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« LA » chronique du weekend (53)

Parmi les scandales qui parviennent à nos chastes oreilles de lobotomisés convaincus, de provenances diverses de gauche comme de droite, certains sont plus affreux que d’autres. Les plus abjects sont, sans aucun doute possible, ceux accomplis par des gens qui, non contents d’être les pillards de la République et de ses citoyens se permettent de plus de nous donner des leçons de morale. Ces hommes politiques, brillants des ors qu’ils nous volent, sont tout sauf intelligents mais ô combien malins, la preuve ? Nous les avons élus malgré tout…

 

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La BPI, célèbre banque désirée par Culbuto 1er pour appuyer et soutenir les petites et moyennes entreprises françaises qui souffrent de manque de trésorerie, avait été prévue dans l’espoir d’un développement de l’activité par la relance des entreprises les plus à même de le faire, les petites puisque les multinationales ne sont prêtes qu’à payer les meilleurs avocats pour générer des profits sans payer d’impôts ni embaucher dans notre pays qui manque de compétitivité. Cette banque, qui se veut au service des petits pour les aider à grandir, devrait se faire loi de ne pas gaspiller d’argent inutilement sachant que celui-ci est dramatiquement attendu par les PME-PMI qui en ont besoin, non pas pour jouer les riches et se parer de mille feux, mais pour payer des spécialistes de leur branche d’activité, afin d’améliorer leurs produits et leur donner une crédibilité internationale, pour les mettre sur le marché ou financer des salons, etc. Au lieu de cela, la BPI, sous la haute et bienveillante attention de la mère des enfants de notre roi Culbuto, ces banquiers d’opérette se paient, pour leurs bureaux, un loyer de 6,6 millions d’euros par an auxquels s’ajoutent 800 000 € de charges locatives. 7,4 millions d’euros pour frimer sur le boulevard Haussmann dans un bel immeuble avec colonnades de marbre et dont la surface disponible est deux fois supérieure à ses réels besoins. Ils seront 360 à travailler dans un espace fait pour 950, peu d’employés peuvent se vanter d’avoir des patrons qui pensent à leur confort et à celui de leurs postes de travail à une telle échelle. Bravo la BPI, peut-être n’aura-t-elle pas assez d’argent pour relancer toutes les entreprises dans le besoin mais au moins, ni elle ni ses salariés, ne seront gênés pour bouger les bras lors de leur réveil tardif au moment de leurs étirements après une sieste bien méritée. Qu’il est facile de dépenser l’argent que l’on n’a pas eu à gagner, c’est comme cela que vos taxes, vos impôts, vos accroissements de prélèvements par diminution du quotient familial, vos participations à l’effort national, financeront les nouvelles frasques de cette banque aux ordres des voyous qui nous gouvernent pour encore faire plaisir à leurs amis, membres de leurs familles et autres bénéficiaires de prébendes et d’argent détourné de sa mission première. Pour beaucoup de PME, un petit prêt de 100 000 € suffirait à leur donner une chance de survivre au-delà des deux ans fatidiques au terme desquels 80 % des créations d’entreprises se soldent par une fermeture définitive. Ceci signifie que c’est 74 sociétés nouvellement créées par an qui auraient pu bénéficier chacune de 100 000 € qui leur auraient donné la force et la trésorerie nécessaires à ce plus difficile moment de leurs débuts. Mais encore plus grave, la BPI avait la possibilité d’avoir des locaux à Maisons-Alfort d’une surface de près de 4000 m² qui pouvait sans problème abriter les salariés de cette succursale de l’enfer de la finance vue par le petit bout de la lorgnette de nos politiciens gauche caviar. Nous baignons dans une gabegie, un gaspillage outrancier qui ne se fait que pour soigner les égos démesurés de nos gouvernants et de leurs acolytes et amis de toutes sortes. A leur corps défendant, je comprends très bien que Madame Ségolène Royal et ses copains ne puissent imaginer à un quelconque moment de travailler dans une banlieue pleine de « pue la sueur » qui sont d’un populaire si désagréable et qui de plus, en fonction des promesses non tenues par un Culbuto qui va bien finir par tomber, vont trouver un réconfort légitime dans les bras d’un Mélenchon forcené ou d’une Le Pen hyper excitée de tant de bonheur. Continuez adeptes de la gauche des nantis, c’est votre fin que vous programmez et j’en suis enchanté. Malheureusement, les imbéciles qui vous remplaceront seront pires que vous mais au moins cela permettra de refaire les peintures des ministères et de changer les posters dans les bureaux des mairies… A défaut de laisser une trace positive dans l’histoire, au moins ferez-vous la réussite des fabricants de peinture…

 

Dans un tout autre aspect de cette dure semaine, j’ai eu la joie, l’honneur et l’avantage de passer une soirée comme on en passe trop peu. Je travaille loin de ma compagne et nous nous retrouvons le weekend. Durant celui-ci était organisé un dîner chez des gens que je ne connaissais pas mais qu’elle connaissait un peu. Des amis communs de nos hôtes avaient introduit ma dulcinée auprès de ces aimables personnes. Assez rapidement, une complicité naquit autour de la table où le repas, fort bon, nous était servi. Nous nous sommes tous pris au jeu des confidences parce que le climat était à la confiance et à l’écoute. Ce n’est pas que les gens ne veuillent plus se parler, ce serait plutôt qu’ils ne supportent pas de s’écouter entre eux et lorsqu’ils le font, ce n’est que pour juger, évaluer. Parmi nous, tous écoutaient, aucun ne jugeait ou critiquait les émotions ou les épreuves de celui-ci ou de celle-là. En fait, nous étions vraiment en train de communiquer. En toute tolérance, avec compassion et si nous intervenions ce n’était que pour donner une éventuelle solution qui était proposée sans jamais être imposée, des conseils tout au plus mais sans la certitude de celui qui les proférait d’avoir raison ou de connaître la solution miracle.

Je ne sais pas si les quatre couples que nous formions deviendront tous des amis, mais cette connivence d’un moment, basée sur une confiance réciproque et sans arrière-pensée, est le modèle de communication qui malheureusement a disparu depuis l’avènement de notre société de consommation à outrance faite que de rapports élaborés sur les échanges et les gains qu’ils pourront nous apporter. La seule thérapie de groupe qui marche et que je supporte est de ce type. Du genre gratuit, sans doctes sentences de la part d’un « sachant » distribués à l’encan à des « êtres inférieurs » ne connaissant rien. L’amitié reste une des richesses disponibles à tous, en tout moment et en tout lieu, à condition de se donner  aux participants comme les autres se donnent à nous, grâce à une confiance réelle et profonde et dans la reconnaissance des autres avant tout calcul où nos intérêts personnels prendraient la priorité sur l’intérêt commun.

Il ne m’apparait pas possible de faire ce genre de communication avec des « amis » facebook, en revanche, entre vrais êtres humains doués de sentiments et d’émotions et prêts à les partager honnêtement, sans tricher, pourquoi pas, nous devons le tenter, pour notre plus grand bonheur. Je remercie mes amis de ce fameux samedi soir pour le moment de joie intense qu’ils m’ont procurée.

En un mot comme en mille, ayez des amis, des vrais, occupez-vous de ceux qui vous sont proches avant de rêver de relations virtuelles dont les échanges ne seront jamais aussi profonds.

 

A bon entendeur, devenez sourd…

 

Haroun.

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