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« LA » chronique du weekend (57)

Entre les écoutes de notre allié et ami américain, mais néanmoins assez parano pour espionner tous et tout le monde, ses alliés et amis aussi, le largage des amarres de Batho du gouvernement pseudo-socialiste qui s’apparente plus à un rassemblement de porcs qu’à un port d’attache, un avion qui s’écrase et un train qui explose le tout en Amérique du nord, comment va le monde aujourd’hui ? Mal, merci !

 

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Cependant, les faits les plus intéressants touchent au manque total d’autonomie des pays d’Europe, quel que soit leur position dans le peloton des pays qui la constituent, et leur propre situation sur l’échelle des valeurs mise en œuvre par l’économie de marché libérale qui n’a jamais, en fait, été plus totalitaire. Le blocage du président bolivien est la preuve, s’il en était besoin, de la main mise sur tous les pouvoirs du monde, hormis quelques uns mais infiniment peu, des USA et de leurs caciques. Obama est le plus grand dictateur de tous les présidents américains passés, sous des dehors de grand démocrate, paré de sa couleur noire mais sans avoir le courage de l’être vraiment, il fait juste l’inverse de ce pourquoi il a été élu. A qui vous fait-il penser ? Et oui, vous avez gagné, à Culbuto 1er, notre bonhomme Michelin qui se remet à grossir, preuve que la situation lui profite. Tous ces gens bafouent le droit international, les droits nationaux qu’ils ont participé, peu ou prou, à fabriquer eux et leurs prédécesseurs, les droits de l’homme qu’ils défendent tant quand leurs intérêts y sont mêlés. Non seulement ils les bafouent mais ils en sont fiers, ils s’exhibent dans leurs robes d’apparat, il ne leur manque que les cols d’hermine. Ils n’ont aucune pudeur ni dignité de nous moquer en permanence car ils savent notre résignation, notre totale absence de conscience de notre propre humanité, notre incommensurable lâcheté, et, pour finir en beauté, la substitution dans nos esprits du bien-être par le bien-avoir qu’ils nous insinuent, lentement mais surement, dans nos veines tel l’epo qui se déversent par litres dans celles des coureurs du tour de France à l’insu de leur plein gré, parait-il.

 

C’est cette audace, cette arrogance qui me gênent le plus. Ils se savent intouchables, même la main dans le sac, nul n’ose les montrer du doigt, soit par intérêt, ou par résignation comme je disais plus haut, mais aussi par peur d’avoir à changer nos habitudes. Nous sommes la vraie cause de nos problèmes. J’ai passé la soirée d’hier avec un couple d’amis. J’étais étonné de voir que la nouvelle épouse de mon ami semblait ne pas comprendre ce que j’expliquais, non pas qu’elle eut été plus stupide que la moyenne, non absolument pas au contraire, mais elle m’écoutait sans m’entendre. Elle ne souhaitait pas analyser, encore moins comprendre et surtout pas partager les idées que j’évoquais lorsque je parlais de décroissance obligatoire en fonction de la finitude de notre monde face à une croissance éternellement exponentielle souhaitée par tous les gouvernements du monde. Elle ne pouvait confronter la pensée qu’elle allait devoir remettre en question son confort, ses biens et la façon de les utiliser, elle refuse de changer ses habitudes car elle est heureuse comme cela. Je ne demande à personne d’adhérer à mes idées et mes comportements, j’espère simplement donner à réfléchir comme je le dis souvent. Imposer son point de vue n’est pas la solution, l’exposer et le montrer dans toutes ses limites, positives et négatives, l’expliquer et démontrer qu’il est le résultat d’une réflexion qui se généralise bien que toujours largement minoritaire, là est la voie qui est tracée dans la prise de conscience qui devra se faire de toutes les façons. En effet, de gré ou de force, la nature nous fera assimiler qu’elle ne peut plus nous assurer tout ce que nous souhaitons lui prélever, lui confisquer sans aucun respect pour les bienfaits dont elle nous a comblé et nous comble tous les jours. Nous serons obligés d’en passer par la décroissance, par la perte de notre individualisme au profit d’une nouvelle ère faite de plus de partage et de réels échanges entre humains responsables. Je le pense, de gré ou de force, nous y serons obligés.

 

Au lieu de s’entêter à vouloir garder nos prérogatives, préparons-nous à cette véritable révolution. Comme disait Rivarol, « la meilleure façon d’éviter les révolutions, c’est de les faire ».

 

A bon entendeur, devenez sourd…

 

Haroun.

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