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« LA » chronique du weekend (70)

Les malheurs n’arrivent jamais seuls, comme les bonheurs, comme tout ce qui nous tombe sur la tête, que ce soit en bien ou en mal. La vie, qu’elle soit minérale, végétale ou encore animale est faite de cycles et nous, pauvres hères qui nous croyons des animaux supérieurs en sommes à la fois bénéficiaires et victimes. Les cycles régentent nos vies tout comme les hommes politiques et leurs sicaires nous les pourrissent. Ces cycles peuvent être matériels, spirituels ou encore virtuels mais ils sont partout et encerclent nos existences.

 

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Culbuto 1er en fait l’expérience en ce moment, il est dans son cycle infernal, descendant vers le point zéro auquel il est habitué de façon irrémédiable. Il va de mal en pis et comme le hasard n’existe pas, pour moi, je pense qu’il devrait se poser des questions. Est-ce sa trahison permanente et sa lâcheté naturelle qui le poussent inexorablement vers la nullité dont il n’aurait jamais dû sortir ? Après Léonarda, l’écotaxe, les impôts sur l’épargne, il lui tombe, sur ses épaules rebondies de graisse hivernale naissante, un dernier petit souci du weekend, le Mali… Notre Seigneur de guerre, qui montra tant de zèle et de pugnacité à pourfendre les ennemis d’Areva, de Total et d’autres miniers, se retrouve devant le triste spectacle du problème non résolu de la lutte contre ses alliés d’hier et ses ennemis de demain et vice versa. Ces combats, inutiles et justifiés uniquement par les nécessités des financiers de ses futures campagnes électorales, montrent aujourd’hui, après les annonces tonitruantes de victoire totale sur les « terroristes », leurs limites. « A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire », ce n’est pas de moi… C’est le Cid qui le dit avec l’aide de son concepteur Corneille, mais je vais paraphraser cet auteur énorme comme dirait Lucchini. A ne pas vaincre sans péril, on déchoit dans la honte, ça c’est de moi, je reconnais que cela vole moins haut, juste à l’altitude zéro à laquelle Culbuto stagne depuis longtemps, peut-être me comprendra-t-il ? Au Mali c’est toujours le bazar et nos troupes, faute de moyens réels ne peut arriver à ses fins, les guerres coûtent cher et il faut être riche pour les faire ce qui ne garantit pas de les gagner. Regarder toutes les leçons que se sont prises les Américains, ils prennent une culotte partout où ils sèment la terreur et repartent la queue entre les jambes comme les chiens battus qu’ils n’ont jamais cessé d’être. La France s’est lancée dans des combats qui ne sont pas les siens, sans la richesse et la puissance nécessaires pour s’assurer une victoire tangible et rapide. On ne peut vaincre lorsqu’on part perdant d’avance, encore pis si l’on est perdu d’avance…

 

Maintenant que ces deux journalistes ont trouvé la mort, d’une façon à la fois horrible mais aussi éclairante sur notre insuccès sur place, Culbuto 1er, roi de la cuisine de l’Elysée, va devoir justifier de cet échec cuisant contre des analphabètes sans avions ni hélicoptères. Ghislaine Dupont et Claude Verlon, deux journalistes français travaillant pour RFI, se sont fait assassiner par quatre hommes armés à Kidal où l’armée française avait refusé de les emmener. Alors évidemment, les radios et les télévisions aux ordres du pouvoir ont commencé immédiatement à pérorer sur les exactions terroristes et salafistes, dangereux extrémistes prêts à tout pour faire valoir leurs demandes à base d’Islam et de sa voie intégriste. Mais sommes-nous bien certains que ce sont ces personnages-là qui ont commis ces actes sauvages ? Moi je n’en suis pas sûr du tout. Comme je ne suis pas convaincu que les tours jumelles ont été anéanties sans la complicité active des services spéciaux américains, comme je doute que Ben Laden ait été assassiné et jeté à la mer par les mêmes services de tueurs américains qui ont ensuite essayé de nous le faire croire… Je ne crois rien que je n’ai pu vérifier soit directement soit par le truchement d’autres sources que celles représentant uniquement les autorités. Le doute est semé par l’unilatéralité des informations et le refus systématique de contrôles que les gouvernements nous opposent grâce à leurs « secret défense » qui ne cachent que leurs imprudences pour le moins et leurs méfaits pour la réalité. Qu’ont-ils vus, ces deux journalistes, qu’ont-ils appris que nous ne devons savoir ? Quelles terribles raisons se cachent derrière ces crimes de sang ? Croyez-vous que des êtres, qui valent cinq millions d’euros chacun pour des terroristes ou annoncés comme tels, qui ont besoin de sommes colossales pour continuer leur combat, croyez-vous disais-je qu’ils les auraient tués si promptement, sans tenter de trouver d’autres solutions, moins honorables mais plus lucratives. Prenons-nous ces gens pour des crétins ? Ils ne le sont pas puisqu’ils ont réussi à prendre vingt millions d’euros à des intelligents comme nous. Comment peuvent-ils jeter tant d’argent par les fenêtres dans une époque où le rapt est le seul moyen qui ne puisse tarir avec, bien évidemment, celui à la monnaie sonnante et trébuchante allouée par le Qatar, allié, partenaire, investisseur et associé à la France, pour financer leur combat religieux… Je pense que si l’armée n’a pas voulu transporter ces deux journalistes à Kidal, c’est qu’il y avait une ou des raisons qui n’étaient pas du domaine de la sécurité mais bien plutôt liées à la situation locale où notre maîtrise est loin de s’accomplir.

 

Nos deux journalistes sont morts, là est la vérité, c’est dans le comment et le pourquoi que les mensonges vont être nombreux. Je suis navré pour leurs familles, sincèrement, pas comme les faiseurs de discours d’obsèques mises sous le feu nourri des caméras. Ces gens étaient de vrais professionnels comme il y en a de moins en moins dans ce métier qui pourrait être si noble sans la corruption où une grande partie de cette corporation est tombée. Eux étaient au mauvais endroit au mauvais moment mais je ne suis pas convaincu que les criminels sont ceux qui nous sont jetés si facilement en pâture.

 

Nos gouvernants nous mentent tellement que nous ne pouvons accepter un seul mot de ce qu’ils nous disent sans en douter dans l’instant. Ceux qui ne doutent pas sont les cocus qui garnissent les bureaux de vote en continuant de croire que le bonheur sortira des urnes…

 

Quand on fait une guerre par intérêt, il ne faut pas s’étonner de trouver face à soi des gens déterminés et utilisant tous les moyens disponibles pour faire valoir leur point de vue. Si leur point de vue en question est dérangeant, les témoins de cela doivent disparaître pour ne pas gêner le fonctionnement des voyous qui créèrent cette situation. N’est-ce pas le b-a-ba du crime organisé ?

 

A bon entendeur, devenez sourd…

 

Haroun.

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