Log In

La retraite de Syrie et la retraite du public…

Après des débats drôles sur les retraites, qui ont donné ce que vous savez, une montagne ayant accouché d’une souris, nous allons avoir des débats passionnants sur la Syrie. Nos élus n’ont vraiment pas de quoi se plaindre, ils ont des sujets de plaisanterie et de rigolade à longueur d’année. Comme si cela ne leur suffisait pas, dans sa grande bonté, Culbuto 1er, roi des franchouillats, leur a offert une séance extraordinaire concernant Bachar, l’apprenti chimiste, pour commencer cette rentrée en fête. Amusez-vous bien les clowns, nous, on a payé nos places et on aimerait rire aussi, est-ce possible ?

 

democratie.jpg

 

Je ne vais pas refaire un article sur ce que je pense de la Syrie et des bien-pensants qui veulent l’attaquer ni des autres bien-pensants qui ne le souhaitent pas. Vous connaissez mon avis, pas de guerre si on ne les génère pas. On les a créées, maintenant il faut assumer, mais sans faire encore plus de victimes, sans entrer chez les gens pour les endoctriner de nos modes de vie, soi-disant vertueux et positifs, sans vouloir à tout prix modeler le monde selon l’American Way of Life qui s’apparente jusqu’à maintenant plus à l’American Way of Death. Nous ne devons pas attaquer la Syrie et nous avons un arsenal économique suffisamment puissant pour gêner le fonctionnement d’un pays sans, en plus, tuer des innocents, ce que nous faisons à chacune de nos interventions. Mais, en conclusion, si on ne veut pas avoir à faire cesser des massacres, le mieux est de ne pas les initier.

Evidemment passer des retraites à la Syrie est plus qu’un grand écart, c’est de la haute voltige. Mais ces deux sujets ont quelque chose en commun dans leur traitement. La démocratie ! Sommes-nous démocrates ? La France, si orgueilleuse quand il s’agit des droits de l’homme, dans sa fierté de les avoir faits connaître au monde, est-elle un pays démocratique ? C’est une super extra bonne question !

 

Forte de sa devise, Liberté, Egalité, Fraternité, fruit de la révolution imaginée par les Lumières, réalisée par le peuple et récupérée par la bourgeoisie, notre pays est-il, comme il espère le faire croire, une vraie démocratie ? Le vote, des élections ne signifient pas que nous sommes démocrates. Il faut gratter plus fort, retirer les vernis et écorcher un peu la peinture qui cache les fissures sous le brillant.

Déjà, avant d’en arriver à la démocratie, encore faut-il qu’il y ait une éthique, un respect de soi et des autres développé par chacun des élus, nos représentants. Il est difficile d’admettre que ces gens, sans tomber dans le « tous pourris » qui est de mise, soient réellement là par notre entremise et qu’ils ne font absolument pas ce qu’ils nous promirent pour obtenir les postes et les fonctions qu’ils occupent. Le pire étant qu’aux élections suivantes ils nous refont le même scénario et qu’on continue à faire mine de les croire pour se faire piéger une nouvelle fois. L’éthique a disparu chez tous les politiciens qui ont plus de 5 ans d’expérience de la politique, c’est évident, ils nous le prouvent tous les jours.

 

Pouvons-nous développer une démocratie sans éthique de la part de ceux qui se projettent comme étant les organisateurs possibles de la société que nous voulons ? Non, ce n’est pas possible.

Selon Wikipedia :

La démocratie (du grec ancien δημοκρατία / dēmokratía, « souveraineté du peuple », de δῆμος / dêmos, « peuple » et κράτος / krátos, « pouvoir », « souveraineté ») est le régime politique dans lequel le  peuple est souverain (le peuple renvoyant cependant à la notion plus restrictive de citoyens, la citoyenneté n’étant pas forcément donnée à toute la population).

Selon la célèbre formule d’Abraham Lincoln (16e président des États-Unis de 1860 à 1865), la démocratie est « le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple », c’est l’une des définitions canoniques couramment reprises, ainsi qu’en témoigne, par son introduction, la Constitution de 1958 de la Cinquième République française.

 

Or notre peuple n’est pas souverain. Juste un petit exemple, ne nous a-t-on pas fait voter pour entrer dans l’Europe ? Quelle fut la réponse, non. Sommes-nous entrés dans l’Europe ? Oui. Il y a d’autres faits qui attestent du fait majeur, que nos édiles et autres voyous, ne font que ce qu’ils pensent bien pour nous alors qu’ils sont souvent en opposition avec nos vrais désirs. Qui leur demande de penser pour nous ? Se croient-ils si malins qu’ils savent tout ce que nous avons aux tréfonds de nos cœurs et de nos cervelles de moineaux lobotomisés ? Non, notre démocratie est devenue une oligarchie à la disposition de nos élites et des castes supérieures économiquement. Cette oligarchie est dirigée par des fonctionnaires et des politiciens professionnels, tous à la solde des faiseurs de profits immédiats au détriment de notre futur, ces personnels malfaisants ne connaissent rien de la vraie vie, de celle que mènent la majorité des Français et des habitants de notre beau pays.

 

la_democratie.jpg

 

Donc, pour ma part, nous ne sommes pas en démocratie. Une autre preuve sur les retraites, comment comprenez-vous que les fonctionnaires ont leur retraite calculée sur les 6 derniers mois de salaire alors que pour les salariés du privé la base de calcul est les 25 dernières années. Sans compter que les intégrations des primes dans les bases de compte des fonctionnaires font que, non seulement ils ne sont pas moins payés que dans le privé, mais on peut même dire que le cumul de leurs avantages, leurs primes et autres arrangements avec les caisses magiques de leurs services et enfin leurs émoluments, ils sont, à longueur de carrière plus choyés que leurs équivalents du privé. Tout cela est poussé au maximum dans ces fameux 6 derniers mois et nous, pauvres hères du salariat privé (de tout), nous devons faire une moyenne sur 25 années alors que nos carrières, même pour ceux qui sont les plus amoureux du travail ne dépassent jamais 45 ans. Notre base de calcul est supérieure à la moitié de notre vie de travail, 55.55 % exactement. Je ne vous parle même pas des régimes spéciaux, des retraites de nos ex-présidents, ex-ministres, ex-députés, ex-sénateurs, j’en passe et des pires, sans compter tous les avantages liés à leur fonction si généreuse au profit de nous ? Non, d’eux-mêmes, ce n’est déjà pas si mal.

 

Jolie égalité, splendide fraternité mais on est quand même libre de ne pas accepter, encore faut-il avoir quelque chose dans le ventre, disons du courage peut-être ?

 

A bon entendeur, devenez sourd…

 

Haroun.

1 Comment

  1. Pangloss Répondre

    On ne nous fait voter que sur ce qui ne tire pas à conséquence ou sur des questions où, si nous ne répondons non, on ne tient pas compte de notre avis.

    D’accord avec vous sur le calcul des retraites des fonctionnaires. Les fonctionnaires représentent une « classe-tampon » entre le peuple et les élites.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

WP to LinkedIn Auto Publish Powered By : XYZScripts.com