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« LA » chronique du weekend (12)

Le retour des perruques poudrées se fait dans la douceur et en pleine campagne électorale des présidentielles. Dans le temps, nous surnommions les coiffeurs « les merlans »… Pas frits non,  non ! Des merlans tout simplement parce que ces braves artisans étaient, la plupart du temps, de la couleur des poudres qu’ils mettaient sur les perruques portées par la noblesse et la bourgeoisie de l’époque. Couleur de farine, cette même farine servant à couvrir les merlans avant de les faire cuire, les coiffeurs héritèrent de ce sobriquet corporatiste. CQFD !

 

Hollande_enfarine.jpgJe remercie François Hollande pour la relance du marché des poudres à perruque, voilà la marque d’un homme prêt à tout pour aider la production française à renaître de ses cendres tel un phénix qu’elle, dans le passé, n’avait pas manqué d’être. Mais, peut-être faudrait-il dire au challenger numéro un du locataire du meublé de l’Elysée, que les poudres à perruque ne sont plus… Disons, au goût du jour… Et que sa farine, il peut toujours l’utiliser à enrober les merlans qui ne manqueront pas, non plus, de lui apporter plus de satisfaction que son propre portrait montrant une tête de merlan frit aux yeux de ses compétiteurs les plus acharnés, tel le président par intérim qui crie, à qui veut bien l’entendre, sa haine du candidat PS…

 

Quelle campagne, je pense qu’on aura de la boue plein les yeux quand le « petit » président va devenir le candidat qu’il n’aura jamais cessé d’être… Amusant n’est-ce pas ? Amusant, oui… Mais tellement dégradant, tellement décevant, tellement écœurant…

 

Revenons sur le poudrage excessif de la perruque de Hollande durant l’un de ses « meetings » électoral. S’il est vrai que l’idée me parait séduisante et que, par habitude, les hommes politiques résistent mieux que tous les autres à la poudre aux yeux, tant ils sont habitués à la répandre, il faut aussi admettre que ce n’était pas, mais pas du tout, gentil.

Pour plusieurs raisons… La première repose sur le prix exorbitant que vaut ce joli costume sur mesure qui garnissait le candidat, le rendait élégant, quel gâchis, la seconde est une raison purement économique et éthique, on ne joue pas avec la nourriture alors que tant de gens aimeraient se faire de bonnes crêpes en période de chandeleur. Il y a bien d’autres raisons évidemment mais bon…

De toutes les manières cela ne justifie pas la technique de combat mise en œuvre pour la mise hors d’état de nuire de cette terroriste à la farine. Après, le terrorisme armé et assassin, la progression est plutôt pacifique et, sans transition, nous voyons cette dame agresser « gentiment » un homme, qui, comme les autres candidats, promet trop au regard de ce qu’il pourra vraiment réalisé, alors qu’elle aurait pu le gifler, le griffer ou encore lui mettre un objet contendant dans la poitrine. Quelle humiliation pour, à la fois, les services de protection comme le candidat lui-même, être agressé par les gens qui financent leurs existences, qui pour être utiles n’en sont pas pour autant indispensables, et leur permettent de se pavaner.

 

La précarité augmente en France beaucoup plus vite que la croissance tant appelée des vœux de tous les mécréants qui savent qu’ils ne peuvent rien faire mais n’osent le dire. Cette croissance, tant aimée et courtisée par les hommes de pouvoir, doit laisser la place à la décroissance et personne ne souhaite y faire face, courageusement et sans hypocrisie. Nous non plus, nous ne sommes pas prêts à assumer cette décroissance à venir, nous ne voulons pas croire en la vérité et donnons la préférence aux rêves promis par les uns et les autres. Nous ne voulons pas penser à organiser un mode de vie qui ne soit pas baser sur le confort, la jouissance qui sont des denrées que nous croquons à belles dents depuis trop longtemps. Mais si on ne nous cachait pas cette vérité, déjà palpable par beaucoup de nos concitoyens, peut-être aurions-nous pu nous y préparer ?

Quand j’entends que le gouvernement demande aux entreprises de distribution d’aider les associations caritatives et que tout le monde applaudit, je découvre l’étendue du paradoxe qui sépare le devoir de tout état vis-à-vis de sa population et du relais qu’il entend faire avec le privé pour accomplir ce que lui est incapable de faire et qui est sa mission première. Et les citoyens ne s’en offusquent même pas, donc le gouvernement a raison de rançonner les « cochons » de payants, de fiscalisés, parce qu’ils le valent bien.

Mais, heureusement, il y a des gens qui vont bien, et, qui veulent que leurs animaux aillent aussi bien qu’eux, quitte à dépenser l’argent qu’ils ne dépensent pas pour eux-mêmes. C’est comme cela que nous voyons des animaux de compagnie passer des scanners pour soigner leurs cancers, alors que leurs maîtres ne se soignent pas du tout. Etrange qu’un être puisse être capable d’assumer ses responsabilités avec plus de pugnacité et de sacrifice que l’état vis-à-vis de sa propre population faite de femmes, d’hommes et d’enfants. Etrange ou malsain ?

 

La Syrie approche maintenant d’un point de non retour et ceci malgré le veto des Russes et des Chinois. D’ailleurs, à ce titre, comment peut-on imaginer que des pays, connus pour leur respect « modéré » de la démocratie comme la Chine ou la Russie, puissent à eux seuls bloquer un système et une organisation qui représente près de deux cents états ? Comment peut-on accepter qu’ils aient un tel pouvoir ? Même les USA, qui ne sont pas plus démocratiques que les deux autres, peuvent refuser de faire appliquer des résolutions de l’ONU en défaveur d’Israël et valider celles qui touchent des états beaucoup moins belliqueux et dont les torts ne sont que leur absence d’alliance avec tel ou tel groupe de pression politique. Ce que souhaitent les Etats-Unis ne repose que sur leurs intérêts immédiats et pour l’instant ce serait de pouvoir livrer des armes aux membres de l’opposition syrienne au régime en place. Quand nous voyons les états arabes hurler sur le régime de Bachir El Assad et que nous nous souvenons de leur façon de « saluer » la demande démocratique de leurs propres peuples, on est en droit de se poser des questions sur leurs véritables motivations.

Ah business quand tu nous tiens…

 

Je propose une idée à l’ONU et aux états cités ci-dessus. Livrez donc de la farine aux opposants de toutes sortes et au moins les dictateurs pourront se faire des crêpes…

 

Bonne semaine.

 

Haroun.

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