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L’analyse du café du commerce sur le débat…

aubry.jpgPuisque le débat a eu lieu, que le grand jour de la décision populaire (des électeurs de gauche) se tient ce jour, que la fréquentation des bureaux de vote se voit supérieure à celle de la semaine passée, tentons de revenir une ultime fois sur les candidats à la candidature et leurs différences (s’il y a lieu) et essayons d’imaginer ce qui peut se passer après…

 

Pour les différences, j’en perçois au moins une grande, elle réside dans le choix de la stratégie à mener pour gagner la présélection, tout en s’assurant le moins possible d’acrimonie de la part du « collègue » évincé et pouvoir compter sur son soutien total durant la « vraie » campagne électorale…

 

Martine Aubry a choisi la violence contre son « collègue compétiteur » et la moquerie contre le vrai ennemi, Sarkozy. François Hollande a donné la préférence à une attaque en règle des fondements mêmes de la politique de son seul ennemi, le président sortant, pour sa consœur, il a fait de sorte de ne pas entrer dans un quelconque débat où ni l’un ni l’autre n’avait quoi que ce soit à gagner…

 

Nombreux sont les socialistes qui n’ont pas apprécié les agressions de Martine envers François qui changeait, en ce faisant, sa pugnacité en colère mal cachée, en jalousie disgracieuse, en duel singulier un combat qui aurait dû être pluriel. J’ai même entendu des « vieux électeurs socialistes » dire qu’ils ne voteront pas pour Aubry quand bien même gagnerait-elle les primaires du seul fait de ces agressions inutiles et quasi vulgaires.

 

Dans l’intérêt du parti socialiste et d’une victoire en mai 2012, il faudrait que ce soit Hollande le vainqueur, l’image que notre Martine nationale a donnée n’encourage pas le rassemblement et la troisième mi-temps qu’elle envisage risque de tourner court.

Les comparaisons avec le rugby sont d’ailleurs fort déplacées, dans l’esprit qui prédominait depuis longtemps dans ce sport d’amis ennemis d’un match. Avant que ce sport ne se professionnalise officiellement, l’amitié était de règle et même les coups portés durant la rencontre ne comptaient pas dès le coup de sifflet final. Tout est différent dans la politique, pas de chevalerie ni d’amitié, les fourbes et les retors sont ceux qui s’en sortiront le mieux. Les chausse-trappes, les pièges et les rumeurs, les informations nées de l’espionnage de la vie des gens de pouvoir et des méandres de leurs égos sans limite, sont des outils dont l’ « homme politique » a besoin pour se faire sa place au soleil, si tant est qu’il brille dans les couloirs des ministères.

Martine a été tentée de gagner par tous les moyens, y compris d’en finir par une victoire à la Pyrrhus. Mais ici, gagner seul, c’est désespérer 50 % des Français au moins, c’est les prendre pour le tremplin d’une carrière qu’ils ne sont pas, c’est aussi détruire le PS de nouveau et j’ai bien peur qu’une réussite de la fille Delors ne condamne définitivement une quelconque victoire aux présidentielles. Peut-être son échec aura-t-il les mêmes conséquences ?

 

Tout cela est de la psychologie, si on me prend pour un crétin, il y a de fortes chances que je le devienne vis-à-vis de celui-là même qui me dévalorise.

Grossière erreur stratégique de Martine Aubry. Quant à sa fougue durant la future campagne si elle perd les primaires, permettez-moi d’en douter à la vue « des loups » présupposés chez son coreligionnaire du socialisme… Comment faire marche arrière, comment faire oublier ces coups sous la ceinture chez un futur partenaire, pour ne pas dire allié. Difficile, très difficile. Chevènement a détruit Jospin et Aubry fera la même chose de Hollande, la politique de la terre brûlée en somme… Moi ou rien ! Où est cette belle générosité du socialisme ?

 

Haroun.

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