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L’Islam, une religion qui fait peur… (3)

Après avoir vu, très succinctement et même très superficiellement, la naissance et le développement de l’Islam, il me reste à vous narrer ce que je considère comme une perversion de la religion et qui aboutit plus prosaïquement à toutes les espèces d’intégrisme et de fanatisme qui puissent voir le jour dans les cerveaux embrumés des malades mentaux qui se croient assez proches de Dieu pour nous expliquer ce qu’il pense ainsi que ses réalisations et les raisons qui les ont induites.

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Lorsque j’étais élève et ensuite étudiant je m’énervais sans cesse d’entendre mes professeurs affirmer que Victor Hugo pensait ceci ou cela, que Verlaine souffrait de je ne sais quel handicap psychologique, que Van Gogh ressentait telle ou telle sensation. Ils n’en savaient rien, ils n’en savent toujours rien, et, personne ne peut affirmer quoi que ce soit sur mes raisons de faire ce blog sans être le roi des lobotomisés de l’univers dans son entier. Nous ne savons rien de ce que pensent les gens qui nous préoccupent ou que nous aimons ou encore ceux que nous haïssons. Et je dois avouer que c’est justement cela qui les rend encore plus intéressants à découvrir, au travers de leurs œuvres et non pas dans l’exégèse de leurs comportements soient les plus traditionnels ou conservateurs ou les plus révolutionnaires ou novateurs. Notre différence fondamentale se trouve exacerbée du fait même que nous avons, chacun d’entre nous, chacun de ces plus de six milliards d’individus qui peuplent notre petite planète, juge les œuvres d’un artiste ou de n’importe qui par le prisme unique et précis de ses goûts, son éducation, sa socialisation, qui va de l’instruction à l’intégration dans un marché du travail qui annihile leurs qualités intrinsèques au profit d’on ne sait quel principe souverain qui, au regard de ce que disent les membres de la communauté humaine, serait immanent, et ceci même pour les athées qui ne savent pas comment mais sont qui des croyants aussi.

Avoir la foi c’est croire, ne serait-ce qu’en soi. C’est croire dans l’acception la plus généreuse de ce verbe extra-ordinaire.

Ces mêmes professeurs peuvent se transformer, lorsqu’il s’agit de religion, en constructeurs de dogme. Les religions révélées ont cela de différent, par comparaison aux autres mouvements religieux antiques ou récents, qu’elles sont bâties autour et par l’écriture. Que les textes soient dictés par Dieu, dans le cas du Coran, qu’ils soient inspirés par Lui, comme le Nouveau Testament ou la Bible, la Vérité est celle qui est couchée sur le papier qui les porte. Vous noterez que je ne parle en aucune façon de la véracité de ce qui est écrit. La Vérité, autre sujet ô combien grandiose de la philosophie, qui la connaît ? Les Juifs, les Chrétiens, les Musulmans, les Bouddhistes ? Aucun d’entre eux, ceci est ma conviction, ma certitude. Dieu n’est pas de nature à livrer ses secrets à ses enfants, à qui Il a donné son amour et le fruit de celui-ci, la Liberté. Son but, à Dieu, pour ceux qui y croient bien sûr, est de nous la faire rechercher et découvrir par le truchement de nos avis et opinions personnels, chacun possède sa Vérité. Le problème est que les hommes cherchent toujours à faire valoir leurs idées comme étant les meilleures, surtout s’ils sont musclés et puissants. Quitte à utiliser la foi des peuples pour les asservir et asseoir leur propre pouvoir, les détenteurs de la Vérité ne peuvent en tolérer d’autre que la leur. Mais qui étaient les détenteurs de cette Vérité, ce furent à tour de rôle les prêtres et tous les religieux d’abord, ensuite ils devinrent les enseignants avec la divulgation des connaissances et les Lumières, pour se changer maintenant en une caste faite de politiciens et surtout d’économistes financés par des opportunistes qui financent leurs actions ou exactions pour ceux qui, comme moi, ne supportent pas la main mise de ces gens sur leurs libertés et surtout celle de penser.

Les dogmes, créés par ces intermédiaires religieux anciens et modernes, vivent dans le même temps sous les nouveaux dogmes, ceux générés par cette population de politiciens et économistes après ceux des enseignants, et, c’est donc bien à une lutte pour l’hégémonie que se livrent tous les dogmes existants. Cependant, que ce soit celui des enseignants ou des nouveaux ténors qui forment le corps de nos gouvernants actuels, ou encore celui des religions anciennement ancrées dans notre civilisation judéo-chrétienne, ces dogmes ont appris à vivre ensemble et l’interconnexion de leurs genres différents les ont adaptées à une lutte plus feutrée qui s’est atténuée par leur rassemblement autour d’un nouveau Dieu commun, l’argent, outil indispensable de notre société de consommation. Il n’en est pas tout à fait de même de la religion la plus récente, l’Islam, qui n’a pas encore connu de période faste, faite de pouvoir et d’autorité avec la même intensité, qu’ont pu les connaître les religions antérieures. Malgré une forte expansion des débuts de l’histoire musulmane, l’Islam n’a jamais atteint le niveau de propagation du Christianisme par son volume global ni celui du Judaïsme par l’efficacité d’une foi traditionnelle et inflexible qui rassemble et unifie la communauté juive dans son entier, aussi bien les Juifs d’Israël comme ceux de la diaspora juive de par le monde. C’est de cela dont il s’agit, cette concurrence entre ceux qui sont ou ont été puissants et ceux qui veulent goûter au plaisir de cette puissance jamais atteinte. L’Islam veut croître et multiplier car seule la quantité pourra leur donner ce pouvoir tant désiré. C’est son objectif prioritaire.

La suite à demain, si vous le voulez bien…

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

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