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La retraite de France, après celle de Russie et celle de Sarko…

Cette retraite-là ne se fera pas aux flambeaux, elle peut s’imaginer dans la souffrance, dans l’inégalité, dans la méfiance mais difficilement festive. Le premier ministre allemand, Jean-Marc Ayrault,… Ah il n’est pas Allemand ? Je croyais, pardon… Donc le premier sinistre français, germanophone, germanophile et germano-inspiré, nous a concocté une retraite aux petits oignons. Il a réjoui les patrons des grands groupes qui le nourrissent qui étaient tout contents, Gattaz était rayonnant, il n’en attendait pas tant… Nous, non-plus !

 

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Très égoïstement, je suis trop vieux et donc pas concerné par les dernières fadaises racontées par notre chef de gouvernement mais tout de même… Tout ce qui  a été dit et fait repose comme à l’accoutumée sur de profondes et détestables inégalités. Ce que nos gauchistes caviaristes oublient en premier lieu c’est la devise de notre pays, « Liberté, Egalité, Fraternité ». Eux sont encore plus mal placés que les pourris de droite dans l’irrespect de cette devise sacrée, car, leur fonds de commerce est la justice sociale, l’égalité et la répartition, enfin ça l’était, du temps béni de leurs grands-parents qui défendaient encore un idéal, bien que mal pratiqué, était généreux dans ses principes. Comment des communistes, des Mélanchonistes, des gens de gauche, qui donnent des leçons de partage et d’équité osent d’un côté défendre des fonctionnaires aux avantages étourdissants mais aussi défendre les intérêts des salariés du privé qui sont loin d’avoir les mêmes prérogatives sans prôner la disparition de ces monstrueuses disparités. Par ailleurs, comment continuer à supporter les privilèges de nos élus, alors qu’ils devraient nous donner l’exemple des sacrifices auxquels ils nous demandent d’adhérer, ils se régalent sur notre compte et ne veulent même pas imaginer que nous puissions discuter de leurs prébendes et autres primes et frais que nous leur remboursons et payons avec nos impôts, sans parler des fruits de leurs malversations, corruptions et combines cachées. Selon des rapports plus ou moins connus, depuis ceux de la cour des comptes jusqu’à des audits réclamés par certains services, plus de 17 % des employés de la fonction publique représentent des emplois de complaisance et donc inutiles. Non seulement ces gens-là sont payés à ne rien faire pour juste faire plaisir aux amis de nos élus corrompus, mais ils vont continuer de nous voler même après la fin de leurs « carrières fictives » en profitant d’une retraite de seigneur.

 

Comment peut-on laisser les fonctionnaires avoir comme base de calcul de leur retraite les six derniers mois de leur salaires, primes et avantages alors que pour le privé la durée de base pour les mêmes calculs est des dernières 25 années. L’injustice est flagrante et ce sont les bobos de nos ministères, nos gauchistes de luxe, qui parrainent cela, juste pour s’aliéner les voix des fainéants qui les entourent par connivence et à nos frais. Ne croyez pas que je sois plus dur avec nos socialo-écolo-communistes qu’avec les vendus et les corrompus de droite qui les précédaient. Pas du tout. Ce qui m’insupporte ce n’est pas d’être volé par les uns ou par les autres, je sais qu’ils ne peuvent s’en empêcher. Non, ce qui est terrible c’est que ce sont ceux qui nous donnent des leçons d’humanisme, de tolérance, de justice sociale et d’égalité, les moralisateurs de la politique qui le fassent. Etre taillable et corvéable à merci par des voyous de droite, c’est normal, c’est leur façon d’être et d’agir. Mais la même chose faite par ceux qui nous parlent de notre protection et de celle d’une société plus juste, c’est inacceptable. Or régler le problème de trésorerie des retraites sans régler ceux des différences de régimes, ceux des écarts entre telle et telle catégorie de Français, n’est pas et ne sera jamais une réforme, tout au plus de la gestion financière assainie, et encore. Quand j’entends les tenants des gouvernants actuels se gargariser de l’accord parfait, auquel Ayrault et son orchestre est arrivé, à un consensus général, avec un enthousiasme délirant du patron des patrons, et, un non moins considérable soutien des crétins de syndicalistes, je crois rêver. Tout le monde est content. Même la droite ne sait pas quoi dire puisqu’ils n’auraient pu faire mieux. Bien sûr, il grogne par habitude, juste pour montrer qu’ils existent, mais, dans le fond, ils n’ont rien à dire, ils ont fait pire, sans compter que Hollande et son cirque valide et rend pérenne toutes les réformettes de Sarko, Fillon et leur bande de malfaiteurs.

 

Pendant ce temps, les uns se gobergent pendant que les autres s’échinent pour assurer, de façon difficile et pénible, leur survie, juste leur survie, rien que leur survie. J’omets dans cet article tous les crève-la-faim, les sans grade, les rebus de notre société si belle et si riche. Ceux qui loin des problèmes de retraite n’ont même pas de quoi se nourrir, s’habiller, se loger et pas en Afrique, je parle bien de la France. Ces Français du sous-prolétariat qui ont un emploi mais ne peuvent trouver de logement et vivent misérablement dans leurs voitures, lorsqu’ils ont la chance d’en avoir ou dans des refuges crasseux. Les retraites sont encore un problème de nantis au regard de ces personnes desquelles on préfère détourner le regard à cause de notre sentiment inconscient de culpabilité et de responsabilité.

 

Quand respecterons-nous les autres ? Quand nous respecterons-nous nous-mêmes ? A ce moment-là, peut-être serons-nous capables d’imaginer de vraies réformes qui ne soient pas des cache-misères.

 

A bon entendeur, devenez sourd…

 

Haroun.

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