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« LA » chronique du weekend (90)

« Le pays réclame – et si je ne me méprends pas sur son tempérament, il exige – des expériences hardies et continues. C’est le bon sens de choisir une méthode et de l’essayer. Si elle échoue, admettez-le franchement et essayez autre chose. Mais par dessus tout, il faut essayer quelque chose. » Ce furent les mots de Roosevelt au moment même où la crise, en 1932, régnait et qu’il lançait le New Deal. Ne sommes-nous pas à la croisée des mêmes chemins ? N’avons-nous pas, nous aussi, à faire ce qu’il conseillait alors et ce qu’il fit ? Sauf que, pour nous, ce n’est pas une crise.

 

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Cette semaine nous a mené sur les même routes sans but, les mêmes couloirs sans fin, les mêmes sources d’angoisse sans raison apparente ou non, nous avons vécu une semaine comme les autres. Bien sûr me direz-vous, nous avons eu le spectacle sans cesse affligeant des hommes politiques de gauche, de droite, du centre et des extrêmes qui se battent pour avoir les meilleurs morceaux lors de la curée, mais est-ce cela que nous attendons d’eux et de nous-mêmes ? Tous les partis traditionnels et j’y inclus les extrêmes droite et gauche qui sont rentrées, toutes deux, dans un système qu’elle critique et font mine de rejeter. Nous voyons bien que même les révolutionnaires d’opérette obèrent leurs réflexion pour les rendre plus acceptables et plus proches d’un électorat qui fond comme neige au soleil. En fait, il n’y a rien de nouveau sous le soleil, celui qui fait fondre la neige justement, il en a toujours été ainsi et il ne tient qu’à nous que cela cesse. Nous manquons d’audace, nous manquons de courage, nous manquons d’abnégation, nous manquons de générosité et nous manquons, pour finir, d’esprit de sacrifice. C’est pour ces petites raisons, mais fondamentales, que rien ne bouge, que rien n’évolue, que nous continuerons de marcher sur la tête en nous plaignant des séquelles que cela nous produit. Le conseil de Roosevelt est simple, essayer, essayer encore, essayer toujours jusqu’à ce que vous soyez satisfait. Ce n’est pas un risque de découvrir ce que nous ne connaissons pas, c’est une extension de notre patrimoine culturel, une augmentation substantielle de nos connaissances, un développement de nos personnalités dans le respect de nos individualités. Mais attention, je ne fais pas partie de ces thuriféraires du progrès technologique ou technique, je ne suis pas un de ses intégristes de la science et je ne suis pas sûr que celle-ci ne nous rende que des services, je suis même persuadé de l’inverse.

 

Tenter de nouvelles choses ne signifie absolument pas de nouvelles prouesses techno-centrées et visant un monde robotisé que ces scientifiques nous préparent. Non, cela signifie de mettre en marche nos procédés de réflexion, pour inventer un nouveau modèle de société, un nouveau mode de vie, qui oublie cette compétition effrénée qui nous fait tous ennemis et que nous commencions enfin à comprendre que notre monde est petit et que nous devons le partager dans le respect de chacun. La science, aujourd’hui, n’apporte rien d’autres que l’usage des gens, des choses et des matières premières à des fins de consommation. Il est temps qu’elle s’imprègne un tant soit peu de spiritualité pour donner un sens aux fruits de ses recherches qui ne doivent être réalisées que dans le but de la sauvegarde de l’humanité et de son environnement.

Nous mourons de ce conservatisme désiré par l’oligarchie qui nous tient serré à la gorge. Ils ne veulent rien changer, ils ne veulent pas perdre leurs prérogatives et leurs avantages personnels, cette fascination du pouvoir comme j’ai l’habitude de dire. Nous ne pouvons plus attendre, mes frères humains, nous ne pouvons plus prier en silence dans nos têtes qui ne pensent plus autrement que comme ces « braves » gens nous le demandent. Que vous ayez la foi ou non, que vous ayez des idées ou non, rien ne vous empêche de commencer à réfléchir et de vous rendre compte que la société technicienne que nous nous aménageons pour notre avenir, bien compromis, n’est pas la solution. Nous nous préparons à l’abandon de nos personnalités intrinsèques au profit d’une personnalité standard, qui vivra certes 500 ans mais pourquoi ? Mon père me disait souvent qu’il vaut mieux vivre 10 ans de lion que cent ans de couillon, il a toujours raison et je partage son avis éclairé.

 

Pourquoi mes amis, mes frères, ne décidons-nous pas de tenter quelque chose d’inédit ? Roosevelt a eu le mérite de lancer cette idée qui a abouti à une reprise plus ou moins bonne et longue mais au moins il a essayer, il a pris son courage et son désir de sauver son pays. Bien sûr je n’adhère absolument pas au résultat que cet homme politique courageux a obtenu puisque je suis contre la croissance et le gaspillage de la consommation stupide et sans limite, mais nous pouvons essayer quelque chose d’autre, de nouveau, d’original.

N’ayons pas peur, la vie est comme la mort, qu’un mauvais ou un bon moment à passer…

 

A bon entendeur, devenez sourd…

 

Haroun.

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