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La Grandeur d’un champion…

Aujourd’hui, nous sommes samedi et le weekend s’annonce froid, pluvieux voire neigeux… Pourquoi ne pas se faire plaisir en parlant de choses agréables, faites des êtres pleins de l’énergie générée par leur point de vue à la fois frais et si différent de ce que nos édiles et autres corrompus de la politique, des médias et du sport nous montrent sans cesse à longueur d’années. L’homme est capable du meilleur comme du pire, même si c’est dans le pire qu’il est le meilleur, je vous propose ce jour un intermède émouvant.

 

Ivan-Fernandez-Anaya-et-Abel-Mutai.jpg

 

L’événement se passe en janvier 2013 et la vidéo vous montrera le fait bien mieux que mes mots ne pourraient le faire. Le coureur Espagnol, Ivan Fernandez Anaya, courait un cross-country à Burlada en Espagne, il était en deuxième position derrière le Kenyan Abel Mutai, médaillé de bronze au 3000m steeple aux JO de Londres 2012. Alors que son adversaire était sur le point de gagner la course, il s’aperçut que celui-ci commit l’erreur de penser qu’il avait déjà franchi la ligne d’arrivée et s’était mis presque à l’arrêt. C’est alors que, plutôt que de le devancer et de gagner sur les derniers mètres, il montra la ligne d’arrivée quelques mètres plus loin à son prédécesseur et le poussa afin de lui faire passer la fameuse ligne d’arrivée en premier. Il avoua ensuite qu’il ne pensait pas mériter de gagner cette course de cette triste manière. Cette vidéo revient sur le net car elle donne finalement un coup de vent magistral sur les sportifs, le monde du sport en général et les mœurs de notre temps. Cet homme promis à un bel avenir sportif a eu, à ce moment, un geste qui le fera rester dans l’histoire mieux que la victoire qu’il aurait volée à son collègue s’il avait choisi cette solution. La définition du fair-play est toute contenue dans cette action magnifique quoique « normale » ???

 

Eh oui, je ne peux m’empêcher de comparer cet homme à tous ceux que nous voyons nous rançonner à tout moment, dans le sport, la politique ou les arts, toujours prompts à encaisser, jamais prêts à la générosité. Qu’y a-t-il de plus « normal » pour un sportif que d’être fair-play, que d’être juste, que d’être loyal. Le sport est une passion noble, lorsqu’elle touche des gens aux capacités hors du commun à la condition que ces gens restent dans les limites, très ténues, de la noblesse de l’action sportive quelle qu’elle soit, ces mêmes gens en glorifient la pratique et encouragent les autres, ceux dont les qualités sportives ne sont pas exceptionnelles, à faire comme eux. Non, nous ne devrions pas nous extasier devant des actions généreuses comme celle de ce vrai champion, ce sont des actes logiques et qui correspondent à tous les nobles sports qui existent et qui magnifient le corps humain et lui donnent la santé. Rien n’est plus nécessaire au sport que de conserver cet esprit de compétition bon enfant, qui permet de mettre en avant le meilleur sans pour autant en humilier ceux qui le suivent, sans pour autant pousser les perdants à tricher pour obtenir une prochaine fois leur revanche. Le sport, c’est ça. Une lutte amicale entre des êtres qui ne veulent que vaincre dans l’honnêteté, dans la vérité de leurs moyens, à la fois physiques que techniques, sans tricherie, sans vice.

 

Malheureusement, le productivisme, le consumérisme, la recherche de toujours plus de profit et d’argent font que le sport s’est avili en entrant dans une exploitation économique engendrant tous les moyens que l’on connait pour atteindre ces buts qui n’ont aucun point commun avec le sport lui-même. Ne me dites pas que c’est l’argent qui a tout pourri, ce n’est pas vrai. La seule chose pourrie que je connaisse est l’homme. Celui qui triche, se drogue, qui corrompt ses juges ou arbitres, n’est pas un sportif, c’est un voyou, un vil mécréant qui, de plus, se moque de son public et de ses supporteurs en feignant de mériter ce qu’il a usurpé. Toutes ces stars que les lobotomisés que nous sommes applaudissent, tous ces champions drogués à en risquer leurs vies pour un peu de papier monnaie et un passage sur les écrans, ne méritent pas que nous les regardions, ne méritent pas les secondes, minutes et heures qu’ils nous volent et que nous pourrions passées à des occupations autrement plus saines que celle de poser nos fesses sur des canapés en sirotant et en mangeant comme des chancres face à des écrans qui parachèvent notre lobotomisation.

 

Ivan Fernandez Anaya est un sportif, un vrai, qui mérite notre respect et une gloire bien plus grande que celle procurée par une médaille d’or, il a gagné son entrée au panthéon des Grands Hommes, ceux qui tiennent leurs engagements et sont responsables de leurs actes.

 

Bon weekend, ça fait du bien de parler de personnes Bien, je me sens mieux, tout espoir n’est pas perdu, en voici encore une preuve, courage, courage, courage…

 

A bon entendeur, devenez sourd…

 

Haroun.

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