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« LA » chronique du weekend (35)

Quelle semaine ! Quand je pense qu’il y a des gens qui trouvent le temps de s’ennuyer… Surtout au gouvernement… Ils ne savent pas s’occuper tout seuls alors ils reprennent des idées de leurs prédécesseurs pour justifier de leur temps et de leur présence aux postes qu’ils tiennent… de par notre délégation élective mais sans en tenir vraiment compte.

 

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Bien entendu, la droite, les communistes, les verts ont des arguments faciles à jeter à la figure des socialistes. La solitude des « amis » de Harlem Désir, qu’ils soient aux rênes de l’état ou pas, n’a jamais été aussi grande. Et ce ne sont pas les rapports rendus par Gallois ou Jospin qui vont leur faire retrouver leurs relations affectives, si tant est qu’elles eussent existées à un quelconque moment. Si on regarde, avec un minimum d’objectivité, le contenu des actions menées durant les huit derniers jours par les guignols dispendieux qui gèrent notre pays, on est en droit de se poser la question de la réalité de leur participation à un parti de gauche quel qu’il soit. Les recettes conseillées par le chauve Gallois sont dignes de la droite la plus libérale, les décisions prises en fonction de celles-ci sont indignes d’une politique de gauche. Même si on peut y voir de la malice et un brin, petit, d’intelligence, la ruse a eu cependant pour second effet de jeter le doute, une fois de plus, dans un élan commun, chez les partenaires du PS mais aussi parmi la majorité de leurs électeurs. Jospin, avec ses idées éculées qui ne seront jamais appliquées in extenso par des gens qui n’ont d’autres intérêts que les leurs, n’a rien fait pour remonter le moral des troupes de la gauche française désunie.

 

Le plus gros problème de la masse informe que représente le corpus électoral, qui a mis au pouvoir cette équipe de bras cassés, repose sur l’impossibilité de comprendre ou même d’entrevoir quel futur leur réserve les gouvernants qu’ils ont choisis. Il est vrai aussi que l’ensemble de ces votants trouve sa source dans différents secteurs de l’opinion. Leur point commun le plus marquant était, au moment de l’élection présidentielle, le dégoût et le rejet du petit qui occupait l’Elysée antérieurement. Ensuite, l’agrégat, des centristes déçus de la « lepenisation » de Sarkozy, ajoutés aux gauchistes qui, malgré leur certitude de voir le PS ne faire qu’une politique social-démocrate qu’ils abhorrent, ajoutés aux communistes et « frontdegauchistes » plus radicaux que l’équipe PS, ajoutés aux colonisateurs de Mars de Chaminade, tout cet ensemble hétéroclite, ne forme pas une armée unie et motivée pour atteindre l’objectif d’une vision affirmée et reconnue d’un gouvernement éclairé. Ils se sont unis pour l’occasion, ils avaient vu de la lumière alors ils sont entrés…

 

Et c’est bien là que le bat blesse ! Cette équipe n’a pas de vision, elle fait une gestion à la petite semaine, elle gère les affaires courantes avec des recettes anciennes qui ne demandent pas d’effort ni d’imagination ni de respect des gens qui les ont élus. L’économie a repris le dessus alors qu’elle avait craint de l’avoir perdu avec l’arrivée de Culbuto 1er, non seulement a-t-elle repris le dessus mais elle le gardera aussi longtemps que la vue de nos grassouillets ministres et président sera bouchée par leur manque de vue à long terme, leurs yeux tout embués de la déception à venir pour les municipales de 2014. S’ils continuent de la sorte, les adhérents du PS et leurs chefs en tête, verseront des larmes de sang que seule leur médiocrité aura causées. Comme vous le savez, je ne suis pas gauche ni de droite mais du dessus, raison pour laquelle je me refuse à voter dans ce paysage politique altéré par des dirigeants professionnels qui ne connaissent de la vie réelle que les films diffusés par une télévision qui nous lobotomise. Cependant, je suis épris de liberté et de justice, je devrais écrire Liberté et Justice, j’attendais plus de gens de gauche dans ce sens, après les mésaventures que le pays a vécu avec le Robin des bois voyou qui volait les pauvres pour donner aux riches. Je ne suis pas déçu, je dois avouer que je m’y attendais, je le savais et je vous l’avais d’ailleurs annoncé. Non, je ne suis pas déçu, ça va bien plus loin que cela, nous pouvons parler de dégoût, d’écœurement mais pas de déception.

Mais ce qui me touche le plus provient du fait du manque de réaction de mes concitoyens, leur apathie me sidère, me révulse.

 

Quand allez-vous vous décider à prendre vos vies en main, à ne plus déléguer à des menteurs une parole qui vous appartient ?

Réponse : jamais ou peut-être à la vue de la porte de l’abattoir qui nous fera passer de vie à trépas !

 

A bon entendeur, devenez sourd….

 

Haroun.

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