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L’écriture bannie de l’école…

Saviez-vous que 45 sur 50 des états qui forment les USA vont rendre l’apprentissage de l’écriture facultatif ? Ceci veut dire en clair que les Américains, non contents d’être majoritairement incultes, vont devenir manuellement incapables d’exprimer quoi que ce soit d’autre que la violence et d’appuyer sur la queue de détente de leurs armes de poings ou autre AK47, activité qui meuble leurs loisirs entre deux films de Stallone.

 

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J’ai souvent été critiqué pour mon antiaméricanisme apparent, mais je ne suis pas antiaméricain, je suis anti-crétin, est-ce ma faute s’ils font tout ce qu’ils peuvent pour attirer l’attention sur leurs limites intellectuelles, ô combien proches du niveau de la mer, je devrais dire de l’amer. Et là, malheureusement, la population ne s’est même pas insurgée, mais peut-être a-t-elle raison ? Est-ce bien utile de savoir écrire. Savoir lire, je pense que nous sommes tous d’accord, n’est pas seulement nécessaire mais plutôt obligatoire. Savoir écrire, grâce à nos multiples tablettes, smart phones et autres écrans tactiles à notre disposition, devient une option que nous ne sommes pas contraints de prendre puisque, comme le dit Michel Serres, ils suffit de deux pouces pour pourvoir au désir de partager un fait sans importance avec des amis que nous ne connaissons pas outre leurs pseudonymes. Effectivement les Américains ont certainement raison et de toutes les façons la raison du plus fort n’est-elle pas toujours la meilleure dans le monde matérialiste où nous vivons ? Alors je ne doute pas que quelque grand penseur de notre administration chérie de l’éducation nationale va nous proposer de faire de même et de laisser nos bambins jouer de leurs pouces plutôt que de leurs mains dans leur entier.

 

Cette délégation permanente de l’homme à la machine m’inquiète quelque peu. Comment peut-on faire confiance à des machines en permanence et sur tous les sujets. En les rendant intelligentes nos machines ne vont-elles pas supplanter nos talents, nos capacités créatives. Déjà, certains livres, du type à l’eau de rose de Barbara Cartland, sont faits automatiquement par des logiciels capables, à partir d’une intrigue de base, de faire une histoire de deux cents pages. Bien évidemment tous les livres se ressemblent et n’ont rien de vraiment transcendant au niveau de l’écriture mais aussi du vocabulaire pratiqué comme de la grammaire qui reste exploitée à sa plus simple application. Effectivement donc, nous pouvons tout transmettre aux machines et leur demander, après les avoir programmées à cet effet, d’accomplir toutes les tâches subalternes que nous ne voulons plus réaliser, comme l’écriture par exemple. Mais ce qui est gravissime, à mon humble avis que je partage comme à l’accoutumée, repose sur la restriction du choix qui nous est de plus en plus souvent offerte. Si nous n’apprenons plus à écrire dès notre plus jeune âge, on nous retire le choix de pouvoir rester autonome et libre de nos modes de communication. Or, il est clair que nos gouvernants souhaitent que ces modes de communication soient tous sous le contrôle permanent de leurs agents et autres policiers, espions, j’en passe et des plus dangereux.

 

Ne trouvez-vous pas que nous vivons dans des pseudo démocraties qui nous prouvent par leurs propos que nous sommes libres pendant que dans leurs actes, réalisés pour nous protéger à les entendre, elles sont de plus en plus liberticides et comme jamais auparavant dans notre histoire. Cette histoire des peuples est parsemée de dictature, de guerres et de massacres en tout genre mais à aucun moment la liberté n’a été aussi maltraitée qu’à notre époque. Pourquoi la dictature semble moins liberticide à mes yeux que nos régimes faussement démocratiques ? C’est simple, quand nous vivons sous une dictature, nous le savons, nous le sentons dans notre vie quotidienne, dans les restrictions qui sont clairement établies et certaines libertés absolument et officiellement interdites. La différence entre cette situation claire dans sa volonté de nous brimer et la douce violence insoupçonnable de la bienveillance de nos états modernes est que nous sommes moqués, qu’on fait mine de nous donner quelque chose dont on ne peut pas réellement jouir. C’est toute la différence, qu’on m’interdise tout et qu’en plus on me dise que je n’ai jamais été autant libre me heurte profondément, dans mon corps et dans mon esprit. C’est une violence indescriptible que de faire croire aux peuples qu’ils ont tout sans qu’ils aient la moindre parcelle de la liberté qui est la seule vraie valeur que je connaisse.

 

Et pour finir et justifier ces attitudes dictatoriales, les états s’amusent à agrémenter le paysage international de quelques attentats fabriqués de toutes pièces pour bien montrer que la fin des libertés est une obligation salvatrice.

Vous y croyez, vous ? Pas moi…

 

A bon entendeur, devenez sourd…

 

Haroun.

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