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« LA » chronique du weekend (55)

Vous n’en croirez pas vos yeux et votre neurone encore moins, je vais dire du bien du G8. Non, ce n’est pas une blague, c’est très sérieux. Je vais en dire autant de bien qu’ils en ont fait à la planète, nos beaux parleurs, nos menteurs professionnels, nos escrocs patentés ont décidé de quelque chose de bien… Ils ont décidé que la réunion, qu’ils ont l’habitude de faire à nos frais, se terminait et que le communiqué constatant leur dur labeur devait être la pierre angulaire d’une nouvelle ère… Durant laquelle rien ne changera…

 

g8.jpg

 

Eh oui, c’était trop beau, je ne peux me contraindre à dire du bien de ces réunions faites pour les caméras qui filment pour les lobotomisés que nous sommes. Je ne peux admettre que ceux qui sont nos représentants se gobergent de mets riches et sains alors qu’ils nous font manger des plats dont on ignore réellement les contenus sans que cela n’émeuvent vraiment personne, sauf quand ils sont pris la main dans le sac, nos agro-industriels orientés profits. Je ne peux accepter que nos dirigeants réfléchissent plus au fait d’enlever leurs cravates pour paraître décontractés qu’au devenir à long terme de notre terre et des peuples qui la garnissent. Bien sûr, des intentions louables ont été prononcées mais toujours au conditionnel, jamais au futur simple, qui, comme son nom l’indique, dit ce qui va se faire sans sophistication ni jésuitisme. Le néant, voilà ce qui hante les têtes de les gouvernants de tous ces pays riches qui se repaissent de la misère des pauvres qui ne fait qu’augmenter. Alors, certains pourront s’extasier de la déclaration de Lough Erne, qui, si nous la lisons et la comprenons stricto sensu, n’est pas si mal que cela, toujours au conditionnel mais pas mal du tout… sur les intentions. Lisez-la, elle est courte, en Anglais mais courte. Sur la forme, elle est respectueuse de certains principes qui sont oubliés de nos gouvernements depuis bien longtemps, sur le respect des pays du tiers monde, sur la fiscalité, sur l’entraide des pays pour se défendre contre les vicieuses multinationales qui vaporisent leurs profits dans le « cloud » de leurs paradis fiscaux préférés. Mais sur le fond… On le touche à partir des premiers mots où apparaissent franchement et nettement les volontés extrêmement libérales des rédacteurs.

Texte original:

« Private enterprise drives growth, reduces poverty, and creates jobs and prosperity for people around the world. Governments have a special responsibility to make proper rules and promote good governance. »

Traduction (par Google pour ne pas être taxé de parti pris, les fautes aussi sont de Google) :

L’entreprise privée stimule la croissance, réduire la pauvreté et créer des emplois et de la prospérité pour les gens partout dans le monde. Les gouvernements ont une responsabilité particulière d’établir des règles appropriées et promouvoir la bonne gouvernance.

Quand vous lisez ces lignes, qui représentent le préambule à une liste de dix actions à faire pour en respecter les idées, vous avez tout compris, et, en particulier, que eux, n’ont rien compris !

Ils en sont encore à parler de croissance infinie et exponentielle comme si ce n’était que la g8-2.jpg seule solution… Ils regardent le monde s’asphyxier, se décomposer sans aucun remord ou scrupule, ils nous ont projetés dans le mur et trouvent que le prochain mur sera encore meilleur, merci, c’est trop, vous me gênez. Alors, leurs belles idées sur la fiscalité, la défense des pays pauvres, tout ça, n’est que du roman, on ne peut continuer à prôner la croissance sans parler de compétitivité et donc sans asséner de violents coups sur la tête des peuples de laborieux qui sont réduits de plus en plus à l’esclavage, et ceci même dans les pays riches. Encore une réunion pour rien. Sinon juste pour décorer les façades et les vitrines des environs de cette mascarade, qui ont coûté certainement un bras aux Anglais mais s’ils l’acceptent… Même les médias les plus corrompus de notre belle France en ont parlé, c’est tellement honteux qu’il était difficile de faire outre, ces gens n’ont vraiment aucune dignité, et nous votons pour les désigner, honte à nous plus encore. Réunion inutile, comme à l’accoutumée. Point final.

 

Autre scandale annuel, la fête de la musique… Idée aussi sotte que grenue de notre inénarrable Jack Lang, frère d’un repris de justice qu’il a essayé de sauver de ses turpitudes et corrompu lui-même, c’est dire à quoi leur sert le pouvoir que nous leur attribuons avec tant de générosité et surtout d’inconscience. Non, je ne suis pas un fêtard, vous l’aviez deviné et c’est tant mieux, je n’ai rien à cacher, tout du moins à ce niveau là… On a tous nos jardins secrets, n’est-ce pas ? Mes fêtes, je les vis avec des gens que je connais, que j’aime, que j’apprécie et ces fêtes là je les vis quand je veux et pas sur ordre d’une quelconque clique d’escrocs qui ne visent qu’à nous estourbir un peu plus pour que nos propres vessies deviennent vraiment des lanternes dans nos esprits déficients de lobotomisés totaux. C’est mon droit de ne pas avoir des amis que je ne connais pas à l’autre bout du monde et qui n’ont de moi que des photos ou des textes sans intérêt pour eux, si ce n’est éventuellement de se moquer de mes frasques. C’est mon droit de préférer ceux que je connais réellement à ceux que je pourrais connaître virtuellement. Il en est de même de cette fête de la musique, faire la fête, que ce soit de la musique ou autre, est un principe humain qui permet à ceux qui la font de partager un moment de joie, de plaisir et pourquoi pas de bonheur. Mais n’est-il pas vain de gesticuler aux côtés d’inconnus, avec qui nous ne partagerons rien d’autre que des boissons plus ou moins alcoolisées, et des sons à vous arracher les tympans. Nous ne pouvons connaître tout le monde, nous ne pouvons donc pas aimer tout le monde, de plus, des affinités particulières nous feront préférer celui-ci à celui-là, celle-ci à celle-là. A quoi donc servent ces brassages annuels de foules en délire et cette pollution sonore qui nous bassine les oreilles ? A rien, si ce n’est à nous faire croire au bonheur, à nous faire prendre des moments d’allégresse comme une nouvelle définition de la vie, à encore une fois, nous faire prendre des vessies pour des menhirs…

 

Nos traditions, qu’on les suivent ou pas, sont pleines de ces fêtes d’origines religieuse ou laïque. Toutes ces fêtes qu’on nous ajoute ne sont-elles pas juste faites pour occuper le peu d’espace que nos esprits accordent encore à notre libre arbitre ?

 

A bon entendeur, devenez sourd…

 

Haroun.

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