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« LA » chronique du weekend (5)

La théorie, c’est quand on sait tout et que rien ne fonctionne.
La pratique, c’est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi.
Ici, nous avons réuni théorie et pratique : Rien ne fonctionne… et personne ne sait pourquoi !
Albert Einstein

 

Einstein.jpgLes Sciences Politiques s’occupent de décrire et d’expliquer les évènements qui touchent à l’organisation et à la direction des sociétés dans le cadre des relations établies entre les différents représentants de toutes les catégories qui la composent. Pour atteindre cet objectif, elles utilisent l’histoire qui nous décrit les faits passés et leurs conséquences, pour nous permettre d’en tirer des enseignements qui pourraient nous guider dans nos choix pour l’avenir. Est-ce finalement si utile que cela ?

 

Chaque analyste, sur un ton pontifiant au possible, fort de sa supériorité intellectuelle et de ses connaissances spécifiques, étale au grand jour son point de vue qu’il veut le bon. On apparait de suite complètement nul après les avoir écoutés, ils sont si surs de leur fait, de la justesse de leur réflexion, tout débat semble inutile. Mais, avec tous ces grands penseurs devant le diable, l’éternel ayant autre chose à faire en ce moment, tous ces grands spécialistes, comment se peut-il que rien ne fonctionne correctement, que les rouages de notre société soient aussi difficiles à faire tourner.

 

C’est justement la présence de toujours plus de beaux parleurs, de fonctionnaires, de politiciens inutiles et menteurs, de journalistes, tous sans exclusive acquis à de mauvaises causes pour de mauvaises raisons, c’est justement leur existence qui creuse la distance toujours plus grande entre les gens d’en bas et ceux qui nous dirigent. L’écran de fumée que ces intermédiaires établissent entre les créateurs de l’information et ceux qui la reçoivent rend diaphane les informations en question. Le fait que ces informations soient fausses et bâties sur des mensonges énoncés par nos politiciens du gouvernement comme de l’opposition est gommé par les répétitions interprétées non sans un certain talent par ces relais de la communication. Leur docte ton est si péremptoire qu’il est difficile de ne pas « croire » ce qu’ils disent, chacun à sa façon, les gens « pro » comprendront ceux de leur tendance et les gens « anti » comprendront les leurs. Mais cela exclut toute réflexion personnelle, ils arrivent à convaincre les gens d’en bas, par leurs outils de communicants professionnels et à les empêcher de se poser des questions. Ceci ajouté à la fainéantise naturelle qui pousse chacun au moindre effort et à une société qui se veut dirigée presque uniquement par l’image et la pensée personnelle disparait petit à petit.

 

Notre société, intéressée par toujours plus d’informations de tous ordres, la plupart du temps parfaitement inutiles à l’organisation de nos vies respectives, croit rendre notre temps précieux par l’accumulation de ces informations aussi inutiles que fausses pour leur majorité. Nous nous laissons bercer par le rythme des messages qui se précipitent sur nos smartphones et autres tablettes ou ordinateurs, nous nous laissons envahir la tête et nos emplois de temps par des actualités qui nous vantent et nous font passer pour des gens importants, alors que nous ne sommes que manipulés.

Il faut savoir arrêter son téléphone, il faut apprendre à jeter des emails inutiles avant de leur consacrer un temps qu’ils ne méritent pas et qui est précieux pour nos vies, celles de nos familles, celles de nos amis. Il vaut mieux boire un café avec un ami que passer le même temps avec les milliers « d’amis » que nous pouvons avoir sur Facebook. Nous perdons toute perspective, nous sommes les jouets du temps alors que nous devrions être les acteurs de nos vies, et cela nous donne, seulement en apparence, une importance qu’au contraire nous diluons, nous perdons la notion de distance et de profondeur vis-à-vis des faits, des évènements, des choses de notre vie.

 

La raison pour laquelle nous perdons toute notion de solidarité repose sur l’utilisation de notre temps personnel au culte de la pseudo importance de notre personnalité. La société de consommation ressert les liens entre l’apparence et nous alors qu’elle détend ceux entre la réalité et nos propres vies qui ne dépendent que d’elle. L’apparence est la simili importance dont on se targue, la réalité est l’importance réelle que nous avons pour nos proches et nos amis. Bien sur il est plus facile de partir en vacances après avoir jeté son père, sa mère ou les deux, dans une pension pour personnes âgées, que de sacrifier nos congés à leur service, à leur bonheur pour le reste de leur existence qui a générée, ne l’oublions pas, les nôtres. Cet égocentrisme exacerbé nous met en avant avec nos plaisirs tout en effaçant lentement mais surement les relations profondes que la nature nous a offertes. Quel dommage, quel gâchis…

 

Je comprends qu’il n’est pas facile de penser aux autres et, encore une fois, ce n’est pas naturel, mais n’est-ce pas ce qui nous différencie des animaux, d’aider les plus faibles et de les faire participer avec leurs talents différents à nos vies en les complétant ?

 

Haroun.

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