Log In

« LA » chronique du weekend (29)

Cette semaine, après avoir subie l’attraction négative de la semaine précédente avec le film ridicule sur l’Islam, a été une autre fois martyrisée par des histoires de religion qui, il faut bien le dire, nous fatiguent un peu. Les débats incessants et stériles sur la liberté de la presse, qui n’existe plus depuis longtemps mais dont on n’a jamais autant parlé, nous ont gavés de propos politiquement corrects et donc vides de sens.

 

Hollande-culbuto.jpg

 

Cependant, la semaine ne s’est pas limitée à la lutte de petits, tout petits, groupuscules intégristes n’attendant que le plus idiot des prétextes pour essayer de récupérer les trottoirs des pays islamiques afin d’y établir des régimes théocratiques basés sur la charria. On a pu constater aussi que notre culbuto national, Hollande, non seulement dégringolait dans l’opinion des Français, mais tombait grave comme disent les « djeunes ». Il perd onze points sur l’échelle de Richter & Haroun du sondage, cette échelle correspond à celle établie par Richter pour la mesure de l’amplitude des séismes, comme son nom l’indique, à laquelle s’est ajoutée une mesure du temps qui mesure la durée des vibrations des chairs flasques des anciens gros. Hollande vibre donc à 43 % dans le cœur des Français. Grave, très grave…

 

Pour faire court, car beaucoup sinon tout a été dit sur le film comme sur les caricatures traitant de l’Islam de façon caricaturale, on peut juste constater une chose, qui s’est révélée commune à beaucoup voire tous les gens qui ont donné leur avis sur ces faits qui ne méritaient absolument pas toute cette attention. Ce point commun est le politiquement correct qui est leur langue unique et inique. La liberté d’expression n’existe plus dès lors que l’on doit en discuter. L’échange d’arguments, aussi intelligents soient-ils, qui vouent aux gémonies ou autorisent tout à l’expression de chacun, prouve que cette liberté est mise à mal. On ne discute pas de quelque chose d’acquis pour tous, on ne tergiverse de ce qui n’est pas définitif, de ce dont on doute. Pour ma part, cette liberté est totale et si un manque de respect ou des outrances sont commises, notre République se chargera de départager les parties prenantes dans cette controverse par l’entremise de ses tribunaux.

Par ailleurs et contrairement à ce que les journalistes veulent nous faire croire, ce ne sont pas des soulèvements de masse de musulmans en colère qui ont surgi dans les rues des capitales arabes, mais seulement des quantités tout à fait circonscrites de jeunes et d’intégristes qui n’attendaient que la première étincelle pour mettre le feu, semer le désordre et essayer d’en tirer profit. Pour un bon cameraman, un plan très serré sur un groupe de personnes rend ce groupe bien plus important qu’il ne l’est, de plus voir des jeunes qui jettent des pierres et mettent une application mesurée à jeter des cocktails Molotov sur des véhicules de police ne prouve pas que tous les jeunes font de même. La mystification et la direction de l’information la rendent bien entendu peu crédible à ceux qui connaissent les endroits où ces scènes se passent. J’ai vécu les évènements de janvier et février 2011 au Caire et, bien qu’étant présent sur les lieux, je ne comprenais pas ce que disaient et montraient tous ces envoyés spéciaux qui ne montraient que le pire et n’interviewaient que les plus excités des manifestants. Je ne dis pas que rien ne s’est passé, il y a eu plus de 800 victimes durant cette période en Egypte, je dis simplement que ces évènements étaient comme ceux de mai 68 chez nous et que les journalistes en parlaient comme s’il s’agissait de la troisième guerre mondiale.

Les musulmans ont été majoritairement et dans tous les pays arabes beaucoup plus mesurés que les journaux télévisés nous l’ont montré. On croirait qu’ils cherchent à nous effrayer pour mieux nous convaincre que les musulmans sont tous des bêtes assoiffées du sang des chrétiens ou des juifs. Ils tentent de nous manipuler pour nous inquiéter et nous rendre encore plus intolérants que nous le sommes. Le problème est qu’ils réussissent dans leur minable entreprise.

 

Pour ce qui est de la cote de popularité de culbuto, pourquoi baisse-t-elle ? Parce qu’il nous a pris pour ce que nous ne sommes pas et que nous nous en sommes aperçus. Vous voulez des exemples comme d’habitude, je vous connais… Ok, c’est bon.

Le premier est le gaz de schiste. On arrête tout dit le bouffon joufflu qui regrossit à vue d’œil. Oui, on arrête tout, bien sur, mais pas les 52 accords d’exploration déjà accordés et qui tournent à plein régime, ni les demandes en cours d’étude qui sont évaluées à plus de cent. C’est vrai qu’on arrête tout, le problème est de savoir à partir de quand.

Autre exemple, le traité à ratifier pour notre Europe maudite. Que de propos excités sur l’obligation d’y inclure une relance qui sauvera tous les éclopés du club des riches, et de relance… que nenni.

Idem pour la nouvelle définition de la démocratie du culbuto franchouillat, tous les partis au gouvernement doivent voter comme un seul homme aux ordres du roi des bouffons. Verts, PS, Radicaux de gauche doivent se ranger en ordre de marche aux ordres du patron même s’ils ont des opinions différentes que lui. On se croirait revivre les plus belles pages de l’histoire soviétique. Heureusement les verts lui ont jeté ses feuilles de route parlementaires aux bajoues. Seul Cohn-Bendit s’entête à conserver sa place au parlement européen en respectant le mot d’ordre et les facéties du bouffi de l’Elysée.

Il déçoit ceux qui l’ont élu, comme à chaque élection dans notre beau pays…

 

Vous vous souvenez Dalida ? Elle chantait : Paroles, paroles, paroles… Heureusement elle était plus gracieuse que culbuto mais c’est à lui que nous devrions chanter cette chanson si proche de notre triste réalité.

 

A bon entendeur, devenez sourd…

 

Haroun.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

WP to LinkedIn Auto Publish Powered By : XYZScripts.com