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« LA » chronique du weekend (88)

Moi qui ne suis pas de gauche, et encore moins de droite, je ne parviens pas à comprendre les compromissions du gouvernement comme des syndicats dans leur lutte commune vers un avenir meilleur. Il me semble que c’est à cela que rêvaient Hegel, Marx et tous ceux qui pensaient que la sauvegarde, que dis-je la sauvegarde, le salut du peuple résidait en lui-même et nulle part ailleurs. Les idéaux de bonheur et de vie de paix dans un univers où tout serait à tout le monde et personne ne serait le chef sont définitivement morts et les assassins courent toujours… Mais j’ai les noms…

 

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Le pacte de responsabilité est la plus fantastique escroquerie mentale faite aux employés, tous confondus, et les rois des pommes sont les syndiqués, je dis bien les syndiqués et pas les syndicalistes car eux sont complices du gouvernement et des patrons. Regardez bien les mécanismes qui s’emboîtent les uns dans les autres pour le plus grand bien des multinationales et des grandes entreprises…

 

1. Le gouvernement, sous la houlette d’un président élu sur un programme qui, tout en n’étant pas révolutionnaire, n’en était pas moins « dur » avec la finance, les grandes sociétés et les riches, mais c’était uniquement le programme, le spectacle est différent et n’y correspond pas vraiment, ce gouvernement disais-je plie sous les injonctions de la commission européenne et ses directeurs.. Pour ne pas porter la responsabilité des baisses des salaires, des diminutions de retraite, des suppressions massives d’aides sociales et la diminution des budgets de l’enseignement et de la santé, des différentes baisses de pouvoir d’achat par l’entremise d’une hausse de TVA qu’ils disaient injuste avant d’être aux commandes, nos gouvernants s’appuient sur les directives de Bruxelles nous demandant de rentrer dans le rang et de baisser à la fois nos masses de crédits et nos déficits budgétaires. Ce n’est pas notre faute chantent en chœur nos dirigeants, c’est l’Europe qui est aux affaires et qui nous obligent à être sérieux, c’est à dire à respecter le monde de la finance internationale et des multinationales.

 

2. Le gouvernement, avec à sa tête un premier sinistre absolument acquis à la cause de la sociale-démocratie à l’allemande, c’est à dire un capitalisme libéral qui ne veut s’avouer et qui permet de remettre au travail des retraités à des salaires de misère parce qu’ils n’arrivent plus à vivre décemment avec leur retraite plus petite qu’une peau de chagrin au terme de son histoire, qui autorise aussi des gens à travailler pour un salaire minimum de 450 € par mois pour 40 heures de labeur. Quelle belle compétitivité que celle bâtie sur la misère humaine et c’est vers cela que nous mène notre ramassis de sociaux-démocrato-capitalo-néolibéro-imbéciles qui nous gouvernent, avec notre assentiment et notre résignation. Je reviens à ce que je disais, ces digressions n’en finissent pas. Ce gouvernement de baudruches, gonflées de notre champagne et de nos petits-fours, se déresponsabilise en sommant les partenaires sociaux de trouver l’accord qui permettra de plumer un peu plus les pauvres pour enrichir beaucoup plus les nantis. Bien évidemment, et nous en avons la confirmation avec les accords signés par certains syndicats (pas tous fort heureusement) ces derniers jours, ces ententes se font entre gens de bonne compagnie, entre des patrons corrupteurs et des syndicats corrompus, que peut-on rêver de mieux comme association de malfaiteurs. Ensuite les syndicats s’étonnent de voir si peu d’adhérents souscrire et devenir membres de leur organisation. Où sont les sources de cet étonnement, je l’ignore mais eux devraient le savoir puisqu’ils font exactement le contraire que ce qu’un syndicat devrait faire. On est loin des syndicats révolutionnaires d’antan, ah ma bonne dame si vous saviez…

 

3. Fort de ces accords, dont la farce n’échappe qu’aux dindons que nous sommes, le gouvernement peut affirmer sans rougir que chacun a eu les moyens de dire et faire ce qu’il voulait et que les signatures au bas des torchons engagent les responsabilités des partenaires sociaux totalement… mais pas le gouvernement. Ceci permet aux fainéants qui nous dirigent, de pouvoir annoncer que, grâce à eux, les bases d’une nouvelle ère sont jetées – où on ne le sait pas mais elles n’ont que ce qu’elles méritent, elles sont jetées car elles ne valent rien – que la compétitivité tant réclamée par les entreprises va dans le bon sens et que les profits qui vont en découler seront probablement utilisés pour créer des emplois, probablement pas certainement, dans le terme probabilité il y a une notion d’incertitude qui ne vous aura pas échappée, n’est-ce pas… Que ces accords tournent bien pour l’emploi et la croissance et le gouvernement pourra dire « c’est grâce à nous » et s’ils tournent mal… « c’est à cause de vous, sales partenaires sociaux que vous êtes de n’avoir pas fait ce qu’il fallait »… C’est ce qu’on appelle une affaire gagnant-gagnant, sauf que les partenaires qui gagnent sont au nombre de deux, le gouvernement et seulement lui comme champion, et bien sûr les entreprises qui pourront toujours dire que ce qui est pris n’est plus à prendre.

 

4. Comme de croissance il n’y aura pas (sauf ouverture des exploitations des schistes bitumineux), d’emplois non plus, tout cela par notre faute, les prélèvements et les disparitions d’avantages sociaux vont continuer de plus belle, à nos dépens bien évidemment, et nos dépens uniquement. Mesdames et Messieurs ! A vos poches… Donnez !

 

Bien vu les artistes, ça sert de faire l’éna…

 

A bon entendeur, devenez sourd…

 

Haroun.

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