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« LA » chronique du weekend (46)

Les banques sous le feu de leurs victimes

Dès qu’on parle de finance, les plus bas instincts s’éveillent et pensent que la meilleure façon de faire de l’argent est encore de travailler dans l’argent. Seule façon de travailler dans l’argent, devenir banquier ou quelque chose qui s’en approche, la bourse, les assurances, le chantage, l’escroquerie, le racket, toutes ces belles activités, qui font références dans les milieux où la monnaie remplace la morale, sont celles pratiquées quotidiennement par nos banquiers chéris…

 

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Vous croyez que j’exagère ? Ne vous y trompez pas, je suis bien en dessous de la réalité, leur pouvoir et les exactions y afférentes sont d’aucune commune mesure avec ce que l’entendement des gens « normaux », pas comme le président Culbuto 1er, les vrais normaux, ceux qui suent sang et eau pour gagner des misères et payer des impôts à n’en plus finir, peut imaginer. Les combines, les chausse-trappes, les montages sophistiqués, tout est à la disposition de ces gens qui peuvent non seulement s’offrir les meilleurs avocats de la planète mais aussi ceux qui font les lois et qui sont payés par eux pour dissimuler les transgressions auxquelles ils se prêtent. Ne riez pas, je ne vous parle pas de théorie du complot et ne prêtez pas le flanc à des moqueries faciles faites par les adeptes du politiquement correct corrompus par les voyous qui nous dirigent. Comment expliquer que les petites entreprises et les artisans payent plus d’impôts que les multinationales sans pour autant faire des profits qui les mettent à l’abri du besoin ? Quelque chose ne tourne pas rond, comme dirait Galilée un jour de torture par ses amis bourreaux du Vatican…

 

Certains naïfs pensaient que Culbuto allait lutter contre le système financier et son exubérante avidité de toujours plus d’argent et de surtout de profits. Comme je l’ai déjà écrit, ce n’est pas en recrutant comme conseiller un associé gérant de la banque Rothschild que la guerre risque d’être sanglante entre le roi et les bouffons qui le font rire et le nourrissent. Mais, parfois, par hasard, si tant est qu’il existe, ou par lucidité non maîtrisée, des gens de petit pouvoir viennent contrecarrer les stratagèmes des banquiers et de leurs affidés. Un jugement du Tribunal de Grande Instance de Nanterre remet en question quelques principes qui permettaient aux banquiers justement de nous spolier ainsi que les collectivités locales via leurs crédits pourris sur base de garanties frelatées. Je vous suggère de lire un des articles qui est venu corroboré les informations qu’un de mes amis m’avaient communiquées depuis son poste de travail au ministère des finances. Beaucoup d’inquiétude semble poindre dans les esprits embrumés de nos énarques de Bercy, il est possible que beaucoup de gens et aussi de collectivités puissent attaquer des banques et certains de leurs prêts. Je conseillerai même à tous les emprunteurs de France de faire de même dès qu’ils en ont la possibilité. Ils ont tout à y gagner et vite car nos financiers chéris ont le pouvoir de faire changer la loi et même d’en dicter une nouvelle qui les exonérera de tout risque allant dans ce sens. C’est dans leurs attributions et dans leur mode de fonctionnement commun, élus et banquiers, de se protéger les uns les autres dans leurs intérêts particuliers.

 

Une des rares façons de leur nuire est justement de les prendre à revers sur leur propre terrain. Dès que le droit ne va pas dans leur le droit fil de leur volonté irrépressible de nous manipuler, ils sont déstabilisés et nous devons profiter de ces moments de répit qui peuvent ouvrir les yeux de nos concitoyens trop crédules. Mais, la capacité de réaction de ces malhonnêtes faiseurs d’argent, est telle que souvent le temps nous manque pour les attaquer, et, profiter du maigre avantage qu’ils nous ont laissé pendant quelques heures ou quelques jours. Nous ne devons pas avoir peur, d’ailleurs peur de quoi, nous n’avons rien ou presque, que pouvons-nous perdre de plus. Notre honneur est lui-même, pour peu qu’il existe toujours, dans un bien piètre état, notre fierté, notre respect de nous-même, tout cela ne vaut-il pas autant voire plus que quelque argent mal gagné ?

 

Tout cela pour dire que la réforme bancaire ne sera que l’ombre de ce qu’on pouvait imaginer… Culbuto 1er n’est pas plus de gauche que Mitterrand le fut, comme tous ces pleutres socialistes qui revendiquent des comportements plus sociaux que leurs ennemis mais qui, de fait, n’en sont que les pâles et tristes copies. Ils n’osent pas avouer que ceux qui leur remplissent le ventre sont les mêmes que ceux qui accomplissaient la même fonction avec leurs prédécesseurs.

Alors, débiteurs de tous les départements, examinez vos dossiers de prêts et même de très près, et, attaquez vos banques si vous en avez l’opportunité, c’est encore temps, vite avant que les mécréants ne reprennent la main.

 

A bon entendeur, devenez sourd…

 

Haroun.

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