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« LA » chronique du weekend…

PapanmanlisLa semaine a été riche en informations aussi inutiles à nos vies quotidiennes que les pansements sur une jambe de bois. Quel talent nos politiciens ne cultivent-ils pas pour nous amuser et nous faire oublier qu’ils sont les responsables des malheurs qui nous tombent dessus. Seul le gouvernement grec a été généreux avec son peuple en laissant celui-ci vivre sa vie sans taxe aucune et en toute quiétude pour la bonne et simple raison que les gouvernants faisaient de même. Merci pour votre exemple chers amis grecs. Photo : Papanmanlis, le célèbre duo grec…

 

Toute plaisanterie écartée il est étrange de voir une organisation comme l’Europe être mise à mal, au point où elle l’est, par un tout petit pays qui n’avait pas sa place dans celle-ci. Résumé de la situation ; Karamanlis provoque une crise par ses décisions, amusantes mais incongrues, Papandréou, pas plus malin, se retrouve avec le bébé dans les bras et demande au premier de bien vouloir l’aider à sauver l’enfant en question. Ce à quoi le fauteur de troubles refuse toute participation à un gouvernement d’union nationale, laissant le Papandréou face à des problèmes au-dessus de sa seule compétence ou même de son parti dans son entier.

Papandréou, comme on le voyait hier, essaya de trouver une solution qui lui sauvait la mise mais en oubliant ses petits amis européens sur le pavé. Inutile de vous dire que ça a dû barder pour son matricule et le miracle dont je parlais hier encore arriva… Il retira son projet de référendum…

 

Je vous laisse suivre les méandres de cette sombre histoire tout seul, cher lecteur, inintéressante au possible d’ailleurs car elle prouve plusieurs choses.

 

1. Que tous les politiciens, de tout bord, de toute nationalité, de tout espace géographique sont intéressés par une seule chose… Eux-mêmes… Mettez-vous à la place des Grecs avec cette douche écossaise permanente, pour une fois qu’on leur demandait leur avis, on leur retire cette prérogative dans les minutes qui suivent, on les saigne après les avoir laissé faire ce qu’ils voulaient avec la bénédiction des dirigeants. Mais qui sont-ils ces Grecs, des bibelots, des animaux, des choses sans importance pour qu’on se joue d’eux à un tel niveau ?

 

2. Que ces organes supranationaux ne sont que des usines à fonctionnaires richement payés, au-dessus des lois, libres d’user de leur incompétence sans aucun risque. Ces mêmes organes, ne se satisfaisant pas de si peu, veulent prendre autorité sur les populations des pays membres en éliminant, plus ou moins discrètement, les élus locaux de ces peuples. Et nous nous retrouvons avec des dirigeants anonymes, d’une origine territoriale inconnue, qui défendent des intérêts de structures politico-économiques supranationales au lieu de prendre fait et cause pour leurs mandants finaux, nous en l’occurrence, pauvres petits Européens.

 

3. Que la démocratie n’existe pas plus en Europe qu’elle n’existe aux USA, en Chine ou en Syrie… La démocratie est un sport de riche, élitiste et auto satisfaisant. Est démocrate le pays qui vous fait voter régulièrement avec des méthodes où la tricherie n’est pas évidente mais sournoise. Ces élections ne sont que des joutes internes entre des personnes dûment habilitées à y participer et devenir membre de ce club n’est pas chose facile. L’hérédité est importante même si elle demeure cachée, il est plus facile de percer en politique si l’on est fils de ministre ou de député que si nous sommes des « vulgum pecus ».

 

Il y a quelque chose de pourri dans notre royaume, ne trouvez-vous pas ?

 

Tant que les politiciens et les fonctionnaires ne rendront pas des comptes sur leur gestion ce sera la gabegie !

Napoléon 1er avait bien essayé de mettre bon ordre à cela en instituant la Cour des Comptes mais qui tient compte, c’est le cas de le dire, de ses remarques, conseils, reproches ou récriminations ? Personne, ni la majorité, ni l’opposition, quelles qu’elles soient, ni même les électeurs qui ignorent tout de l’organisation de leur état.

 

Mais une chose est sure, le salaire de Papandréou et celui de Karamanlis seront payés avec les « sous » des européens. Ils peuvent donc continuer à se moquer de leurs concitoyens et de nous par la même occasion. On ne peut leur en faire reproche puisque nous laissons nos propres hommes politiques faire de même chez nous.

 

Et le G20 va encore accoucher d’une souris avec une taxe que nous finirons bien par payer aussi, car, croyez-vous que les banquiers et autres financiers laisseront une partie de leurs profits disparaître sans rien faire. Non, que nenni… Il est à prévoir une hausse certaine des coûts des services bancaires et autres commissions, courtage, frais de gestion pour l’an prochain. Oui, l’an prochain parce que la taxe sur les opérations financières sera mise en place en 2013 ou 2014, donc, pour ne pas perdre voire gagner, nos gras banquiers devront augmenter dès l’an prochain, ce qui est pris n’est plus à prendre, n’est-ce pas ? Là où l’Europe prend son temps, les banquiers augmentent leurs marges.

 

Cette chronique du weekend se termine finalement bien, sur une augmentation de nos dépenses, une austérité à venir plutôt coton et des génuflexions de nos représentants devant la manne chinoise, indienne, brésilienne et plus si affinité… Sacré G20 à la française…

 

Que de pleureuses autour de notre Europe moribonde !

 

Haroun.

 

PS : Pourquoi la Grèce est-elle dirigée par deux dynasties, Papandreou et Karamanlis ?
Il y a deux grands partis en Grèce, qui sont le Pasok et la Nouvelle Démocratie. Et ces partis sont dirigés par deux dynasties, Papandreou et Karamanlis. Pourquoi «dynastie» ? Parce que l’administration de ces partis passent de père en fils, comme Andréas Papandréou à George Papandréou ou d’oncle à neveu comme Konstantinos Karamanlis à Kostas Karamanlis.

Détails supplémentaires
La gouvernance de la Grèce est prise, à tour de rôle, par la famille Karamanlis et la famille Papandreou. Par exemple, c’est la famille Karamanlis qui a remporté les élections de 2004, et Papandreou de 2009. Je tiens aussi à attirer l’attention sur le fait que les deux dirigeants, Kostas Karamanlis et George Papandreou, sont diplômés d’universités américaines, leurs familles ne faisant pas confiance aux universités grecques, semble-t-il. Normal, ce sont elles-mêmes qui en déterminent les budgets donc les niveaux.

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