusation que font, unanimement pour une fois, tous les politiciens franchouillats quand ils parlent du succès de l’Italien Beppe Grillo ou de ceux des partis qui représentent les gens qui en ont assez de voir leurs élus se payer leurs têtes en permanence, cette insulte odieuse de populiste, que ces voyous cessent de nous voler, de nous trahir et ces nouveaux venus de la politique disparaîtront comme par enchantement. Ce n’est d’ailleurs pas une injure que d’être populiste, puisque le fondement de la politique et de ceux qui l’exerce est justement de s’occuper de leur peuple. Il faut que nos politiciens soient populistes, qu’ils le deviennent alors que pour l’instant ils sont surtout oligarques et égocentrés. Le pouvoir des mots, ces mécréants savent en user, ils nous manipulent grâce à eux et au talent que leurs écoles ont su développer chez eux pour défendre la caste à laquelle ils appartiennent.

 

En parlant des mots, vous avez certainement remarqué que Culbuto a utilisé le terme « terroriste » pour parler des ennemis de nos forces armées au Mali. Ce ne sont pas des terroristes mais bien des combattants qui ont un idéal, un objectif politique et religieux à faire valoir, qu’ils souhaitent appliquer dans leur pays où nous n’avons rien à faire, si ce n’est à voler leurs matières premières qui est la véritable raison de notre présence là-bas comme chacun le sait mais que personne ne dit de peur de fâcher Areva ou Total. Le fait de les appeler terroristes les met directement et sans aucune réflexion dans le camp des mauvais qu’il faut « éliminer » comme le dit l’empereur des desserts caramélisés. Et c’est comme cela que nos partisans, nos maquisards, étaient des terroristes pour nos ennemis d’alors, et de maintenant parfois, les Allemands durant la seconde guerre. Alors pourquoi d’un côté des résistants et de l’autre des terroristes, ne trouvez-vous pas cela bizarre. Je suis bien évidemment contre les régimes théocratiques et dictatoriaux, sauf si c’est moi le dictateur bien sûr, mais ils sont chez eux bon sang, de quel droit notre modèle doit-il s’imposer partout dans le monde qui nous est inférieur, qui nous est subordonné, et pas dans le monde des plus riches et plus puissants que nous, là aussi, cette géométrie variable me gêne infiniment et est particulièrement malhonnête aussi. Pourquoi doit-on sauver la démocratie au Mali et pas en Chine ? Pourquoi envahit-on le Mali et pas la Russie ? Parce que nous sommes des couards et des hyènes qui ne s’attaquent qu’aux faibles ou aux morts…

 

Quelle belle France, celle des droits de l’homme, celle de la démocratie façon Voltaire ou Rousseau, avec un petit parfum de révolution… Cette France est morte et enterrée, et, nous n’avons même pas été invités à  ses obsèques, quelle tristesse. Qui veut bien m’aider à creuser pour faciliter sa résurrection ou peut-être préférez-vous en rester là ?

 

A bon entendeur, devenez sourd…

 

Haroun.

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