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« LA » chronique du weekend (68)

La nature a horreur du vide, dit-on. La fonction crée l’organe, dit-on aussi. Tous ces dictons ne sont applicables à notre vie quotidienne que dans l’unique mesure où nous en tenons compte et c’est parce que nous en tenons compte que l’ordre des choses qui nous arrivent prend la forme qu’il a. C’est parce que nous avons peur du vide que nous souhaitons le voir comblé, et parce que la nécessité s’en fait sentir que nous manifestons notre volonté inconsciente d’avoir le nouvel organe dont nous avons besoin.

 

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Je participe à ce mode de pensée qui consiste à croire qu’il ne nous arrive que ce que nous désirons, ce que nous souhaitons vraiment, de façon consciente, inconsciente ou subconsciente. Comme je vous l’ai dit à maintes reprises, je ne crois pas au hasard, à la chance, sans aller jusqu’à dire ou penser que tout est écrit, force est de constater que ce sont nos comportements, nos attitudes, nos décisions qui entraînent les conséquences positives ou négatives qui émaillent nos vies. Combien de fois ne vous êtes-vous pas reproché d’avoir fait ceci ou cela, combien de fois ne vous êtes-vous pas accusé directement ou indirectement d’avoir commis une erreur aussi prévisible, après coup ? Le plus gros problème de l’homme est qu’il ne se connaît absolument pas, je parle ici d’une majorité d’êtres, certains se connaissent et même bien, n’est-ce pas ceux-ci qui réussissent le mieux dans l’atteinte de leurs objectifs, ce serait amusant de le contrôler. Pour ma part, je suis convaincu que si l’homme savait vraiment qui il était, les raisons de son existence sur cette petite terre lui apparaîtraient clairement et il arrêterait peut-être ses stupidités, ses âneries, qui lui retirent toute noblesse en oubliant que la terre qu’il massacre ne lui appartient pas, et qu’il n’en est qu’un locataire à titre précaire.

 

Pourquoi ce verbiage qui peut vous sembler superflu. Parce que je crois que tout le mal que je pense, que je dis, que je propage, sur nos édiles, nos dirigeants, les patrons de ces multinationales qui ne visent que le profit au détriment de tout le reste y compris de leurs propres enfants, est mérité par ces crapules, ces voyous, ces corrompus, mais… Il n’y a pas de mouvement dans un sens qui ne génère une réaction dans le sens opposé, jamais, nous le constatons tous les jours dans la physique qui nous entoure et avec laquelle nous vivons sans y prendre garde. Chaque force est confrontée à une force opposée, une résistance. Cette résistance peut équilibrer la force à laquelle elle s’oppose ou bien la surpasser ou être dépassée par celle-ci. Le principal est qu’elle existe. Contre ces hommes répugnants, qui nous gouvernent et jouent de nos vies comme si elles leur appartenaient, mon discours, mes articles, mes conversations sont une toute petite partie de la résistance qui s’oppose à la voyoucratie tranquille des énergumènes qui nous détruisent à petit feu. Ma résistance ne peut être la seule, elle ne l’est pas, ne serait-ce que parce que vous lisez ces lignes. Même en n’étant pas en accord avec moi, le fait de lire ce type de blog signifie que vous cherchez quelque chose de différent, de nouveau et c’est en cela une résistance. Et c’est là où je veux en venir, la force du mal, développée par les mécréants que je honnis en permanence, est opposée à celle qui agrège tous les gens comme moi et comme vous aussi. Nous sommes ensembles sans le savoir et c’est la raison de notre peu d’influence. Nous ne nous connaissons pas et seule la lecture de nos différents blogs et messages nous donne conscience de notre communauté d’espérance. C’est cette force qui s’oppose à celles de tous les exploiteurs de rentes de situation, que ces quidams soient politiciens, syndicalistes, ou autre, ils défendent leur pré carré, ils ne veulent rien perdre de leurs avantages et de leurs prébendes. Notre force est celle des électrons libres et elle vient contrarier les intentions malveillantes de ceux qui nous mènent dans le mur.

 

D’accord, me direz-vous, mais alors qu’attendons-nous pour nous regrouper, pour nous associer dans cette lutte contre ceux qui nous manipulent ? La nature a horreur du vide c’est vrai mais parce que nous craignons le vide. Le fait de créer une entité qui s’oppose officiellement, dans le cadre d’une structure associative ou politique, modifiera nos comportements et nos raisonnements. Je vous l’ai souvent dit, je ne sais pas, si j’étais président de la République, si je ne ferais pas aussi des ponts d’or à ma famille, à mes amis, à mes camarades d’école comme le font si bien tous nos présidents passés et actuel. Le fait de synthétiser notre force d’opposition nous rendra puissants et cette puissance peut nous monter à la tête comme elle le fait régulièrement avec l’immense majorité des hommes communs. Je ne crois pas en la fonte de nos personnalités dans un groupe, je crois que nos forces seront beaucoup plus importantes si nous respectons nos différences et que nous nous assemblions dans un montage hétéroclite, hétérogène certes mais ô combien plus efficace. C’est de cela dont il s’agit, la démocratie a cela de mauvais qu’elle oblige à choisir un être pour penser et agir pour les autres, avec ou sans leur consentement direct ou indirect. Elle fait disparaître la pluralité au profit d’une représentativité qui donne les résultats qu’on connaît et les trahisons et perfidies qui y sont liées. Nous choisissons celui ou ceux qui nous trahira ou trahiront, et, comble du comble, nous le savons au moment de voter.

 

Donc, il y a dans le monde des gens qui pensent comme moi, des gens qui agissent comme moi et même mieux, beaucoup de gens, le vide est comblé. Maintenant il ne reste plus qu’à augmenter le nombre de ces résistants pour que les mentalités changent… Si chacun de nous change c’est déjà un peu le monde qui change…

 

A bon entendeur, devenez sourd…

 

Haroun.

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