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« LA » chronique du weekend (44)

Terrorisme, la fin possible ?

 

L’armée algérienne a fait l’effort qui était nécessaire, dans l’esprit où toutes les nations se trouvent, eu égard aux problèmes générés par la propagation des idées extrémistes en matière de religion et des actions violentes qui en découlent. Le président algérien, peu enclin à la magnanimité vis-à-vis des religieux radicaux si l’on se souvient des dégâts de la guerre intérieure que son pays avait vécu il y a si peu de temps, a pris la seule décision possible.

 

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Bien évidemment beaucoup de voix vont se mettre à parler, souvent à tort et encore plus de travers, de la part des gouvernements stupides qui, bien heureusement pour les otages, n’ont pas eu à réfléchir à une sortie de crise similaire dans leurs pays plus tranquilles. On peut souvent trouver de meilleures solutions, on peut sans cesse améliorer nos décisions, mais, malheureusement cela se fait toujours après. Une amélioration d’ailleurs ne peut se faire que par rapport à une action déjà réalisée, non ? Alors, oui, des otages sont décédés, la violence a été la seule réponse possible à la violence, mais, le problème est-il vraiment là ? Comme à l’accoutumée, nous regardons ce qui se voit de façon claire et cela nous évite souvent de chercher ce qui se cache derrière les apparences un peu trop évidentes. La vraie question n’est-elle pas pourquoi ? Pourquoi tout ça ? Pourquoi cette violence exacerbée au point de ne plus conserver de notre éthique que la seule partie qui concerne notre propre instinct de survie en en oubliant ceux des autres ?

 

Vous commencez à me connaître, et, vous savez que mon opinion repose sur la malfaisance des pays riches et industrialisés qui ne voient que l’intérêt qui est le leur de garder un système en fonctionnement pour peu que leurs prébendes et autres avanies qu’ils commettent à leur profit, puissent se pérenniser. Nous n’avons jamais changé, notre sens de la propriété, notre avidité matérielle, notre inconséquence et notre manque d’éthique nous font faire l’inverse de ce qui devrait être notre conduite bénéfique pour notre espèce, à long terme. Seulement le long terme devrait nous motiver dans nos réflexions, nos décisions et nos actions car si nous ne le faisons pas, qui va penser à nos enfants, nos petits-enfants… Nous ne sommes que les locataires d’une terre qui n’appartient qu’aux générations futures, notre devoir est un devoir de saine et équitable gestion au regard des engagements moraux que nous avons vis-à-vis de ceux que nous avons enfantés.

 

Alors pourquoi ? C’est justement ces points de vue à court terme, cette corruption partout présente, cette insatiabilité des hommes de pouvoir qui entraînent chez nos preneurs de décision des comportements excessifs et sans intelligence. Si vous retirez à des êtres la liberté de penser, si vous leur offrez le spectacle affligeant d’une société dont le pourrissement ne fait qu’augmenter sans cesse, et tout cela sans qu’ils puissent donner leur avis, participer à une prise de responsabilité, vous fabriquez des terroristes, des gens qui par désespoir de pouvoir intervenir pacifiquement dans la société à laquelle ils appartiennent, ne trouvent plus d’autre moyen que la violence pour détruire le système qui les limite. Autrement dit, nous fabriquons le terrorisme par nos mauvaises actions permanentes. Encore faudrait-il définir ce qu’est le terrorisme. Il n’est pas question ici de le justifier mais seulement de réfléchir aux raisons de son existence et de son développement. Pour les pays riches, le terrorisme est tout ce qui se fait hors de leurs décisions et surtout en dehors des intérêts qu’ils défendent. Parce que si nous voulons vraiment parler de terrorisme, nous devrions regarder déjà notre passé, riche en exactions de toutes espèces pour des raisons religieuses ou simplement économiques. Nous avons été les professeurs de terrorisme de nos élèves islamistes intégristes. Ils n’avaient plus qu’à appliquer nos méthodes sauvages et barbares dans leur environnement avec de simples et logiques petites adaptations, mais nous leur avons fourni tous les outils pour réussir leur entreprise.

 

Dès que nous arrêterons nos attitudes belliqueuses dans les domaines économiques, politiques et religieuses, dès que nous cesserons de prendre les plus pauvres que nous par le mépris et l’arrogance dont nous sommes coutumiers, peut-être que leurs réactions à notre volonté impérialiste et notre morale faiblissante évolueront vers le meilleur mais cela ne se fera pas sans notre remise en question et un retour en force de notre éthique éteinte depuis longtemps.

 

A bon entendeur, devenez sourd…

 

Haroun.

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