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« La » chronique du weekend (80)…

Alors ? Quelle semaine chargée ! Nos journalistes en mal de scandale commençaient à trépigner devant le scooter garé depuis deux semaines devant l’Élysée et qui n’était plus que le réceptacle des défécations des pigeons, vous savez ces jeunes entrepreneurs maîtres-chanteurs qui confondent la passion de créer avec celle de l’argent. Ils n’avaient rien à se mettre sous la plume, nos scribouillards corrompus et ce n’est pas la demande d’absolution de François à son homologue papal qui allait faire vendre autant que des histoires de fesses bien senties… Enfin… Ils ont tout de même eu la répudiation de la concubine de Culbuto 1er… Mieux que rien, n’est-ce pas ? (Je ne sais pas)

 

pape-François

 

J’ai comme un moment de lassitude à entendre les BFM, Itélé et autres chaînes de la télévision d’état. Ils n’ont rien à dire, heureusement que la Valérie va se faire gaver aux Indes, à la santé des enfants victimes de malnutrition, sinon ils n’auraient pas su où mettre leurs caméras, quel dommage… On souffrirait pour nos journalistes si nous n’avions que cela à faire… Mais heureusement, nous avons autre chose à nos emplois du temps dominicaux, la messe de validation de la demande de notre clown président auprès du saint père pour une absolution totale et peut-être même une « indulgence » au cas où Dieu existerait et qu’ils sache lire pour notre athée président. C’est un athée de foi… (Je m’amuse comme je peux.) le pouvoir rédempteur du pape n’est plus à prouver, n’oublions pas que c’est un jésuite, il semblerait que personne ne se méfie de lui mais tous les Dieux merci, moi, il ne m’aura pas… Un type qui se cache sous une robe a forcément des problèmes et des mauvais coups à cacher… Donc, l’entrevue s’est bien passée, Culbuto a donné quelques numéros de téléphone de copines de Julie au cas où papounet voudrait faire la « noce » à Paris, parce que les enfants de cœur en ont assez de se faire apprendre la tendresse par de vieux grincheux qui aiment la chair fraîche. Donc, pour finir cette semaine où rien ne se passe notre bibendum préféré a envoyé un message laconique et franchement autoritaire pour annoncer la fin d’une idylle qu’il regrettait déjà bien avant la séparation. Voilà la grande information de la semaine pour nos journaleux, c’est peu…

 

Ils n’ont pas vu que l’Égypte, l’Ukraine sont à feu et à sang pour atteindre à une démocratie qu’ils s’imaginent parfaite et qui n’est que la corruption de la République comme disait Aristote. Ils n’ont pas vu non plus que la Thaïlande, haut lieu du commerce de chair humaine et de drogues en tous genres et donc destination habituelle des touristes en mal d’exaltation, cherchait elle-aussi, comme beaucoup d’autre états maintenus sous la coupe de dictateurs plus ou moins déclarés, une sortie par le haut de leurs combats de rues qui durent depuis des mois et dont peu parlent. La Centrafrique qui vit une situation pré-génocidaire, grâce au concours actif des corruptions menées de mains de sous-maîtres par nos dirigeants sociaux-démocrates annoncés après ceux de notre droite libérale, est sur la voie de la dislocation totale et va certainement servir de détonateur à une remise en cause des états voisins, au risque de déclencher des hécatombes en cascade.

Non, à part tous ces menus sujets sans importance, il n’y avait vraiment rien à dire. Que l’UMP fasse mine d’être unie face à une gauche qui est plus à droite qu’elle, où les ambitions de chacun sont remisées pour cause de municipales et d’européennes, mais dont l’unité et le rassemblement ne trompent que… les éléphants, cela n’intéresse personne, vraiment personne et je le comprends fort bien. Alors, dormez bien bonnes gens, la paix civile règne dans notre royaume où les malfaiteurs sont moins dangereux que nos élus et qu’ils ne spolient que ceux qui ont alors que nos gouvernants volent tout le monde et surtout les pauvres qu’ils étaient censés défendre.

La relativité des choses étant un fait acquis, il apparaît que ce qui semble être une paix dans notre beau pays n’est en fait que le simulacre de celle que nous voulons du plus profond de notre âme, de toutes nos fibres, cette paix magnifique qui fait de nous des êtres heureux et reconnaissants à ceux qui nous la prodiguent ou, tout au moins, nous permettent d’y accéder. Mais ce consensus général qui fait que l’économie se résume, de nos jours, à la meilleure façon de martyriser toujours la même portion de la population, celle qui ne peut se défendre, celle des sans grade, celle des trompés, celle des trahis. Je vois d’un œil neuf tous les Poutou, Besancenot, les révolutionnaires bon teint et je comprends leur envie de grand soir, où les rues ressembleraient à celles du Caire un jour d’Eïd El Kebir, garnies de rivières de sang et décorées d’abats de mouton en chapelets interminables sur des trottoirs où la couleur du sol a disparu. Oui, je les comprends lorsqu’ils veulent faire passer au fil de leurs lames tranchantes les gorges chargées de rivières de diamant de ces gens qui vivent dans l’enrichissement sur le compte d’autrui, générateurs de la paupérisation générale de notre planète spoliée de ses propres atours.

 

Je comprends, mais… Je ne partage pas, la révolution que je prône est celle de nos mentalités et après tout le reste changera, si nous devenons plus solidaires et moins égocentristes, il ne sera pas compliqué de réaliser la révolution pacifique dont je parle souvent et de nous débarrasser de tous les mécréants que nous méritons cependant…

 

A bon entendeur, devenez sourd…

 

Haroun.

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