Log In

« LA » chronique du weekend (38)

Les semaines se suivent et se ressemblent en certains points, par exemple la médiocrité de nos gouvernants et de ceux qui veulent prendre leurs places est sans cesse grandissante. Puis, nous pouvons aussi dire que les semaines se suivent et ne se ressemblent pas, par exemple la médiocrité de nos gouvernants et de ceux qui veulent prendre leurs places est en constante augmentation. Comme quoi, du même message nous pouvons tirer plusieurs présentations… Le Marquis Jacques II de Chabannes dit Jacques de La Palice en aurait dit autant, le pauvre…

 

Doha.jpg

 

Bien que les présentations soient différentes, nous sommes tous d’accord pour non seulement valider leurs contenus mais pour avouer béatement que c’est un doux euphémisme. Sans vouloir embêter mes amis en mal de positivisme aigu et en particulier l’un d’entre eux qui a le plaisir, la joie et l’avantage de travailler au soleil du Koweit, haut lieu de la démocratie et de la liberté d’expression, je n’ai rien trouvé qui puisse me donner le sourire si ce n’est celui, narquois, de l’homme qui n’en peut plus de voir tant de bêtise.

 

International

Lorsque la pseudo-révolution égyptienne commença, j’étais de ceux qui espéraient, pour mes amis égyptiens proches comme ceux qui m’étaient inconnus. Je leur souhaitais le bonheur de la réussite de ces événements qui, pour être brutaux n’en étaient pas moins maîtrisés, surtout au regard de ce qu’on a vu en Libye ou même maintenant en Syrie. Quand subitement Moubarak quitta le pouvoir je m’étais dit que cela était trop facile et beau à la fois. Force est de constater que la situation est aujourd’hui plus trouble que d’antan. Je me souviens d’une interview que j’avais donnée sur Nile TV en Français (sur YouTube pour les masos) juste avant le début des premières manifestations. La journaliste qui me questionnait me demanda, à la suite du départ de Ben Ali, s’il me paraissait possible que cela se passa en Égypte. A l’époque Moubarak était encore président et une certaine réserve était nécessaire aussi bien pour ma compagne, présente dans les studios, que pour la journaliste, pour ma part, mon côté va-t-en-guerre me pousse parfois à des choses étranges et périlleuses. Cela étant, après avoir expliqué, très diplomatiquement, que l’Égypte n’était pas la Tunisie, j’avais conclu ma réponse par « le pouvoir devrait néanmoins se méfier » qui se révéla annonciateur de la révolte qui débuta moins d’une semaine plus tard. Mais bien entendu, ce n’était de la situation actuelle dont je rêvais pour mes amis les Égyptiens. J’espérais pour eux plus de liberté, plus de démocratie, plus d’égalité. Non seulement, ils n’ont rien de tout cela mais, de plus, ils vont entamer la plus longue et pénible marche arrière depuis très longtemps pour ce pays magnifique. Je suis musulman mais pas de ceux qui croient que le prosélytisme doit être partout et employer tous les moyens, même les plus méprisables, pour convertir de façon industrielle. Nous avons connu cela avec notre inquisition et cela était déjà diablement honteux, mais remettre ça pour l’Islam, cela devient stupide. Les Égyptiens n’ont pas fini de souffrir et cela n’annonce rien de bon, pour eux c’est une certitude mais pour toute la région où ce pays joue un rôle capital.

 

Doha, cette célèbre capitale d’un pays qui regorge de bonnes idées sur le développement du monde et des relations entre les peuples, vient de voir s’achever, sur un échec qui était prévu de longue date, la conférence qui aurait dû amener l’adhésion de tous les êtres humains sur les moyens à mettre en œuvre pour assurer leur survie sur cette planète aussi belle qu’elle est polluée. Abdallah al-Attiya, président de la conférence et ministre de l’énergie et de l’industrie de ce pays hautement démocratique, fatigué de voir les négociations perdurer, s’énerva et se précipita à la tribune pour adopter des décisions sur lesquelles il était d’accord avec lui-même mais avec personne d’autre. C’est vous dire ce que ces gugusses sont capables de faire, ils estiment que leurs invités à ces négociations n’ont finalement rien à dire ni à penser. Bien entendu, à voir tous ces pollueurs ne pas vouloir prendre d’initiatives pour sauver leur propre terre nourricière, on peut comprendre que ce prince soit excédé mais la compréhension ne justifie pas un comportement dictatorial. Les Russes et les Américains ont confirmé immédiatement qu’ils n’adhéraient pas à toutes les décisions adoptées.

Comme d’habitude, le « fric » des voyous a pris le pas sur la survie à moyen et long terme de la poubelle qui nous sert de domicile, nous les quelques milliards de lobotomisés qui y vivent. Comme d’habitude aussi, la crise a servi de prétexte pour bloquer une situation qui devient chaque jour plus irréversible que la veille pour sauver ce qui peut encore l’être pour nos enfants et petits-enfants. Heureusement les Qatari sont là pour nous protéger de nous-mêmes et essayer de nous convertir par la force, si besoin est, afin de nous faire connaître le paradis… mais après notre mort annoncée…

 

France

Rien à dire. Je propose juste qu’on mette les deux clowns umpistes dans une arène avec un glaive chacun et qu’on les laisse se battre jusqu’à l’abandon de l’un des deux. Cela leur donnera enfin l’occasion de distraire les Français.

A part ça en France ? Rien… Rien… Rien… Mais trois fois rien c’est déjà quelque chose dit Devos. Enfin rien d’intéressant, on nous lobotomise toujours de plus en plus, Culbuto 1er est toujours content d’être là et nous d’être plumés… Tout va bien, merci.

 

A bon entendeur, devenez sourd…

 

Haroun.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

WP to LinkedIn Auto Publish Powered By : XYZScripts.com